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samedi 15 juin 2013

Hommage Aux détenus de Berrouaghia du printemps Berbère 1980 ( Ideflawen D ameḥbus d bu ssnasel) - YouTube



Mise en ligne le 18 avril 2010


24 militants de la cause berbere ont eté incarcérés a Berrouaghia aprés le printemps berebre de 1980 , parmi eux : Saïd Saadi, Ferhat Mehenni, Mouloud Lounaouci, Mustapha Bacha, Saïd Khelil, Djamel Zenati, Ali Brahimi, Salah Boukrif , Tari Aziz, Idriss Lamari , Mustapha Benkhemou et Abderrezzak Hamouda (le fils du colonel Si El Haoues) de M'chounech dans les Aurès, voici la chronologie de ces évènements: 10 mars 1980 : les responsables de la Wilaya de Tizi Ouzou annulent une conférence de l'écrivain Mouloud Mammeri sur la poésie kabyle ancienne. Les personnes à l'origine de cette décision refusent de s'expliquer — il s'agirait "d'un ordre émanant d'Alger". 11 mars : manifestations à Tizi Ouzou, grèves en Kabylie et à Alger. 7 avril : imposante manifestation à Alger. La répression est féroce et la journée se solde par une centaine d'arrestations, de nombreux blessés et peut-être un mort. D'autres rassemblements ont lieu dans plusieurs villes en Kabylie. 7 avril : début de la grève à l'université de Tizi Ouzou. 8 avril : une autre manifestation converge vers Alger, mais sans réactions violentes des forces de police. 10 avril : grève générale en Kabylie. Le syndicat étudiant (UNJA) proche du gouvernement, dénonce des manifestants « téléguidés de l'extérieur ». 17 avril : dans un discours, le président algérien Chadli Bendjedid déclare que l'Algérie est un pays « arabe, musulman, algérien », et que « la démocratie ne signifie pas l'anarchie ». Le même jour, les grévistes sont expulsés de l'hôpital de Tizi Ouzou et des locaux de la SONELEC. 23 avril : l'université de Tizi Ouzou est prise d'assaut par les forces de l'ordre au cours de l'opération Mizrana. Le mouvement se poursuit en faveur des 24 détenus (dont Saïd Saadi, Ferhat Mehenni, Mouloud Lounaouci, Mustapha Bacha, Saïd Khelil, Djamel Zenati, Ali Brahimi, Salah Boukrif...) et parvient à les faire libérer au mois de juin. Dès lors, le mouvement berbère tiens des assises au mois d'août lors du Séminaire de Yakouren. Il décide de capitaliser l'avancée de ses idées dans le corps social en multipliant les activités de terrain par la voie pacifique. C'est ainsi que, dès la rentrée universitaire d'octobre 1980, chaque campus universitaire du centre du pays se dote d'un collectif culturel en charge de la promotion des activités culturelles berbères en milieu universitaire. Dès janvier 1981, de nombreux lycées suivent. Théâtre, chansons engagées foisonnent et expriment un bouillonnement inattendu chez les descendants de « l'Eternel Jugurtha ». Mais c'est le succès considérable des "cours sauvages de berbère" animés par Salem Chaker à la Faculté Centrale d'Alger et par Mustapha Benkhemou à l'Université de Bab Ezzouar et dans les Instituts de Boumerdès qui pousse les autorités algériennes à mettre le holà. Une grossière provocation policière est le prétexte à l'arrestation de 22 étudiants dont 3 récidivistes (Arezki Ait Larbi, Mustapha Bacha et Salah Boukrif), ainsi que Mustapha Benkhemou et Abderrezzak Hamouda (le fils du colonel Si El Haoues) de M'chounech dans les Aurès. A Béjaia un grand soulèvement commencera à partir du 19 mai 1981 autour de la revendication amazigh à laquelle s'est ajouté la dénonciation du détournement du projet d'université vers une autre wilaya. La répression a été féroce et des dizaines de jeunes essentiellement des lycéens ont été arrêtés. Figurent parmi les personnes arrêtées trois étudiants de Tizi-Ouzou et ancien détenus de Berrouaghia (parmi les 24) il s'agit de Tari Aziz, Idriss Lamari et Djamel Zenati.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

tanmirt-k c'est un magnifique éclaircissement pour toute personne en trouble ou en voie d'oublier.encore merci.

INCONNU !! a dit…

Azul a gma,
Merci pour ton gentil commentaire.
Tu es chez-toi sur mes blogs, et il y a de quoi apprendre.
Une vérité cachée est une histoire morte.
Mes amitiés.