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dimanche 11 mai 2014

Forum des élus FFS à Tizi-Ouzou : Le plus vieux parti d’opposition veut plus de prérogatives pour les élus

Forum des élus FFS à Tizi-Ouzou :
Notons d’emblée que le forum d’hier est le septième de la longue série organisée par le plus vieux parti d’opposition au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou depuis son lancement, soit depuis le 7 juillet 20I3. Les interventions tant de la part des responsables du FFS que des universitaires « indépendants » ont été nombreuses. _CS_SANS_GLOSSAIRE
11/05/2014 - 20:48 mis a jour le 11/05/2014 - 20:48 par Saïd Tissegouine
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Améliorer les capacités de gestion technique et politique des élus locaux, améliorer la circulation de l’information transversale et verticale dans les structures, stabiliser les structures de bases pour préparer dans la sérénité les futures échéances électorales, échanger les expériences sur la gestion locale, améliorer les connaissances des élus sur les outils d’établissement de diagnostic territorial, améliorer les capacités des élus en termes managérial et communicationnel (interne et externe), permettre un échange d’expériences sur la gestion locale et créer des échanges des débats sont quelques uns des mécanismes que compte inculquer le Front des Forces Socialistes (FFS) à ses élus pour répondre au mieux aux attentes citoyens.
Ces principes ont été mis sur la table aujourd’hui encore à l’issue du forum organisé par la fédération FFS de Tizi-Ouzou au siège du Centre culturel et loisirs scientifiques (CCLS) de la capitale du Djurdjura. A ce rendez-vous étaient présent l’instance présidentielle du parti, le secrétariat national, le sénateur et les députés, les élus APW et APC de la wilaya de Tizi-Ouzou, des élus indépendants, les premiers secrétaires des sections du parti et des universitaires ainsi que les acteurs et animateurs de la société civile.
Notons d’emblée que le forum d’hier est le septième de la longue série organisée par le plus vieux parti d’opposition au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou depuis son lancement, soit depuis le 7 juillet 20I3. Les interventions tant de la part des responsables du FFS que des universitaires « indépendants » ont été nombreuses.
Le premier secrétaire du FFS, Ahmed Betatache, saisira cette opportunité pour faire le point sur la situation politique actuelle du pays avec, comme vecteur principal, la révision de la constitution. Ce haut responsable du parti dira haut et fort qu’une véritable constitution, celle-là même qui sera l’émanation du peuple algérien, ne peut être élaborée dans le cadre d’une assemblée constituante. 
Ahmed Betatache rappellera à l’issue de son discours tous les principes véhiculés par le FFS. Pour le premier secrétaire du FFS, il n’y a que la consultation populaire qui puisse asseoir une véritable démocratie.
Pour sa part, le secrétaire national aux élus, Belkacem Benameur, mettra l’accent sur les missions et rôles que doivent jouer les élus, notamment les présidents des APC, « sur les questions inhérentes à la gestion communale pour rester dans la société et mieux partager ses épreuves pour une meilleure prise en charge des préoccupations de la population et la consolidation du lien confiance avec les citoyens ». Belkacem Benameur reconnaîtra que la mission des élus est difficile. « Des entraves de toutes natures, dira-t-il, sont dressées devant les actions et les initiatives des élus, trop souvent soumises au bon vouloir des directions exécutives de wilayas ou des pouvoirs centraux, pour améliorer les conditions de vie pour les citoyens et les moyens matériels et financiers dont disposent les communes sont insignifiants devant les besoins exprimés par les populations ». 
Le secrétaire national aux élus du FFS dira également à propos de ces rencontres (forums) qu’elles « montreront que l’activité quotidienne des élus dans les institutions n’est que le prolongement naturel de l’activité politique du parti ».
Quant à l’universitaire, Mme Saliha Taleb, qui a fait une communication autour du thème « la décentralisation et le pouvoir du wali », elle jettera en pâtures les codes de wilaya et de commune qui sont de rigueur depuis l’année 20I2. L’auteur de la communication dira même que ces nouveaux codes de wilaya et commune ont régressé par rapport à ceux de 1990 et 1969. Mme Saliha Taleb, à l’instar de la grande famille politique du FFS, plaidera farouchement pour l’abrogation des codes de wilaya et commune en vigueur actuellement. 
L’auteur de la communication citera, à l’issue de son intervention, une batterie une multitude d’exemples prouvant le manque de prérogatives des élus APW et APC par rapport à l’exécutif de wilaya. Le président de l’APW pour ne citer que lui n’a pas le droit de regard ni peut être consulté sur les projets relevant du sectoriel ou les lois juridiques régissant les secteurs d’activité économique et sociale. Et dès lors que les leviers de commandes ne sont pas entre les mains des élus, le citoyen ne peut attendre que de l’administration.
Il se trouve que le FFS veut changer l’ordre des choses car il veut que l’élu joue un rôle plus majeure dans les différentes relations administrateur – administré. Notons enfin que le président de l’APW n’a pas raté cette occasion pour parler non seulement du rôle peu enviable de l’élu en général et du P/APW particulièrement mais aussi justifier les subventions que l’institution qu’il préside octroie à la JSK. « Ce club est pour nous une fierté et un symbole, c’est pourquoi nous lui avons toujours accordé des subventions et nous continuerons à le subventionner », a martelé Hocine Haroun.
Par des moyens détournés, le président de l’APW de Tizi-Ouzou a jeté la pierre dans le camp du RCD qui a décidé de couper les subventions au club footballistique kabyle quand il était aux commandes de l’APW, c’est-à-dire la précédente APW laquelle était présidé par Mahfoud Bellabès.

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