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samedi 3 mai 2014

« Des gendarmes exigent des pots-de-vin pour l'exploitation du sable » | Tamurt.info



Des camionneurs se confient à Tamurt-Info
«Je passe le plus normalement du monde devant les barrages des gendarmes et avec de sable. Quelques-uns me saluent même. Mon patron paye pour cela et je ne suis guère inquiété. Les gendarmes ont une liste de camions qu'ils ne doivent jamais arrêter, tout le monde doit se plier à leur diktat et ce n’est pas la peine d’essayer de les dénoncer, car personne n'écoutera», nous a confié un camionneur qui travaille dans le transport de sable à partir de la rivière de Sébaou vers les chantiers de la région. _CS_SANS_GLOSSAIRE
03/05/2014 - 00:01 mis a jour le 02/05/2014 - 23:35 par R. Moussaoui
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L’exploitation du sable de la rivière Assif N’Sébaou, pourtant interdite par la loi, est une aubaine pour les gendarmes corrompus. Ces derniers ne tolèrent son exploitation qu’aux patrons qui leur glissent quelques liasses à la fin du mois. Des hauts gradés de la gendarmerie ont fait fortune dans le trafic de sable. Certains camionneurs qui travaillent dans le transport de sable ont confié à Tamurt.info que s’ils ne sont jamais inquietés par les services de sécurité, c’est parce que leur patron paye des sommes colossales aux gradés des gendarmes.
« Je passe le plus normalement du monde devant les barrages des gendarmes et avec de sable. Quelques-uns me saluent même. Mon patron paye pour cela et je ne suis guère inquiété. Les gendarmes ont une liste de camions qu’ils ne doivent jamais arrêter, tout le monde doit se plier à leur diktat et ce n’est pas la peine d’essayer de les dénoncer, car personne n’écoutera », nous a confié un camionneur qui travaille dans le transport de sable à partir de la rivière de Sébaou vers les chantiers de la région.
« Le comble, c’est qu’il n’est pas facile d’établir un lien avec les gendarmes pour les payer. Toute une mafia s’est constituée dans ce trafic juteux. Les petits entrepreneurs de travaux publics sont obligés de passer par les grands entrepreneurs qui sont les seuls intermédiaires avec les gendarmes gradés. Ces derniers se contentent de quelques intermédiaires seulement. Même des éléments du DRS sont impliqués dans ce marché », ajouta notre interlocuteur.
Les patrons des sablières sont aussi soumis aux caprices des gendarmes. Ce trafic dure depuis des années. Les rares élus locaux qui ont osé parler sont sommés de se taire. L’extraction du sable porte pourtant un sacré coup à l’environnement . « Vous pensez que l’exploitation du sable est interdite pour protéger la nature ? Vous vous trompez. Les services de sécurité l’ont juste interdite pour s’accaparer de cette richesse naturelle et gagner des milliards », fera remarquer le camionneur.
R.Moussaoui

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