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mardi 13 mai 2014

PARTIE 1 Le FFS et le RCD deux partis « démocrates » au service d’une dictature militaro religieuse

PARTIE 1

Le FFS et le RCD deux partis « démocrates » au service d’une dictature militaro religieuse

Contribution de Kader DAHDAH, Conseiller à la présidence de l’ANAVAD
Ces deux partis participent alternativement aux « Mascarades-élections » en ayant uniquement en Kabylie des députés, des maires et des présidents d’APW tout en sachant que ces élus n’ont aucune prérogative aucun pouvoir de décision, ils sont simplement des leurres, c'est-à-dire des dispositifs qui donnent l’illusion d’une démocratie, pour faire croire à l’opinion Kabyle, Algérienne ou internationale que l’Algérie est un pays démocratique._CS_SANS_GLOSSAIRE
13/05/2014 - 11:06 mis a jour le 13/05/2014 - 11:08 par Kader Dahdah
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Les deux partis politiques Kabyles RCD-FFS, frères ennemis, militent en apparence pour la démocratie et les droits des Amazighs en Algérie, mais l’analyse profonde de leur parcours politique durant ces 25 années de multipartisme montre bien qu’ils ont en réalité travaillé pour l’intérêt de la dictature militaro religieuse d’Alger du fait qu’ils n’ont pas pu ou pas voulu défendre les aspirations de démocratie et de liberté de leurs militants Kabyles et sympathisants Amazighs.
Ces deux partis participent alternativement aux « Mascarades-élections » en ayant uniquement en Kabylie des députés, des maires et des présidents d’APW tout en sachant que ces élus n’ont aucune prérogative aucun pouvoir de décision, ils sont simplement des leurres, c’est-à-dire des dispositifs qui donnent l’illusion d’une démocratie, pour faire croire à l’opinion Kabyle, Algérienne ou internationale que l’Algérie est un pays démocratique.
Le nouveau code communal a supprimé le peu de pouvoir de décision qu’avait le maire dans les anciens codes. Le PAPC (maire) est placé en réalité sous la tutelle du chef de daira qui décide de tout au niveau de la commune. La daira n’est pas simplement un service administratif pour les cartes d’identité et passeport mais le vrai centre de gestion économique et politique de chaque commune. Les chefs de daira sont nommés par le décret présidentiel. Ils sont l’oreille et les yeux du pouvoir dictatorial d’Alger.
Le wali qui est le principal décideur sur le plan politique économique et sécuritaire est aussi le pilier central de la corruption au niveau du département. Il peut révoquer un maire élu à tout instant sans justification aucune. D’ailleurs pour anecdote, l’ancien patron de la gendarmerie (le colonel Benchrif) qui affectait, en son temps, des pelotons de gendarmerie à paitre ses troupeaux de moutons a révélé à la presse en 2012 les combines d’un wali qu’il a surnommé « Hammou 10% » allusion faite au prélèvent de 10% que celui ci prend à chaque transaction économique privée ou étatique dans la wilaya où il exerce.
Quand aux députés, tous les observateurs s’accordent à dire que l’APN, l’assemblée nationale, est connue comme étant une simple boîte d’enregistrement dans laquelle les députés ont la triste réputation d’être des soutiens inconditionnels au pouvoir exécutif. Les APW, assemblées populaires de wilaya, sont totalement soumises aux walis. Elles n’ont aussi aucun pouvoir de décision.
Il faut rappeler que le pouvoir a limité le nombre de députés de Kabylie à 19, empêchant ainsi les kabyles de former un groupe parlementaire qu’il soit du FFS ou du RCD, mais ceci n’empêche pas nos deux compères (RCD et FFS) de participer aux cirques électoraux.
En participant dans le système politique mafieux avec leurs maires, leurs PAPW et leurs députés qui appliquent malgré eux les lois et les règles liberticides anti démocratiques, anti Kabyles du pouvoir, ces deux partis dits démocrates lui servent de caution et par conséquent on peut dire qu’ils servent de soutien.
Bien que ces deux partis reconnaissent et dénoncent souvent l’antikabylisme du pouvoir ils ne se sont jamais alliés pour réagir de façon cohérente, intelligente et efficace face à la guerre économique politique et culturelle qu’il mène contre le peuple Kabyle, ce peuple pacifique qui les a toujours soutenu. Voici quelques aspects de cette guerre froide et insidieuse menée à bas bruit :
- Pour annuler ou réaffecter un projet structurant en Kabylie comme la centrale électrique à Amizour, la raffinerie à El Kseur, l’usine de montage Samsung à Souk El Tenin ou tout simplement l’autoroute (la pénétrante), le pouvoir raciste d’Alger trouve le prétexte que les citoyens kabyles s’y opposent, et leur reconnait le droit de ne pas céder leur terrain, par contre pour construire une caserne de gendarmerie ou une prison, les kabyles qui protestent seront indemnisés au juste prix ou arrêtés et expropriés par la force.
- Les opérateurs économiques kabyles sont interdits d’investissement chez eux en Kabylie.
- Les kidnappings d’investisseurs est un fléau qui ne touche que la Kabylie. Jusqu’à ce jour aucun des 72 kidnappings n’a été élucidé bien que les ¾ des forces gouvernementales, armée, gendarmerie, DRS et police surveillent la Kabylie.
- La langue la culture et l’identité Kabyles sont les cibles privilégiées du pouvoir.
- L’enseignement du Kabyle est interdit aux 96% d’enfants Kabyles dans nos écoles qui pourtant fonctionnent avec l’argent de nos contribuables. Cet enseignement est autorisé de façon facultative, seulement à 4% de nos enfants et qu’à partir de l’âge de 10 ans pour faire croire que l’état prend en charge cet enseignement.
- Les villes et villages Kabyles subissent une salafisation effrénée par l’affectation d’imams qui ne sont que des terroristes « repentis ».
- La multiplication des crèches en Kabylie a pour seul but de soustraire les enfants de leur milieu familial kabylophone pour faciliter leur dépersonnalisation et leur endoctrinement comme dans les écoles islamistes pakistanaises.
A suivre….
Kader DAHDAH, Conseiller à la présidence de l’ANAVAD

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