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vendredi 18 avril 2014

Première réaction du président du MAK: le peuple kabyle s'est montré non concerné par l'élection algérienne. La seule élection qui le concerne c'est celle du référendum pour l'autodétermination de la Kabylie ".

Première réaction du président du MAK: le peuple kabyle s'est
montré non concerné par l'élection algérienne. La seule élection qui le
concerne c'est celle du référendum pour l'autodétermination de la
Kabylie ".



18/04/2014 - 10:05




KABYLIE (SIWEL) - Contacté par Siwel, le président du Mouvement
pour l'Autodétermination de la Kabylie, Bouaziz Ait Chebib, a déclaré à
propos des présidentielles du 17 avril: le peuple kabyle s'est montré
non concerné par la présidentielle algérienne et exige son droit à
l'autodétermination".


Concernant l’après 17 avril, le président du MAK a estimé : « pour
certains, après le 17 c’est le 18. Pour le MAK, c’est le 20 avril à
travers lequel le peuple kabyle va marcher massivement dans les grandes
villes de la Kabylie contre l’oubli, pour exprimer son refus de
reconnaitre le président indu-élu, exiger son droit à
l’autodétermination et apporter son soutien aux peuples amazighs en
lutte pour leur liberté. »








Première réaction du président du MAK: le peuple kabyle s'est montré non concerné par l'élection algérienne. La seule élection qui le concerne c'est celle du référendum pour l'autodétermination de la Kabylie ".



Bouaziz Ait Chebib, félicite le peuple kabyle, qui a fait preuve,
comme à l’accoutumée, d’une maturité politique à la hauteur des
exigences de l’histoire : « Malgré le forcing politique entrepris par
le pouvoir et sa voyoucratie locale, les moyens financiers et matériels
mis en œuvre pour corrompre les âmes dans le but de normaliser et
d’impliquer la Kabylie dans la lutte des clans qui fait rage au sommet
de l’État algérien, le peuple kabyle s’est montré non concerné par la
mascarade présidentielle algérienne. La seule élection qui le concerne
c'est celle du référendum pour l'autodétermination de la Kabylie qui
doit d'ailleurs se dérouler sous l'égide de l'ONU ».





En effet, les citoyens kabyles n’ont pas voté et la Kabylie a
donné l’image de villes et de villages morts. Tous les commerces étaient
fermés et chacun est parti à ses occupations quotidiennes. Le président
du MAK déclare à ce propos : « Les bureaux de vote ont été désertés et
boudés par les citoyens kabyles qui ont préféré faire du 17 avril un
jour ordinaire au lieu de donner la moindre importance à un simulacre
d’élection présidentielle ayant pour but de prolonger le mandat unique
de l’alliance scellée en 1962 entre le clan d’Oudjda et les DAF
(déserteurs de l’armée française) et qui a donné naissance à l’Algérie
arabe qui s’est substituée à l’Algérie française. ».





Concernant les taux officiels annoncés par le gouvernement
Algérien, Bouaziz Ait Chebib, a relevé le fait que personne n’accorde de
crédit aux chiffres officiels qu’on voit quadrupler en l’espace de 3
heures. « Malgré le bourrage des urnes, une pratique qui caractérise
chaque scrutin algérien, la Kabylie s’est singularisée une autre fois de
plus avec des taux tellement faibles qu’ils ont influé sur le taux
global qui a baissé à moins de 52 %. Ceci-dit, une minorité
insignifiante de kabyles de service ont voté mais sans avoir la moindre
influence sur le vrai taux de participation qui ne dépasse pas les 2%.
Le reste, ce sont les corps constitués installés en surnombre en Kabylie
qui sont à l’origine de la pseudo-participation annoncée par le
pouvoir. Le peuple kabyle a confirmé pour la énième fois son divorce
avec le régime raciste d’Alger en se montrant non concerné par les
élections présidentielles algériennes. Il affirme par ce rejet total son
aspiration à disposer de lui-même. La Kabylie revendique son droit à
l’autodétermination pour choisir librement et souverainement son avenir
et son destin. ».





Concernant les émeutes, il dira : « Dans plusieurs localités,
Chorfa, Raffour, Saharidj, Haizer, Mizrana, Tichy, Guendouze, Sidi Aich,
… les citoyens kabyles se sont mobilisés pour empêcher le pouvoir de
voler leur souveraineté à travers le bourrage des urnes et le vote des
militaires, des gendarmes et des policiers. Les relais locaux n’ont pas
cessé d’incomber la responsabilité de ces émeutes au MAK pour la simple
raison que notre mouvement a animé des meetings de rejet des élections
dans la majorité des localités suscités alors que la colère des jeunes
kabyles est une réaction légitime à une provocation de trop du régime
raciste d’Alger qui tente vainement de faire entrer la Kabylie dans son
giron arabo-islamique ».





Concernant l’après 17 avril, le président du MAK a estimé : « pour
certains, après le 17 c’est le 18. Pour le MAK, c’est le 20 avril à
travers lequel le peuple kabyle va marcher massivement dans les grandes
villes de la Kabylie contre l’oubli, pour exprimer son refus de
reconnaitre le président indu-élu, exiger son droit à
l’autodétermination et apporter son soutien aux peuples amazighs en
lutte pour leur liberté. »

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