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mardi 26 mai 2015

Je n’ai pas pour habitude de répondre aux invectives ou pamphlets accusateurs dans la mesure où leurs auteurs sont un stéréotype défini par un ensemble de paramètres se résumant à être « Algérianistes ».
26/05/2015 - 00:05 mis a jour le 25/05/2015 - 22:28 par Malek Aït Izem
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Le mot « Algérianiste » résume à lui seul un ensemble de convictions et réactions répétitives, chétives et supplétives à une Algérie unie et indivisible. À partir de là, cela ne sert à rien de réagir à un Algérien obtus et convaincu. Encore est-il nécessaire de rappeler qu’un Algérien obtus est un pléonasme. Là, je vous l’accorde, j’ai peut être fait une erreur si vous ne comprenez pas, comme à l’accoutumée, l’idée.
Être « Algérianiste » a également un aspect cultuel, dans la mesure où il faut vraiment croire et être certain des dogmes que vous défendez bec et ongles depuis tant d’année par le sabre et l’épée pour imposer vos pensées et vos absurdités d’ « Algérianité ».
C’est ainsi que je lis ici et là des réponses aux diverses publications et je ne suis guère étonné de l’ensemble de réponse très prévisible et risible. Très prévisible par rapport aux sensibilités de chacun et risible par des commentaires aussi farfelus que leurs auteurs et de l’idée défendue.
En tant que Kabyle, « laïc, démocrate et républicain » (encore un pléonasme), je ne peux qu’accepter vos pensées sans toutefois m’obliger à ne pas me moquer de vous. Vous qui essayez d’être des intellectuelles ou des donneurs de leçon, essayez avant de baragouiner de vous tenir informer sur les éléments, les tenants et aboutissants au lieu d’émaner des reflux littéraires signe de faiblesse intellectuel, culturel et cultuel (« Algérianiste »)
L’inculture étant une absence totale de culture et acculturer étant le fait de s’adapter à une nouvelle culture, je me permets de vous acculer devant votre « Algérianité » la médiocrité de vos réactions et justifications n’est plus à démontrer, vous naviguez avec des rames et des voiles à contre-courant et contre le vent.
Je ne peux m’empêcher de rire quand je lis ou j’entends qu’un Kabyle se dit Algérien et qu’il se sent chez lui d’Oran à Annaba, et passant par Tindouf, Béchar, Tamanrasset et Djanet. Lui qui s’acculture en parlant une autre langue qui n’est pas sienne afin de se faire comprendre partout dans son pays, dans l’utopie Algérienne d’un seul peuple uni et de même origine. En l’occurrence, que nous sommes tous des berbères comme le dit si bien le disquaire de Tizi-Ouzou, qui entre deux ballades musicales et un échange verbal offre une connaissance partagée de tous ces « Algérianistes » sur l’Algérie en répétant inlassablement qu’il n’y a pas d’ « Arabe » en Algérie et que l’Algérie est Kabyle. Je n’oublie pas l’aspect culturel où des coutumes venues d’ailleurs qui s’installent et s’imposent malheureusement en Kabylie, petit à petit, par ces Kabyles démunis et bornés à l’idée de se faire adopter par une minorité qui a su s’imposer.
Comment une minorité a pu imposer à une majorité sa langue et sa culture ? Je sais que certain, comme d’habitude ont réponse à tout, mais hormis la religion, comment se fait-il qu’en Kabylie, avant 1962, nous parlions Kabyle et que l’arabe était déjà une langue étrangère comme aujourd’hui mais que l’arabe algérien est devenu une langue courante qui se répand aussi rapidement que la prostitution et l’installation de descendants de migrants venus d’Orient. Quand je parle de prostitution, je ne pense pas exclusivement aux péripatéticiennes algériennes qui exercent dans les cabarets en Kabylie, mais davantage à ceux qui vendent notre pays, c’est-à-dire les KDS.
En plus de l’importation de l’arabe algérien, qui n’est qu’autre un patois local ou un ensemble de patois locaux car diffèrents selon la longitude et latitude où l’on se trouve en Algérie et je cite en exemple le mot « tabouna » qui a une signification à Annaba différente de celle de Tindouf ou d’Oran, le « portage » lors des mariages, fait nouvellement importé, participe aux changements de nos traditions et coutumes.
En outre, je demande où sont donc passé les émigrés de la péninsule arabique venus en plusieurs vagues s’installer dans notre pays. On sait qu’ils ont pu se mélanger avec les Kabyles répugnés par leur tribu du fait d’avoir trahi ou salit l’honneur ancestral Kabyle. Ainsi, les personnes aux mêmes vices ont pu se reproduire pour donner aujourd’hui un peuple qui se définie autochtone sachant qu’ils ont des ancêtres arabiques et qui n’ont absolument rien à voir avec nous, les Kabyles de Kabylie.
Nos traditions s’envolent, nos mœurs sont pervertis, nous us et coutumes sont altérés, nous sommes supplantés en Kabylie par les importations physiques et idéologiques encouragés par tous ces « khorotos » qui se disent Kabyles Algériens.
Je ne peux accuser l’Algérie ou l’algérien à vouloir imposer son diktat et sa domination chez nous dans la sorte que nous sommes bel et bien colonisés et que ces envahisseurs agissent en conquérants. En opposition, je dénonce l’attitude honteuse et sans honneur des Kabyles qui participent à notre destruction, car un Kabyle acculturé est plus dangereux qu’un colon.
En somme, l’acculture et l’inculture tuent bien plus que physiquement, ne pas oublier pour ne pas disparaître, ne pas s’assimiler pour ne pas être, un algérien.
Je terminerai par une citation « Si l’Algérie est Kabyle, pourquoi parle-t-on l’arabe Algérien et si la Kabylie est Algérienne, pourquoi parle-t-on Kabyle ».
Malek Aït Izem

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