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lundi 24 mars 2014

Bouaziz Aït-Chebib à Aït-Abdelmoumène (Tizi-n’Tletha) : « Ahmed Ouyahia est un traître avéré de la Kabylie et de la conscience humaine »

Bouaziz Aït-Chebib à Aït-Abdelmoumène (Tizi-n’Tletha) : « Ahmed
Ouyahia est un traître avéré de la Kabylie et de la conscience humaine »



24/03/2014 - 09:20




AIT ABDELMOUMEN (SIWEL)- Le président du Mouvement pour
l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït-Chebib, s’est
montré très virulent à l’endroit du pouvoir algérien et de certains de «
ses pantins » hier à Aït-Abdelmoumène, commune de Tizi-nTletha où il a
animé un meeting. C’est surtout Ahmed Ouyahia, l’homme dégommé de son
poste de Premier ministre par Abdelaziz Bouteflika et de son fauteuil de
secrétaire général de parti (Rassemblement National Démocratique) par
Yahia Guidoum, qui a essuyé les tirs aux boulets rouges de Bouaziz
Aït-Chebib.






Bouaziz Aït-Chebib à Aït-Abdelmoumène (Tizi-n’Tletha) : « Ahmed Ouyahia est un traître avéré de la Kabylie et de la conscience humaine »



« Ahmed Ouyahia, a assuré le président du MAK devant un nombreux
public, est un traître avéré de la Kabylie et de la conscience humaine
». Bouaziz Aït-Chebib, qui a révélé un lourd dossier portant la
destruction massive de la Kabylie par la France néocoloniale représentée
par François Hollande, et auquel a souscrit entièrement Ahmed Ouyahia, a
encore qualifié celui-ci de Janissaire, de gueux, de bélître, de lige,
de flibustier, de renégat, de mouton de Panurge et d’une multitude
d’autres noms qu’on ne retrouve que dans des glossaires d’hommes de
lettres comme Théophile Gautier, Victor Hugo, Henri de Montherlant,
Henri Troyat, Charles Exbrayat,…


Il faut reconnaître que le premier responsable du MAK a été
meurtri dans son âme, à l’instar de tous les Kabyles, hommes et femmes,
ayant pris connaissance de ce qu’a tramé la France néocoloniale contre
la Kabylie avec la complicité du pouvoir algérien dont Ahmed Ouyahia
reconnaît publiquement être son « commis ». Le nombreux public présent à
Aït-Abdelmoumène a appris de la bouche de Bouaziz Aït-Chebib que « le
tremblement de terre qui s’est produit dernièrement à Béjaia, lequel a
causé de grands dégâts, a été causé par l’essai effectué par
l’entreprise française dans le cadre de l’opération d’exploration et
d’exploitation du pétrole off shore au large des côtes de Béjaia ».


Le président du MAK a expliqué que l’engin de perforation du sol
marin et dirigé à partir du bateau, lequel était resté pendant deux mois
au large des côtes de Béjaia, a été si puissant et si destructeur de la
masse rocheuse que les répercussions ont été traduites par le
tremblement de terre ». « Cette opération illégale, ajoute l’orateur, a
été voulue par ses initiateurs et leurs complices comme « secrète »
puisque l’APW de Béjaia, qui a quand même fini par le savoir et outrée
par le procédé, a voulu crier au scandale mais en a été cependant
empêchée par le wali ».


Sur ce volet portant sur l’exploitation du pétrole off shore et
gaz de schiste, le numéro un du MAK a ajouté : « Suite à la catastrophe
qui a eu lieu au Mexique et aux USA en 20I0, le Congrès Mondial de la
Nature (CMN) qui s’est réuni du 6 au I5 septembre 20I2 a dégagé des
résolutions déconseillant fortement l’exploration et l’exploitation du
gaz de schiste. Le CMN a surtout déconseillé l’exploration et
l’exploitation du gaz de schiste et le pétrole off shore dans le bassin
médirranéen, région connue et reconnue comme fortement sismique ». «
D’ailleurs, déclare encore l’orateur, c’est que le Premier ministre
français, Jean-Marc Hérault, a reconnu la dangerosité du gaz de
l’exploitation du gaz de schiste et de son côté, François Hollande a
déclaré solennellement que durant son mandat présidentiel, il
n’acceptera jamais l’exploitation de gaz de schiste sur le sol français
».


A ce moment, l’orateur criera haut et fort : « La France en veut à
la Kabylie parce que c’est la Kabylie qui l’a chassée d’Algérie. Sans
la Kabylie, la France coloniale serait aujourd’hui encore en Algérie !
».




« Ahmed Ouyahia, poursuit Bouaziz Aït-Chebib, a, toute honte bue,
déclaré à l’antenne de BRTV que « l’exploitation du gaz de schiste est
une bonne décision. Bien ou mauvais, c’est une nécessité pour l’Algérie »
». « Ce même Ouyahia, le gueux, s’insurgera, Bouaziz Aït-Chebib, a osé
déclarer que ce n’est pas Massinissa qui a consacré tamazight comme
langue nationale mais bel et bien Abdelaziz Bouteflika , effaçant par là
les sacrifices et le militantisme de plusieurs générations de Kabyles
». De l’homme qui a été chassé de son fauteuil de Premier ministre par
Abdelaziz Bouteflika, le président du MAK dira encore de lui : « Il a
sali sa famille, son village, sa commune, son aârch et la Kabylie
entière. Non, Ahmed Ouyahia n’est pas un Kabyle ! » La chaîne de
télévision privée, BRTV, qui a le siège et qui émet à partir de la
capitale française a eu également sa part de reproches de la part du
premier responsable du MAK. Il est reproché à cette chaîne de télévision
d’œuvrer dans le sens contraire des intérêts du peuple kabyle
puisqu’elle s’est même donné la peine d’effectuer le déplacement de
Paris jusqu’à Alger pour servir de moyen de communication à « un traître
comme Ahmed Ouyahia » alors qu’elle a toujours fermé ses portes aux
peuples qui souffrent le martyre comme les Amazighs de Libye, du M’zab,
du Mali…




Une fois passé au « rouleau » Ahmed Ouyahia, Bouaziz Aït-Chebib
s’attaquera à la politique du pouvoir « arabo-islamo-baâthiste »
d’Alger. Sur ce volet précis, l’orateur citera encore des noms de
personnages « ayant vendu leur âme au diable » contre des dividendes
matériels. Amara Benyounès, Ali Benflis, Ahmed Benbitour, Liamine
Zeroual, Abdelamalek Sellal, Tewfik et Abdelaziz Bouteflika seront mis
dans le même panier. L’ancien Président de la république, Liamine
Zeroual, sera accusé d’être à l’origine de la loi portant généralisation
de la langue arabe, celle-là même qui sera imposée au peuple kabyle
pour qu’il oublie sa propre langue. « Certains personnages, ironise
l’orateur, veulent nous présenter maintenant Liamine Zeroual comme « un
zaïm (un héros) ».


Ali Benflis sera accusé de n’avoir pas bougé le petit doigt en
200I pendant que les gendarmes tiraient sur « nos jeunes alors qu’il
était chef de gouvernement ».


Amara Benyounès portera le chapeau de l’homme qui s’allie avec le
pouvoir « criminel et fasciste » d’Alger pour sauver ses intérêts
personnels. Le numéro un du MAK associera tous ces noms dans l’équation
portant sur les élections du I7 avril prochain.




Concernant justement ce chahut fait à propos de ces élections,
Bouaziz Aït-Chebib le comparera à du cinéma où il y a le metteur en
scène et les comédiens. « Le pouvoir, indiquera Bouaziz Aït-Chebib, ne
fait pas de distinction entre Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis
puisque les deux sont des enfants du système.


Quant au patron du Département du Renseignement et de la Sécurité
(DRS), le Général Tewfik, il sera comparé au metteur en scène puisque
lui le grand patron de ces « agitateurs » et tout se fait selon ses
calculs et ses ordres. C’est pourquoi, le président du MAK le désignera
comme « ennemi du peuple kabyle » et le mettra, devons-nous rappeler,
dans le même panier que les autres.


Tournant ensuite en dérision ces élections présidentielles,
l’orateur fera rire l’assistance par cette observation : « Autrefois, le
pouvoir algérien faisait voter les morts pour son candidat. Cette
fois-ci, il veut faire voter les électeurs algériens pour un moribond ».
(Allusion faite à l’état de grabataire du candidat, Abdelaziz
Bouteflika).


Et avant de rappeler que le rendez-vous algérien du I7 avril ne
concerne aucunement le peuple kabyle et que sa décision est le rejet pur
et simple de ces élections en question et renouvelé, en revanche son
appel pour la participation massive des Kabyles à la marche du 20 avril,
occasion d’exiger, encore une fois, la tenue d’un référendum pour
l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK lancera des
fléchettes à l’endroit de ceux qui « rejettent » le 4e mandat
d’Abdeelaziz Bouteflika, particulièrement le Rassemblement pour la
Culture et la Démocratie (RCD) sans aller toutefois à le nommer. En
effet, Bouaziz Aït-Chebib remarquera que « pas un seul des manifestants
présents à la salle Harcha n’a osé exhiber le drapeau kabyle ni pipé un
mot en kabyle. » « Les slogans sur les banderoles sont tous inscrits en
arabe et tous les discours ont été faits en arabe », conclut-il.




Quant au deuxième homme ayant pris la parole, Mohand-Ouamar Hachim
en l’occurrence, il commencera son intervention par rappeler les
grandes lignes et les objectifs de la grande famille militante et
patriotique du MAK. Cet intervenant ne prendra pas de gants en désignant
le FFS et le RCD comme étant des partis politiques « qui n’existent pas
en dehors de la Kabylie ». « Nous avons depuis longtemps, a martelé
Mohand-Ouamar Hachim, lancé un appel aux élus de ces deux partis
politiques de démissionner de leurs postes d’élus, et ce non sans leur
avoir expliqué que l’élu ne pouvait pas avoir les coudées franches pour
s’acquitter comme il se devait de leur mission ». « Aujourd’hui,
poursuit l’orateur, Mustapha Bouchachi du FFS a fini par croire, je le
pense bien, à notre thèse puisqu’il vient de démissionner de son poste
de député ».


Abordant le point relatif à ce qui apparaît comme la guerre des
clans, l’intervenant a lancé un appel aux Kabyles de ne pas s’y
impliquer car « ce n’est pas notre guerre et ce n’est pas non plus notre
cause ». « En revanche, assure Mohand-Ouamar Hachim, je lance un appel
solennel aux Kabyles, les jeunes notamment, de s’impliquer dans la
gestion des affaires de leurs villages respectifs, et ce en
s’introduisant dans les comités de villages ». Par ailleurs,
l’intervenant, comme l’a fait son prédécesseur au micro, a mis à nu les
pratiques du pouvoir d’Alger avant d’appeler à son tour le peuple kabyle
à considérer la journée du I7 avril prochain comme « une journée
ordinaire » mais à venir massivement à Tizi-Ouzou-ville durant la
journée du 20 du même mois pour exiger du pouvoir l’organisation d’un
référendum sur l’autodétermination de la Kabylie ».




Siwel avec Tamurt

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