dimanche 8 septembre 2013

Les accusations contre Khaled Nezzar se renforcent

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2013

Les accusations contre Khaled Nezzar se renforcent

Dans les prochains jours, Khaled Nezzar sera confronté en Suisse à ses accusateurs que vient de rejoindre un nouveau plaignant connu pour avoir déjà déposé plainte contre l’ancien ministre de la Défense à Paris en 2001, Abdelouahab Boukezouha. Les plaintes et les témoignages ne cessent de parvenir au tribunal de Genève.
Les authentiques patriotes, les moudjahidine de la toute première heure, n’ont pas cessé, dès les premiers instants de l’indépendance, de pointer du doigt la cinquième colonne que constituaient les déserteurs de l’armée française, les DAF, comme nous les appelons communément. 
Lorsque l’Armée nationale populaire encore formée de maquisards eut achevé de prendre en main la totalité de l’Etat, les déserteurs de l’armée française qui fourbissaient leurs armes et attendaient leur heure, s’imposaient comme une armée « étrangère » dans l’armée nationale. Produits de la promotion Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, lequel avait mis en place un plan qui devait, avait dit Pierre Chaussade, secrétaire général du gouvernement, « devenir le principal ennemi du FLN ». 
L’infiltration dans les rangs de l’ALN commence dès le début de l’année 1956 au moment où l’homme de Guy Mollet, secrétaire de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) appelé à former le gouvernement, prenait ses fonctions avec des pouvoirs spéciaux. Cinq cents « déserteurs » censés être bien formés rallient de 1956 à 1961 l’Armée de libération nationale. 
Certains d’entre eux avaient même participé, de façon active, à ce que les Français ont appelé « le maintien de l’ordre » et à la bataille d’Alger, la mère de toutes les batailles, à l’instar de Mohamed Lamari qui, dans une interview donnée à l’hebdomadaire français Le Point (n°1583, semaine du 15 janvier 2003), reconnaissait avoir pris part à cette bataille dans l’armée de Jacques Massu et de Marcel Bigeard, les tortionnaires et assassins de Larbi Ben M’Hidi. 
En effet, à une question de Jean Guisnel sur la torture, l’ancien chef d’état-major de l’armée algérienne, aujourd’hui décédé, répondait qu’il « y [était] opposé », sans prendre la décision, comme l’honorable général Pâris de Bollardière, de la dénoncer et de jeter l’uniforme de l’armée coloniale qu’il a servi jusqu’au bout. 
Contrairement à son alter ego Khaled Nezzar, devenu généralissime algérien, qui refuse  d’assumer son passé d’anciens combattants contre l’ALN, Mohamed Lamari admet, euphémiquement, « [avoir] vécu la bataille d’Alger » engagée pour écraser les réseaux du FLN. Ammar Ali dit Ali la Pointe, Hassiba Ben Bouali, Petit Omar, Taleb Abderrahmane et Djamila Bouhired aussi ont vécu la bataille d’Alger. 
 
Les déserteurs de l’armée francaise
L’ancien Premier ministre algérien Abdelhamid Brahimi, dans son livre sur les « Origines de la tragédie algérienne » publié en 2000, remarque qu’en même temps que tous les officiers de haut rang issus de l’ALN sont mis d’office à la retraite sous l’impulsion de Larbi Belkheir, les déserteurs de l’armée française (DAF) leur succèdent partout. Parmi eux Khaled Nezzar qui va vite se révéler le chef de toute cette bande formée de Mohamed Lamari, Abdelmalek Guenaïzia, Benabès Gheziel, Mohamed Touati, Smail Lamari, Mohamed Médiène dit Tewfik, Fodil Chérif Brahim …, que Hichem Aboud a appelé le club des onze dans « La mafia des généraux » édité chez Lattès en 2002. 
Abdelhamid Brahimi analyse ces changements à la tête de l’armée au profit des généraux, dit-il, de « hizb frança » comme le début d’une prise totale du pouvoir à laquelle ce groupe introduit au cœur de l’ALN se préparait depuis 1959, si l’on en croit l’ancien Premier ministre. Lequel relate une réunion tenue en mai à Garn Al Halfaya, en Tunisie, entre des officiers de l’ALN et des DAF dont le porte-parole Slimane Offmann avait déclaré : « Nous, ex-officiers de l’armée française et vous, officiers sortis des académies militaires arabes, sommes les mieux préparés pour nous imposer et disposer du commandement de l’armée algérienne après l’indépendance, compte tenu de notre professionnalisme, de notre expérience et de notre compétence. Nous devons nous entendre dès à présent sur la répartition des rôles et des tâches pour accéder au commandement de la future armée algérienne. » 
Ce que Slimane Offmann n’a pu complètement réaliser, Larbi Belkheir, Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, Abdelmalek Guenaïzia, Mohamed Touati et d’autres officiers généraux qu’il est inutile de nommer vont réussir à le mettre sur pied à partir de 1988. 
Inconnu, jusque-là, du peuple algérien qui sait reconnaître les vrais moudjahidine, Khaled Nezzar se fait connaître, en tant que commandant des forces terrestres, par les massacres massifs et les crimes de guerre (plus de, officiellement, 500 morts parmi les jeunes) du mois d’octobre 1988. Jamais les responsables de ces massacres revendiqués par le défunt Chadli Bendjedid, président de la République, n’ont été jugés. 
Le général-major algérien Khaled Nezzar va encore se distinguer, avec une certaine délectation que l’on ne pourrait comparer qu’à celle qu’éprouvaient les Aussaresses à casser les « fellaghas ». Une première fois, en mai/juin 1991, alors qu’il est ministre de la Défense, réprimant dans le sang, plusieurs dizaines de morts, l’occupation des places des Martyrs et du 1er Mai par les partisans du Front islamique du salut. Et la seconde fois, cet homme qui donne des leçons de patriotisme à Didouche Mourad et Mustapha Ben Boulaïd, il plonge l’Algérie dans la terreur qui dure une décennie. 
 
Dénis de droit, dénis de justice
Meurtres, massacres, exécutions sommaires, disparitions forcées, tortures, détentions arbitraires sont le lot quotidien du peuple algérien durant cette « décennie rouge » dont Khaled Nezzar refuse toujours de reconnaître sa responsabilité devant la justice suisse qui le poursuit pour le motif de « suspicion de crimes de guerre ». Dans quelques jours, ce « présumé » criminel contre l’humanité sera, de nouveau, auditionné par la procureure suisse qui l’a convoqué pour le confronter à des témoins et des plaignants dont Seddik Daadi et un nouvel accusateur qui avait déjà déposé plainte auprès du tribunal de Paris en avril 2001, Abdelouahab Boukezouha. 
En effet, Khaled Nezzar qui a échappé à la justice française en fuyant avec l’aide des services français est rattrapé par ses crimes. Abdelouahab Boukezouha, Lyes Laribi qui a écrit un livre « Dans les geôles de Nezzar » dans lequel il décrit les supplices atroces que lui-même et d’autres détenus dans les prisons et les casernes ont subi, et la famille Ahmed Si Mozrag ont porté devant le tribunal de Paris une accusation contre l’ancien ministre de la Défense pour faits de torture, détention arbitraire et déportation dans les camps de concentration du Sud. 
Peu après le retour de Khaled Nezzar en Algérie dans un avion spécial envoyé par Abdelaziz Bouteflika au Bourget, l’un des fils de Abdelouahab Boukezouha est enlevé sans que ses parents sachent, vraiment, qui est venu le chercher à la maison. Mais, pour eux, il n’y a aucun doute, le coup ne pouvait venir que de Khaled Nezzar pour faire pression sur le père afin que celui-ci retire sa plainte. 
Après que l’information fut donnée et reprise par toute la presse internationale et l’accusation portée sur le général-major, alors à la retraite, le garçon, encore mineur, est ramené à la maison pour être présenté à sa mère. Le chantage est manifeste. Khaled Nezzar ne tarde d’ailleurs pas à faire contacter Abdelouahab Boukezouha par un de ses proches, le pharmacien, patron de l’ordre des pharmaciens, Farid Benhamdine, qui lui propose, d’après ses dires, la libération de son fils contre le retrait de la plainte. Seul un coupable agit de la sorte. 
Les « négociations » qui ont duré plusieurs jours aboutissent au retrait par Abdelouahab Boukezouha de sa plainte, ce qui a permis à la justice française de la classer sans suite. Libéré de ce poids de l’épée de Damoclès, Khaled Nezzar, requinqué par la justice française, contre-attaque en poursuivant le sous-lieutenant Habib Souaïdia de l’avoir diffamé dans une émission de télévision. Le procès en diffamation s’ouvre, comme par hasard, le 5 juillet 2002 sans que le patriote Khaled Nezzar ne trouve cette coïncidence suffisamment significative pour en demander le report, voire l’annulation, d’autant qu’il savait que le jugement ne pouvait être qu’en sa défaveur. 
Présent à ce procès sans avoir été appelé à témoigner, Abdelouahab Boukezouha est pris en main par l’aide de camp du général-major, le commandant « Aïssa », qui lui propose de « l’aider » matériellement, ce que Boukezouha rejette catégoriquement et énergiquement. Attitude, encore une fois, de coupable qui cherche à soulager sa conscience par la corruption à laquelle ces milieux mafieux sont accoutumés, pensant que tout le monde est susceptible d’y succomber et que chacun a un prix. 
En tout cas, Abdelouahab Boukezouha, Seddik Daadi et les autres l’attendent à Genève pour l’accuser en face des crimes qu’ils lui reprochent.      
 

De l’Autonomie à l’Autodetermination De Bgayet, Saïd Tissegouine

Le président du MAK à Tifrit (Bgayet)

De l’Autonomie à l’Autodetermination

De Bgayet, Saïd Tissegouine
MAK-GPK-KABYLIE-TAMURT-INFO
MAK-GPK-KABYLIE-TAMURT-INFO
L’ordre du jour de la réunion a porté sur lasituation actuelle du MAK et les perspectives.
08/09/2013 - 10:05 mis a jour le 08/09/2013 - 12:11 par Saïd Tissegouine
Et fidèlement à la méthode de travail du MAK où il est question « de très bien comprendre de quoi il en retourne pour mieux produire tant en idées qu’en actions », Bouaziz Aït-Chebib, après un bref aperçu sur les questions de l’heure et celles à venir prochainement, a suggéré à l’assistance, fort nombreuse, de poser des questions sur ce qui semble opaque et pas très bien compréhensible. Et aussitôt suggérées, les questions fusèrent.
La première question d’un intervenant a été de savoir quelle sera la langue officielle et d’usage de la Kabylie autonome ? Cela veut dire, est-ce que la Kabylie utilisera la langue kabyle ou tout simplement la langue dite « tamazight » ?
Une question bien pertinente. Dans sa réponse, le président du MAK a indiqué que c’est le kabyle qui sera langue officielle et d’usage du peuple kabyle, une fois son autodétermination arrachée. Il va sans dire que Bouaziz Aït-Chebib a démontré le bien-fondé de ce choix. En effet, l’homme expliquera que « tamazight » est la langue « mère » à partirde laquelle sont dérivées d’autres langues dont le kabyle. Le président du MAK a comparé « tamazight » au latin dont dérivées beaucoup de langues dont le français, l’anglais, l’italien, l’espagnol, l’allemand, etc. « Aujourd’hui, explique-t-il, le meilleur exemple concernant tamazight est donnée par les rencontres du Congrès Mondial Amazigh (CMA). Les congressistes, dans le souci de se faire comprendre par toute l’assistance, sont souvent obligés de faire recours à l’usage du français, anglais et espagnol. Car le parler amazigh des uns n’est pas compris par les autres ». « Le recours à tamazight comme langue académique et, par conséquent, commune, ne peut être comprise que par les académiciens d’où la difficulté de communication pour les non initiés ». Se voulant plus explicite encore, Bouaziz Aït-Chebib a affirmé que si la langue arabe a échappé au sort du latin et tamazight, c’est grâce au Coran. « Hormis son écriture et son parler dans le cadre académique, chaque peuple arable a son propre accent et son propre langage dans le parler dit « arabe » », souligne l’orateur.
La deuxième question a porté sur le nombre de rendez-vous importants que compte honorer le MAK d’ici la fin de l’année en cours et de quelle nature seront-ils ?
Bouaziz Aït-Chebib, dans sa réponse, citera le conseil national du MAK qui sera probablement tenu le 30 du mois en cours. Il sera attendu à l’issue des travaux de conseil le changement de l’actuelle appellation « Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) ». « Il sera question de transformer, a indiqué le premier responsable du MAK, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie en « Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie ou Peuple Kabyle ». Et toujours dans le but de faire retenir la « leçon », l’orateur un large tour d’horizons pour mettre en avant les raisons du changement du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie en Mouvement pour « l’Autodétermination de la Kabylie ou du Peuple Kabyle ». S’appuyant sur des textes onusiens en matière du droit des peuples à jouir de liberté, démontrera que si le concept de « l’autonomie » est maintenu, la question kabyle sera considérée par l’instance onusienne comme étant « une affaire interne de l’Algérie » d’où le sérieux obstacle à l’internationaliser. Et au même temps, Bouaziz Aït-Chebib citera une batterie de textes internationaux que l’Algérie a ratifiés lesquels ont tous porté sur le droit des peuples à jouir de leur autodétermination. En effet, le président du MAK a prouvé que l’Etat algérien s’inscrit en faux avec ses positions internationales officielles dans son refus d’accorder au peuple kabyle son autodétermination. S’appuyant sur les textes internationaux reproduits sur des documents qu’il tenait en main, le président du MAK enfoncera également le clou dans l’habit de l’Etat algérien en révélant que « même un texte de la constitution algérienne mentionne le droit des peuples à jouir de leur autodétermination ».
En définitive, le n° un du MAK a mis au pilori l’Etat algérien sur le plan du droit. Même la charte africaine de 1981 que l’Algérie a bel et bien ratifiée est en faveur du peuple kabyle dès lors qu’elle consacre certains de ses textes au droit des peuple à jouir pleinement d’eux-mêmes. A noter qu’au passage, Bouaziz Aït-Chebib a fait l’historique de l’ONU et des raisons qui l’ont poussée à élaborer des textes en faveur des peuples opprimés et dominés par des puissances tiers.
Revenant à la situation interne du MAK, l’orateur parlera du second rendez-vous d’importance et qui n’est autre que la conférence nationale kabyle (CNK) qui sera une occasion pour adapter le mouvement autonomiste aux nouvelles mutations politiques qui ont découlé de l’adoption de l’autodétermination en tant qu’objectif stratégique.
Le président du MAK a mis en avant l’esprit de rassemblement qui anime l’action de son mouvement qui se veut ouvert à toutes les forces vives kabyles. « Dans ce sens même, dira Bouaziz Aït-Chebib, nous avons déjà entamé des discussions et des contacts avec les intellectuels et autres associations kabyles ». « Nous comptons prendre langue aussi avec les forces politiques kabyles comme le Front des Forces Socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) afin de trouver un SMIG kabyle autour duquel on pourra défendre ensemble dans le respect de la diversité la Kabyie contre toute forme d’agression ». Le président du MAK répétera à plusieurs reprises que le MAK n’est pas une « Tour d’ivoire ». « Les portes du MAK sont toujours ouvertes au dialogue et l’avis de chacun sera respecté », argue-t-il encore.
A propos des familles politiques du FFS et du RCD, le premier responsable du MAK dira encore que « ce sont nos frères ». Une fois cette question évacuée après une forte explicitation, Bouaziz Aït-Chebib abordera le volet économique et social de la Kabylie tant par le passif que par le présent et le futur. Données chiffrées à l’appui, le président du MAK a prouvé les richesses de la Kabylie et, au même temps, le sabotage exercé à grande échelle par le pouvoir algérien en Kabylie, et ce, depuis les premières heures ayant suivi l’indépendance du pays. Rien que les plans agricole et sylvicole, la main du pouvoir algérien a été fortement criminelle. « Ce n’est pas pour rien que l’ANP brûle nos forêts et nos vergers », remarquera Bouaziz Aït-Chebib après avoir observé que rien dans la créneau de la culture oléicole, la Kabylie peut s’assurer une des recettes à partir des exportations un montant de « deux milliards d’euros ». En citant ce montant, l’orateur s’est basé sur le témoignage fait par un professionnel de l’activité oléicole. D’autres chiffres en vigueur lors de la première décade du 20esiècle concernant l’oléiculture en Kabylie contrastent avec ceux d’aujourd’hui, d’où la preuve de la volonté de l’Etat de « tuer » la Kabylie sur le plan agricole. Ressources humaines, tourisme, agriculture et pêche, industrie, ressources hydriques, matières premières, seront développés par l’orateur et, du coup, prouvera la politique « diabolique et criminelle » du pouvoir vis-à-vis de la Kabylie.
Quant à la question de savoir pourquoi le pouvoir algérien veut maintenir « rattachée » la Kabylie au reste de l’Algérie, Bouaziz Aït-Chebib trouvera facilement la réponse : « L’Algérie a besoin de la Kabylie ! ». « Car si ne n’était pas le cas, explique-t-il, on aurait lâché la Kabylie aux nombreuses occasions qui se sont présentées ». Ces occasions qui se sont présentées sont entre autres, l’affaire de 1963, le Printemps 1980, l’année du boycott scolaire (1994), l’année 2001 (Printemps Noir) etc. Bouaziz Aït-Chebib a déjà parlé pendant plusieurs heures quand Mourad Itim, cadre du MAK au Canada, décida de prendre la parole. Cet intervenant apportera aussi d’importantes informations et suggestions. En effet, Mourad Itim signalera que le 20 avril prochain, soit à l’occasion de la commémoration du 34e anniversaire du Printemps kabyle de 1980, la communauté kabyle basée en Amérique du nord fera un rassemblement devant le siège de l’ONU pour imposer la prise en charge du dossier kabyle. Ce cadre du MAK en activité au Canada révélera également que depuis l’année 1996 à ce jour, tous les ans cinq mille (5 000) citoyens kabyles émigrent au Canada. « Jusqu’à l’année 2012, sur les 80 Algériens vivant au Canada, 60 000 d’entre eux sont kabyles. Et parmi ces 60 000 Kabyles, 40 000 sont des cadres supérieurs ». Mourad Itim dira également que ces Kabyles vivant au Canada ne dorment pas sereinement sur leurs oreillers puisqu’ils activent pleinement pour le bien-être et la prospérité de la Kabylie.
A la question de savoir comment sont structurés les Kabyles vivant au Canada et quelle est exactement leur politique de travail ainsi que leurs perspectives, l’intervenant dira qu’ils se sont structurés à travers des associations selon leurs activités professionnelles. « L’objectif pour le futur proche est d’arriver à la création d’une organisation inter associatives », assure encore Mourad Itim.
A la question de savoir si est possible de réussir la création d’un « lobby kabyle », l’intervenant a répondu par l’affirmative. « Nous travaillons aussi dans ce sens », a répondu le cadre du MAK au Canada. Mourad Itim informera également l’assistance qu’il est temps aussi de préparer le retour la diaspora kabyle en terre natale (Kabylie). Comme Bouaziz Aït-Chebib, Mourad Itim a affirmé que la Kabylie possède la ressource humaine nécessaire, aussi bien ici qu’à l’étranger, pour lui assurer le développement qu’elle mérite. Ayant jugé avoir informé suffisamment l’assistance, Mourad Itim céda la parole au président du MAK. Celui-ci, un tant soit peu reposé, reprit son intervention par l’annonce d’une nouvelle : « Une organisation regroupant en son sein un certain nombre d’Etats indépendants et souverains a reconnu l’existence du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) ». Cette annonce fit merveille dans la salle. Toutefois, Bouaziz Aït-Chebib, sourire aux lèvres, n’en dit pas plus. C’est pourquoi aussi, il passa directement au volet concernant certaines questions d’ordre plutôt moral.
En effet, le premier responsable du MAK conseillera aux militants et cadres de Tifrit d’avoir toujours une attitude et un comportement dignes. « Vous êtes tenus d’êtres respectueux envers les autres pour que vous vous soyez respectés et respectables », leur a lancé Bouaziz Aït-Chebib avant de leur rappeler, encore une fois, que la MAK ne peut tolérer aucune atteinte aux religions. « Etant laïque lui-même, le MAK, dois-je rappeler, a souligné l’orateur, nourrit respect pour toutes les religions ». Dans certaines communications faites sur face-book, des attaques sont dirigées contre les religions, l’islam notamment ; ce qui est contraire à la morale et à la civilisation. Il se trouve aussi que les auteurs de ces attaques ne sont pas les militants du MAK ; ou du moins aucun militant ne l’a reconnu et aucune preuve de la responsabilité d’un militant du MAK n’est avancée. Le Président du MAK est arrivé à la conclusion que ce sont des éléments extra au MAK qui, fallacieusement, se réclament comme justement éléments du MAK, s’adonnent à ce genre de pratiques. L’objectif recherché était de salir le MAK en lui collant l’étiquette d’« antireligieux ». C’est pourquoi, Bouaziz Aït-Chebib a lancé un appel à tous les militants du MAK à se montrer vigilants et prudents aussi bien dans leur conduite quotidienne qu’envers ces outils dits de « communication ».
Addenda : La rencontre de Tifrit (Béjaia) qui a à considérer comme historique est dédiée à la mémoire du défunt Mohand Ouharun, considéré comme l’un des symboles du combat kabyle pour l’émancipation de son peuple.
De Bgayet, Saïd Tissegouine pour Tamurt.info