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dimanche 16 mars 2014

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«
Il faut se mobiliser contre l'exploitation du gaz de schiste en Kabylie
par l'Algérie et la France et non tenter de freiner la politique du MAK
! »






« Il faut se mobiliser contre l’exploitation du gaz de schiste en Kabylie par l’Algérie et la France et non tenter de freiner la politique du MAK ! »


Le MAK à Aghrib :


«
Il faut se mobiliser contre l'exploitation du gaz de schiste en Kabylie
par l'Algérie et la France et non tenter de freiner la politique du MAK
! »


De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine


"La
Kabylie, dois-je encore rappeler, n'est pas aimée de la France. Et pour
tout dire, le MAK ne s'est compromis avec personne ni avec une
quelconque puissance étrangère. Ce que je tiens aussi à remarquer car
cela me fait terriblement mal au cœur est dans l'esprit de certains, dès
qu'un Kabyle manifeste un esprit d'initiative, il est taxé « d'agent à
la solde d'une puissance occidentale ». A croire que les Kabyles sont
des mineurs à vie ou des gens incapables de réfléchir. Eh bien sachez
que le MAK est jaloux de sa liberté et tient surtout à préserver sa
fierté pour accepter une quelconque ignominie. Ce que nous avons
accompli, c'est nous qui l'avons réfléchi et conçu. Nous sommes capables
de réfléchir comme tous les autres peuples du monde. "

16/03/2014 – 10:39 mis a jour le 16/03/2014 – 13:42 par Saïd Tissegouine



M.
Bouaziz Aît-Chebib, Président du Mouvement pour l'Autodétermination de
la Kabylie (MAK) et deux de ses collaborateurs, en l'occurrence MM.
Hocine Azem et Mouloud Hamrani, qui sont respectivement Secrétaire
National aux Relations Extérieures (SNRE) et Président du Conseil
Universitaire de Tizi-Ouzou (CUTO) ont grandement et vaillamment « joué »
du verbe politique hier à Aghrib, plus exactement à Adrar-Oukhtaï,
village aux 56 Martyrs de la révolution de Novembre 1954.


Notons
d'emblée que dans le seul souci de répondre à « une gâterie »
démocratique, ce meeting s'est poursuivi en se transformant carrément en
une conférence. Et à travers celle-ci, les représentants du MAK ont
convaincu les plus pessimistes parmi l'assistance que la seule voie qui
reste au peuple kabyle pour échapper à son génocide programmé est son
autodétermination.


S'agissant
du meeting proprement dit, son coup d'envoi a été traduit par
l'observation d'une minute de silence à la mémoire des Martyrs. Ensuite,
Bouaziz Aït-Chebib prendra la parole dédier la rencontre à la mémoire
de la défunte Cherifa. A ce sujet, le Président du MAK rappellera ô
combien un Kabyle quel que soit son rang, est toujours inconsidéré par
le régime d'Alger qui s'est toujours nourri de l'idéologie
arabo-islamiste.


Après
avoir souligné l'indifférence insultante du pouvoir à l'endroit de la
défunte artiste, le Président du MAK donnera un aperçu sur le combat et
l'apport de Youcer Oukaci, l'enfant de la région. « C'est la fraternité
qui construit les civilisations et les nations ; Et nous ici pour vous
apporter un message de fraternité », lancera aussitôt l'orateur pour
comparer ensuite le peuple kabyle à un arbre dont les branches « sont
séparées les unes des autres mais qui demeurent unies par le tronc ».


A
travers une multitude d'exemples de faits historiques, Bouaziz
Aït-Chebib démontrera l'unicité du peuple kabyle. Le président du MAK
soulignera également, à travers des données historiques, que ce sont
toujours les Kabyles qui ont créé et nourri les mouvements et actions
indépendantistes algériens vis-à-vis de la France. « C'est bien Mohamed
Djaffal, natif d'Irdjène, qui a été à la tête de l'Etoile Nord Africaine
(ENA) après sa création et c'est bien Amar Imache qui a été son
secrétaire général », a souligné l'orateur avant de donner une autre
réalité prouvée par une donnée chiffrée : Sur les 14.000 membres du
Mouvement national, 11. 000 d'entre eux sont kabyles.


Dans
ce même discours, Bouaziz Aït-Chebib mettra en avant une réalité
indiscutable, à savoir le rejet total du Kabyle par l'Arabe. Et pour
mieux résumer cette réalité qui ne date pas d'aujourd'hui, le Président
du MAK citera l'anecdote qui, de nos jours,, constitue une référence en
matière d'histoire : En 1949, Hocine Aït-Ahmed s'est adressé à Mohamed
Belouizdad en ces termes : « Nous autres les Kabyles, nous préférons une
Algérie arabe plutôt qu'une Algérie française alors que vous autres
Arabes, vous préférez une Algérie arabe plutôt qu'une Algérie amazighe !
». Par ailleurs, fort de ses bagages de l'histoire, Bouaziz Aît-Chebib a
porté à la connaissance de l'assistance les instructions reçues par
Messali Hadj de son maître-penseur, Chakib Arslane d'où l'attitude fort
négative de celui-ci vis-à-vis du Kabyle.

Et
de fil en aiguille, le Président du MAK remontera jusqu'aux événements
sanglants de 2001 en Kabylie en passant par ceux de 1963, le Printemps
1980, la grève du cartable de 1994 où « l'absence de réaction des autres
Algériens était due au simple fait que les Kabyles étaient vus comme un
peuple à part entière ». « Cela démontrait d'une façon, on ne peut plus
claire, que les autres Algériens ne partageaient aucunement les valeurs
du peuple Kabyle », a expliqué encore l'orateur.


Poursuivant
son plaidoyer selon lequel l'Algérie est un territoire « habité par
plusieurs peuples et que cette appellation « Algérie » est l'œuvre d'un
général français dont le nom est Schneider, le Président du MAK a
martelé qu'il n'y a à présent que certains Kabyles qui, à leur tort,
pensent tous les Algériens ne forment qu'un seul peuple.

L'orateur
poursuivra son discours en mettant en avant des arguments selon
lesquels « non seulement la destinée de la Kabylie ne peut être qu'entre
les mains de ses enfants mais aussi, le peuple kabyle, à défaut de la
création de son propre Etat disparaîtra, car le régime dictatorial et
corrompu d'Alger « est en train de mener une politique génocidaire
vis-à-vis du peuple kabyle ». « Nous sommes aujourd'hui devant une
alternative, a crié le Président du MAK, un : nous arrachons notre
autodétermination, deux : ou nous disparaîtrons ».


Abordant
ensuite le volet portant sur les mœurs politiques du régime d'Alger et
sur le point relatif aux élections présidentielles du 17 avril, Bouaziz
Aït-Chebib déclarera qu'en réalité, il n'y a pas de lutte de clans au
pouvoir. « Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia, Ali Benflis et tant
d'autres personnages du sérail sont tous sous la houlette du DRS
(Département du renseignement et de la Sécurité) », précisera l'orateur
avant de prouver le bien-fondé de sa thèse : « Ali Benflis a bel et bien
déclaré qu'il avait confiance en la personne du Général Gaïd Salah et
non en Bouteflika ». « N'est-ce pas, ajoute Bouaziz Aït-Chebib que cela
prouve que « le conflit entre les clans de pouvoir » n'est qu'une mis en
scène pour tromper l'opinion ? ». « Si c'était vrai l'existence de
clans qui s'affrontaient, poursuit l'orateur, on ne trouverait sans
doute pas les satellites du DRS comme le FCE (Forum des chefs
d'entreprises), l'UGTA (union générale des travailleurs algériens), Amar
Ghoul, Amara Benyounès, Ahmed Ouyahia aux côtés de Bouteflika ». « Il
faut comprendre que Bouteflika est le candidat du DRS », signale encore
Bouaziz Aït-Chebib avant d' avertir l'assistance de se méfier de ceux
qui lancent des dithyrambes à l'endroit des Kabyles qu'à l'occasion des
élections.

Sur
ce dernier point, l'orateur dira également que « la seule crainte du
pouvoir est l'abstention de vote le jour « J » car cela discréditera
d'une façon flagrante vis-à-vis de la communauté internationale ». «
Aussi, je lance, encore un appel à l'endroit du peuple kabyle d'ignorer
l'urne le 17 avril car la seule élection à laquelle nous tenons et que
nous revendiquons est celle portant sur le référendum sur
l'autodétermination de la Kabylie », a clamé Bouaziz Aït-Chebib avant de
lancer un second appel dont celui-ci porte sur la marche du 20 avril, à
l'occasion du 34e anniversaire du Printemps 1980 où il sera l'occasion
de revendiquer à cor et à cri l'autodétermination du peuple kabyle.


Sur
ce, le Président du MAK pose le micro lequel est repris par Hocine
Azem. Le SNRE du MAK ne fera pas dans la dentelle lui aussi en cassant
les tabous. Hocine Azem parlera crûment de la guerre opposant les Arabes
aux Kabyles et qui ne date pas d'aujourd'hui. Selon le SNRE du MAK,
l'élimination d'Abane Ramdane, du colonel de l'ALN, Ali Mellah, la
séquestration du cadavre du colonel Amirouche, les assassinats de Krim
Belkacem, Ali Mecelli et les attaques meurtrières perpétrées contre les
membres du GPRA d'origine kabyle, sont les preuves indiscutables de
cette guerre contre le Kabyle.

L'orateur
mettra l'accent également sur les tueries commises contre les éléments
du FFS en 1963 au nom de l'arabo-islamisme et surtout le refus de l'APN
de les reconnaître comme des Martyrs « alors que cette même institution a
réhabilité les terroristes et leur a même accordés des avantages
matériels et moraux ».


Hocine
Azem expliquera également la politique génocidaire menée par le pouvoir
contre le peuple kabyle, et ce en ciblant directement sa langue et sa
culture à travers l'école, les médias, les crèches et tant d'autres
supports véhiculant des idées. L'intervenant ne passera pas sous silence
l'accord entre la France et l'Algérie quant à la construction d'une
université à Tlemcen alors qu'en Kabylie, l'accord a porté sur
l'exploitation de gaz de schiste qui nuira à la santé humaine et animale
et qui serait une véritable catastrophe écologique si ce projet venait à
être accepté par la Kabylie.


Selon
le SNRE du MAK, le pouvoir d'Alger, en sus de sa politique de
destruction matérielle de la Kabylie, cible aussi l'effacement des
repères identitaires et culturelles de la mémoire collective. « Le
discernement du titre d'Honoris causa à Ahmed Ben Bella par les
universités dont celle baptisée au nom de Mouloud Mammeri rentre dans le
cadre de cette politique d'anéantissement de la mémoire collective
kabyle », a martelé Hocine Azem.


En
ce qui le concerne, le Président du Conseil Universitaire MAK de
Tizi-Ouzou mettra l'accent sur le péril attendant la Kabylie si elle ne
réagit pas dès maintenant. Et au même temps, Mouloud Hamrani a joué sur
la fibre sentimentale pour susciter la réaction patriotique. Dans ce
sens, l'orateur citera d'abord le père de la relativité, feu Albert
Einstein : « Chaque lâcheté crée un lot de morts ». « Aujourd'hui, nous
nous retrouver devant une alternative : mener un combat pour notre
souveraineté ou nous serons exterminés », assure le président du CUMAK
de Tizi-Ouzou d'expliciter : « L'extermination se traduit par l'éteinte
de la fierté ».


Plus
loin, l'intervenant expliquera le phénomène de déculturation frappant
de plein fouet la Kabylie et faisant continuellement des pas de géant.
Mouloud Hamrani a cité l'exemple de l'université Mouloud Mammeri de
Tizi-Ouzou « qui, par la faute du pouvoir politique d'Alger qu'elle
subit, ne produit plus des penseurs, des intelligences et des projets
politiques ».

L'orateur
mettra fin à son intervention par cette pique : « Il n'est pas facile
d'arracher sa liberté et il n'est pas facile non plus de vivre sans
liberté ».


Nous
devons rappeler qu'initialement, le rendez-vous avec les braves
villageois d'Adrar-Oukhai devait être clos avec la dernière intervention
de Mouloud Hamrani. Cependant, vu l'insistance de certains éléments de
l'assistance à intervenir « puisque la démocratie n'exclut pas le débat
», la rencontre se poursuivit et au lieu de la poursuite du meeting, une
conférence lui succéda. « Au MAK, nous ne fuyons jamais un débat », a
clamé Bouaziz Aït-Chebib. C'est ainsi que le premier intervenant – son
appartenance politique oblige – a passé à l'assaut.


Au
lieu d'une question, le jeune homme, à la mine certes, sympathique,
s'est lancé dans une véritable plaidoirie où le MAK est décrit comme une
« organisation qui fait sans le vouloir le jeu des puissances
étrangères, américaines et juives notamment, et que cela fait encourir à
l'Algérie le risque de subir la « tragédie du Soudan, et certains
autres pays comme l'ex-Yougouslavie ». selon cet intervenant, le plan
GMO (grand Moyen-Orient) élaboré et mis en application par les
Américains en 2001 est toujours menaçant. Selon ce jeune homme, même la
France aurait accepté d'être la complice du MAK pour nuire à l'unité du
peuple algérien. « Ce que subit la Kabylie est subi par toutes les
régions du pays et, par conséquent, il y a lieu plutôt de mener une
lutte contre le pouvoir qui est honni par tous les Algériens », a
suggéré ce jeune homme qui n'a pas manqué aussi d' exhiber un document
qu'il a appelé « Charte du MAK » et qui n'est en réalité qu'un document
fait par un simple citoyen dont le souci était de le proposer au public
pour son enrichissement. La contenance du mot « dieux » dans le document
a suscité frustrations – réelles ou supposées – En tout cas, il a été «
interprété » comme une offense à l'islam puisque « Dieu » est unique.
Une connaissance des textes religieux et le français académique
renseignent que « lorsque, « dieu » dont la lettre « D » commence avec
une minuscule, on peut mettre le mot au pluriel en lui ajoutant la
lettre « X » et que cela ne constitue nullement un blasphème car des
représentations peuvent être interprétées comme telles ; Ce qui n'est
pas le cas quant il question de l'Unique. Quand il s'agit effectivement
du Créateur le mot commence par une majuscule, à savoir « Dieu ». Un
autre intervenant a voulu savoir quelle place sera réservée à l'islam
dans l'autodétermination de la Kabylie « puisqu' il apparaît qu'au MAK,
on ne manifeste pas des signes de respect à l'endroit de l'Islam » ?
Cette même jeune personne a voulu savoir qu'est-ce qui retient Ferhat
M'henni en France sinon « son admiration pour ce pays ? » Pour dire
vrai, ces deux intervenants ont fait dans la diatribe contre le MAK au
lieu de poser des questions sur des points non très bien compris.

Bouaziz
Aït-Chebib, calme et serein car, après tout, plus politisé et plus
connaisseur des dossiers relevant de la géopolitique et de la
géostratégie que les deux intervenants, partisans de « l'Algérie, une et
indivisible » et de son « appartenance au monde arabo-musulman »,
reprit le micro pour se lancer ensuite dans un discours à travers lequel
il établira une vérité. Le président du MAK sera prolixe dans son
intervention que voici : « A quel moment donc, le MAK a empêché les
autres régions de l'Algérie de se soulever pour demander au pouvoir
réparation ? Est-ce parce que les autres Algériens ne veulent pas lutter
que nous autres Kabyles sommes tenus à l'inertie et subir l'iniquité ?
Le peuple Kabyle voit la menace peser sur lui et décide de réagir ; ce
qui relève de l'ordre naturel des choses. S'agissant du Soudan, plus
exactement le sud du Soudan, il faut savoir que ses habitants sont des
chrétiens et non des musulmans. Est-ce parce que les Sud-Soudanais sont
chrétiens qu'il faut taire leur droit à la dignité et à la liberté ?
Quant aux Républiques de l'ex-Yougouslavie, il faut savoir aussi que
seuls les habitants du Kosovo sont musulmans. Et les déchirements
survenus dans ces territoires avaient pour origine l'existence de
plusieurs peuples et non de groupes ethniques comme certains tentent de
le faire. Les expressions : « groupes ethniques » et « communautés
inter-ethniques » sont utilisées et usitées par les impérialistes.
S'agissant de la place de l'islam dans la Kabylie autodéterminée, elle
sera excellente. En effet, avec l'instauration de la laïcité, l'islam, à
l'instar des autres religions et croyances, sera mis à l'abri du
politique. Concernant cette « Charte », il faut savoir que le MAK
n'assure pas sa paternité puisqu' elle a été élaborée par un simple
citoyen dont l'intention est tout simplement de la soumettre au public
pour l'enrichir. Ce citoyen a au moins ce réflexe de proposer quelque
chose. En revanche, ce que je trouve de désolant chez-vous, c'est votre
intérêt excessif à ce document qui, dois-je le rappeler, n'est pas du
MAK alors que vous ne manifestez aucune réaction à l'exploitation du gaz
de schiste que la France s'apprête, avec la complicité du pouvoir
d'Alger, à exploiter sur les côtes de Béjaia. François Hollande en
personne que moi j'appelle « François Arabie » a déclaré publiquement
aux Français que durant son mandat, il n'acceptera jamais l'exploitation
de gaz de schiste sur le sol français. François Hollande qui est
raciste envers les Kabyles a accepté de réaliser en Kabylie ce qu'il
interdit en France. Cela ne semble pas vous déranger. Quelle tristesse !
La Kabylie, dois-je encore rappeler, n'est pas aimée de la France. Et
pour tout dire, le MAK ne s'est compromis avec personne ni avec une
quelconque puissance étrangère. Ce que je tiens aussi à remarquer car
cela me fait terriblement mal au cœur est dans l'esprit de certains, dès
qu'un Kabyle manifeste un esprit d'initiative, il est taxé « d'agent à
la solde d'une puissance occidentale ». A croire que les Kabyles sont
des mineurs à vie ou des gens incapables de réfléchir. Eh bien sachez
que le MAK est jaloux de sa liberté et tient surtout à préserver sa
fierté pour accepter une quelconque ignominie. Ce que nous avons
accompli, c'est nous qui l'avons réfléchi et conçu. Nous sommes capables
de réfléchir comme tous les autres peuples du monde. S'agissant de la
question ayant trait à Ferhat M'henni, il faut savoir que la France lui a
refusé un asile politique. Cette même France, a été complice du pouvoir
algérien dans l'assassinat de son fils. Pourquoi, il n'est pas encore
rentré en Algérie. Ferhat M'henni n'est pas encore rentré en Algérie
pour la simple raison le mandat d'arrêt signée contre lui par la justice
algérienne après qu'il ait décidé de tenir une conférence à
l'université de Bouira lui pèse sur la tête comme l'Epée de Damoclès.
Toujours est-il cependant que même si Ferhat M'henni n'est pas là, il
faut reconnaître que le MAK poursuit toujours sa mission. S'agissant
enfin de la grève du cartable de 1994 où vous semblez apporter des
accusations contre Ferhat M'henni, il faut savoir que c'est cette grève
du cartable qui est à l'origine de l'enseignement de tamazight à l'école
et de la diffusion des programmes en tamazight à la télévision. Je
profite de ma présence ici pour dire que je rends un hommage aux enfants
du boycott. Je tiens enfin à souligner que, contrairement à certains,
Ferhat M'henni a su éduquer et assurer un enseignement aux générations
qui sont arrivées après lui. La preuve est bien visible de nos jours.
Lui en France et nous ici, le MAK s'acquitte formidablement de ses
missions ».


A
la fin de son intervention, le Président du MAK a été « récompensé »
par des ovations interminables. D'ailleurs, même les deux jeunes gens
qui ont jugé bon de « rappeler à l'ordre » le MAK se sont inclinés
devant l'attitude et les explications de Bouaziz Aït-Chebib. Notons
enfin, que Hocine Azem et Mouloud Hamrani ont également apporté des
réponses aux interrogations posées. En définitive, le rendez-vous
d'Aghrib a été chaud mais ô combien bénéfique pour la Kabylie.

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