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vendredi 27 juin 2014

Ils ont été bloqués à la frontière tunisienne
Matoub Lounès dérange toujours le régime raciste d’Alger. Après avoir interdit aux Kabyles de lui rendre un hommage à l’occasion du 16 ème anniversaire de son assassinat, nous venons d’apprendre que des militants de la cause Amazighe de Libye ont été empêchés, le 23 juin dernier, de se rendre en Kabylie par la Police des Frontières Algériennes.
28/06/2014 - 00:00 mis a jour le 27/06/2014 - 23:01 par Saïd F.
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25 jeunes Amazighs de Libye d’Adrar N’Nfoussa ont pris deux bus pour se rendre en Kabylie et rendre, eux aussi, hommage à Matoub Lounès dans samaison à Tawrirt Moussa à Ath Doula. 
Malheureusement, les services de sécurité algériens ont empêché ces jeunes Amazighes de se rendre en Algérie. « Nous avons pris deux bus le 20 juin dernier à partir d’Adrar N’Foussa pour nous rendre en Kabylie. Nous nous sommes munis de nos passeports et de visas ainsi que de tous les documents nécessaires. Nous avons pris le soin de passer par la Tunisie afin d’éviter de nous heurter à la fermeture des frontières Algéro-Libyenne. Mais nous avons été retenus durant plus de 10 heures, le 23 juin dernier, au poste frontière de Bouchebka, non loin de la ville de Tebessa. Après un interrogatoire sur le motif de notre déplacement en Algérie, les douaniers nous ont signifiés qu’ils ne nous laisseront pas nous rendre en Algérie et ils nous ont invités à rebrousser chemin ans aucun motif valable ! Nous avons décidé de nous rendre au pays du Rebelle pour nous ressourcer de liberté et rencontrer nos frères Kabyles mais les autorités algériennes n’ont rien à envier au régime de Kadafi. Nous ne comptons pas nous arrêter à cette interdiction. Nous nous rendrons en Kabylie par n’importe quel moyen. Nous plus que jamais déterminés », nous a déclaré Wahed, contacté par téléphone.
Les militants n’ont pas caché leur frustration et indignation. Des armes, de la drogue, des terroristes, des contrebandiers de tous acabits circulent aisément et franchissent les frontières algériennes sans être inquiétés….sauf les militants de Tamazight qui sont interdits de se rendre en Algérie.
Cette information nous rappelle le refus du Ministère de l’Intérieur algérien aux journalistes et aux cinéastes Kabyles de se rendre en Libye pour participer à lapremière édition du festival du film Amazigh organisé pour la première fois après la chute du régime de Kadafi à Tripoli en 2013.
Saïd F.

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