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jeudi 16 octobre 2014

Algérie : le chef de la police, Abdelghani El Hamel, a privatisé l'institution

Algérie : le chef de la police, Abdelghani El Hamel, a privatisé l'institution

16/10/2014 - 15:37


ALGER (SIWEL) — La colère des éléments des unités dites républicaines de sécurité, ex-CRS, depuis quelques jours exprime, au fait, un profond malaise qui couve au tréfonds de ce corps de répression du régime. Ils dénoncent la privatisation de leur institution par El Hamel. Le patron de la police est originaire de Tlemcen.


El Hamel dans la ligne de mire de ses subordonnés. PH/DR
El Hamel dans la ligne de mire de ses subordonnés. PH/DR
Selon des policiers rencontrés devant le siège de la présidence, le général major Abdelghani El Hamel, a fait de cette institution "une propriété familiale". Les policiers dénoncent les différentes interventions de son fils, sa fille et surtout de sa belle famille. 

Un policier a raconté qu'El Hamel utilise les policiers et les moyens de la police pour régler les problèmes quotidiens de sa famille. Il a ajouté que l'été écoulé, lors du mariage de sa fille, célébré dans un hôtel à Oran, "la mariée a été escortée par des motards". Une illégalité qui a fait dire à ce policier que ce mariage était "royal". Il s'est demandé si ce n'est pas la Direction générale de sûreté nationale (DGSN) qui a réglé une facture salée de ce mariage. 

"Plusieurs policiers ont été dépêchés pour assurer la sécurité des invités de la famille d'El Hamel à Oran", a encore relaté le jeune policier, avant d'ajouter que certains de ses collègues ont même fait du service lors du déjeuner. "La DGSN débourse 15.000 DA de pistaches et cacahuètes quotidiennement", a-t-il encore révélé le policier, en précisant que cette somme représente la moitié de son salaire. Un autre policier a confié que son fils ou sa fille décident même des recrutements, des promotions et des sanctions. "J'en ai marre de travailler avec un pouvoir dont on ne peut appliquer la loi que contre les pauvres citoyens et jamais contre eux, et Dieu seul sait qu'ils sont des voyous", a-t-il dit. 

Ces révélations faites contre El Hamel révèlent au fait un profond malaise au sein des institutions algériennes. Même topo dans tous les ministères et autres directions. Au-delà du fait que tous les responsables sont entourés de gens "de chez eux", d'autres ont carrément transformé ces institutions en propriété privée. A l'époque où Djamel Ould Abbas était ministre de la Santé, c'était sa fille Lynda qui s'occupait de tout. Elle exigeait une commission de 10 % pour chaque marché conclut. Amar Ghoul est appelé Monsieur 10 %. 

dm 
SIWEL 15 1537 OCT 14

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