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mardi 11 juin 2013

Les deux faces d’une même colonisation | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Le pouvoir Algérien et la France coloniale ;
En menant, aujourd’hui, un combat dévoué en faveur du changement radical de la nature de l’état Algérien, à travers notre revendication du droit du peuple kabyle à son autodétermination, nous nous considérons comme les dignes héritiers de nos valeureux martyrs de la guerre de libération (54-62).
10/06/2013 - 20:28 mis a jour le 10/06/2013 - 12:56 par Moussa Nait Amara
Dans toutes leurs actions politiques en faveur du bien être des Algériens en général, y compris celle pour la libération nationale, les Kabyles ont été, systématiquement, rejeté, globalement et dans le détail, par les tenants de l’idéologie Arabo-islamique.
Dans toutes leurs nobles actions en faveur de la démocratisation de l’Algérie, depuis 1962, les Kabyles ont été accusé, à tort, de rouler pour des intérêts non Algériens.
Le spectre de la fameuse « main étrangère » si chère aux accros du racisme anti-kabyle, nous a toujours poursuivi, alors que dans la réalité des choses c’est le pouvoir raciste d’Alger qui incarne jusqu’au jour d’aujourd’hui son géniteur ; le colonialisme Français. Il s’entête à poursuivre la politique de la terre brulée initié par l’armée française en Kabylie.
En sillonnant la Kabylie en cette année 2013 (c’est-à-dire 51 ans après l’indépendance) nous avons l’impression que l’opération jumelle est toujours d’actualité.
A l’exception des traitres opportunistes qui incarnent les Harkis d’hier, aucun kabyle digne de ce nom ne peut nier, aujourd’hui, que la Kabylie est victime d’un plan machiavélique destiné à la destruction de sa cohésion sociologique, de son épanouissement politique, économique et culturel.
Le pouvoir Algérien né du coup d’état de tripoli et qui n’est rien d’autre que le prolongement naturel du système colonial est plus que jamais déterminer à anéantir cette région belle et rebelle.
A travers l’implantation des Ex-officiers de l’armée française dans les sphères de décision d’Alger, la France coloniale a assuré la continuité de sa présence politique et parfois militaire en Algérie.
L’acharnement des politiques arabistes qui se sont succédées au plus haut sommet du faux état Algérien contre la Kabylie est une preuve tangible que la France anti-kabyle est toujours maitresse du destin de l’Algérie soi-disant indépendante.
La mise en place d’une politique jacobine radicalement centralisée, par les colonisateurs des temps modernes, demeure l’aspect principal qui nous amène à dire et à persister que la France coloniale est la principale force manipulatrice du pouvoir dictatorial d’Alger.
Contrairement à ce que l’histoire officielle enseigne dans l’école sinistrée du pouvoir Algérien et contradictoirement à ce qui se raconte dans les torchons d’une certaine presse au service des maitres de l’heure ainsi que ce qui se dit sur l’écran obscure de la télévision officielle, ce sont nos ainés kabyles du mouvement national qui ont libéré le territoire Algérien des affres de l’Armée Française.
En menant, aujourd’hui, un combat dévoué en faveur du changement radical de la nature de l’état Algérien, à travers notre revendication du droit du peuple kabyle à son autodétermination, nous nous considérons comme les dignes héritiers de nos valeureux martyrs de la guerre de libération (54-62).
Nous sommes fiers d’avoir eu le courage d’initier, à travers la courageuse revendication suscitée, la 2e phase de notre décolonisation.
A travers notre combat pacifique pour mettre un terme à cette politique du jacobinisme exclusivement française, nous nous inscrivons dans la logique de la ferveur nationaliste de la génération des kabyles de novembre 54.
Notre combat est celui de la dignité kabyle. Il est pour une fois orienté vers les intérêts des kabyles à la place de ceux des autres. Il s’inscrit dans la logique du droit international et rentre dans le cadre de tous les textes Onusiens, hypocritement ratifiés par les racistes d’Alger.
Le 20 Avril 2013, la Kabylie s’est mobilisée dans l’union et dans la diversité.
Nous avons démontré que nous sommes un peuple civilisé. Nous avons donné une belle leçon de démocratie et de respect. Nous avons redonné confiance aux citoyens kabyles qui ont été des milliers à marcher à Bouira, Bgayet, Tizi Ouzou et dans la diaspora. Nous avons réhabilité l’action politique en Kabylie contrairement à certains qui font de la réhabilitation du politique leur cheval de bataille mais qui sont, malheureusement, coupables de trahison pure et simple en s’inscrivant dans une véritable politique anti-kabyle menée par le clan d’Oujda et incarnée par le dernier des putschistes en l’occurrence Bouteflika.
Le lendemain de l’historique marche du 20 Avril 2013, le pouvoir n’a pas su dissimuler sa panique générale devant cette forte mobilisation citoyenne réussie par les forces vives de la Kabylie.
Il n’a pas hésité à actionner ses relais en Kabylie ; à savoir les bachaghas des temps modernes. Il a utilisé ses supplétifs à l’instar de l’assassin Smail Mira pour s’attaquer d’une manière lâche et honteuse aux symboles de la Kabylie. Il a, même, tenté de jouer à la manipulation à travers le torchon Ennahar qui ne cesse de bafouer toutes les règles de l’éthique journaliste.
Après cette agression de plus, nous ne pouvons qu’être motivés d’avantage en faveur d’une véritable solidarité kabyle pour en finir avec cet anti-kabylisme caractérisé et systématisé qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
Ensemble, nous allons continuer le combat en faveur d’une Algérie plurielle, celle des langues et des peuples. Celle des régions et des états régionaux.
Un combat pacifique que nous assumons dans la dignité et la sagesse.
A ceux qui espèrent nous voir versés dans la spirale de la violence nous répondrons toujours par plus de détermination pacifique et de sagesse intellectuelle.
Moussa Nait Amara, conseiller auprès du Président du MAK

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