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mercredi 11 janvier 2012

Free Algérie - Algérie 2011 : la mauvaise gouvernance et la corruption menacent la sécurité nationale

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Algérie 2011 : la mauvaise gouvernance et la corruption menacent la sécurité nationale

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La corruption à tous les étages de l'Etat gangrène sérieusement le pays.La corruption à tous les étages de l'Etat gangrène sérieusement le pays.
Transparency International dans son rapport du 1er décembre pour l’indice annuel de perception de la corruption rétrograde l’Algérie de sept places. Un indicateur qui prouve la faillite du président et de son exécutif en matière de bonne gouvernance. La suite...
Il convient de se poser la question de savoir si l'on peut continuer dans cette voie hasardeuse, situation qui menace le fondement de l'Etat lui-même et la sécurité nationale. Dans ce cadre, la sphère informelle produit historique de l'extension de la bureaucratie rentière qui tire sa puissance de l'existence même de cette sphère tissant des réseaux diffus de corruption n'est que la traduction de la faiblesse de la démocratisation du système économique et politique, donnant d'ailleurs du pouvoir à ceux qui contrôlent l'information. Transparency International classe l'Algérie parmi les pays qui connaissent un taux de corruption élevé comme en témoigne les 9 derniers rapports de 2002 à 2011 sans aucune amélioration dont le dernier en date celui du 01 décembre 2011. Ainsi les surfacturations et l'utilisation de la distorsion du taux de change permettent la fuite de capitaux (la méthode résiduelle de la Banque mondiale l'évalue à plusieurs dizaines de milliards de dollars entre 1972 -2009, avec d'importants mouvements pour certaines périodes en fonction de la situation politique et socio-économique et des produits hors de la frontière fonction de la distorsion des prix intérieurs et internationaux.
L'intégration de la sphère informelle selon une vision cohérente, dont la délivrance facile des titres de propriété, doit aller de paire avec une participation plus citoyenne de la société civile et devrait favoriser la légitimité de tout Etat du fait qu'elle permettra à la fois de diminuer le poids de la corruption à travers les réseaux diffus et le paiement des impôts directs qui constituent le signe évident d'une plus grande citoyenneté. Quels sont les deux éléments fondamentaux caractérisant le fonctionnement de l'Etat de droit ? Premier élément : la confiance est à la base des échanges : des interviews précises réalisées par De Soto un des plus grand spécialistes dans ce domaine montrent qu'à une question en Suède : "Est-ce que vous faites confiance aux autres Suédois ? La réponse est que 65% des Suédois disent oui, je fais confiance à un autre Suédois". Aux Etats-Unis presque 54% des Américains disent oui, je fais confiance aux autres Nord-Américains. Quand on arrive au Brésil, c'est seulement 8% qui font confiance aux autres Brésiliens. Quand on arrive au Pérou, c'est 6% et les Argentins, entre 1 et 2%. Qu'en est-il en Algérie où le cash prédomine dans toutes les transactions internes ? Dans les pays développés, la carte de crédit donne un droit de transaction alors que dans la plupart des pays en voie de développement est exigé souvent le liquide avec une intermédiation informelle qui traduit la faiblesse de toute politique monétaire interne de l'Etat . Et là, on revient à la confiance. Le deuxième élément est la relation dialectique entre économie de marché, Etat de droit et l'existence des titres de propriété. La question qu'il y a lieu de se poser est la suivante : s'il y a des actifs immatériels et physiques en Algérie, combien de ceux-là ont un titre reconnu par l'Etat ? C'est toute la problématique de la construction de l'économie de marché et d'une manière générale, la construction de l'Etat qui est posée. Là aussi les enquêtes de Hernando De Soto peuvent être des indicateurs importants pour réorienter la politique économique et sociale algérienne. En Egypte, objet d'enquêtes précises de l'auteur pour le gouvernement de ce pays, de la période de Nasser à 2004, les entrepreneurs ont créé quatre millions sept cent mille bâtiments sur des terrains agricoles illégalement. Donc, ces 4 700 000 bâtiments sans titres sont du capital mort bien qu'ils représentent une valeur estimée par l'auteur à 50 milliards de dollars de 2004 sans pouvoir les hypothéquer ni les utiliser comme garantie, sans que les banquiers ne sachent à qui ils peuvent prêter. Cela a des incidences sur la gestion de l'Etat qui ne sait plus planifier les besoins en eau potable, en électricité-gaz, téléphone, conduite d'évacuation et autres prestations de services. Autre élément significatif des enquêtes de l'auteur: combien de temps ça prend si vous voulez acheter les droits, c'est-à-dire la délivrance des titres de propriété. Si vous devez respecter le cheminement de tous les circuits (à cela s'ajoutent la faiblesse de la culture économique et politique du simple citoyen ainsi que l'amoncellement de tous les dossiers en litige au niveau des institutions du pays qui souvent ne sont pas informatisées) l'ensemble des démarches (longs circuits) pour avoir un titre légal prend 17 années en Egypte, 21 ans au Pérou et pour les Philippines 25 ans. Il y a lieu, également, de mesurer le temps pris en moyenne pour éviter la destruction et donc marchander avec la bureaucratie (corruption). Ainsi, un Egyptien passe entre 3 et 6 années de sa vie dans ce marchandage. Il serait intéressant que nos sociologues fassent une enquête pour le cas Algérie.
Aussi, il faut éviter toute vision illusionniste. Réformer le droit de propriété n'est pas une question de registre foncier. Il faut intégrer toutes les procédures, y compris celles du droit coutumier, car existant des codifications au sein de cette sphère informelle. Dans la plupart des pays, ce sont des notables qui établissent des actes non reconnus, certes, par l'Etat, mais qui ont valeur de transaction au sein de cette sphère informelle. On peut émettre l'hypothèse que c'est l'Etat qui est en retard par rapport à la société qui enfante des règles qui lui permettent de fonctionner. En fait, l'importance de cette sphère informelle pose tout un problème politique. Où est la crédibilité d'un Etat qui ne contrôle que 30 à 40% des activités économiques ? Cela n'explique-t-il pas la difficulté de construire un Etat de droit ? Cela ne signifie pas à travers les expériences historiques qu'il ne peut y avoir d'économie de marché sans démocratie. En effet, nous avons assisté à une économie de marché très forte en Amérique latine notamment celle du Chili, venue à travers Pinochet et actuellement en Chine. Il en est de même en Asie à Singapour ou en Corée du Sud. Mais dans la plupart des cas, cela a été l'échec en raison notamment de la corruption généralisée du fait de la faiblesse de contrepoids démocratiques. Aussi la majorité des pays (avec des variantes options libérales ou social-démocrates et régimes présidentiels ou parlementaires) a opté pour des régimes démocratiques, avec une participation plus active de la femme , comme l'Occident, l'Asie récemment la plupart des pays de l'ex camp soviétique et depuis une décennie la plupart des pays Amérique latine, les pays arabes et surtout d'Afrique étant les plus en retard, ( la Chine , étant une exception allant vers une libéralisation progressive maîtrisée). Ainsi je reste persuadé à travers les expériences historiques que la vision autoritaire n'est pas soutenable sans la démocratie. Car avec le temps, et du fait des mutations mondiales, la dynamique socio-économique engendrera de nouvelles forces sociales avec de nouvelles exigences donc plus de liberté et de participation à la gestion de la cité.
Docteur Abderrahmane Mebtoul ex-directeur central des études économiques et Premier conseiller à la Cour des comptes (1980/1983).

vendredi 9 décembre 2011

La supercherie continue… - Actualité - El Watan


Le pouvoir et la Lutte contre la corruption

La supercherie continue…

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le 10.12.11 | 01h00 Réagissez

La condition primaire de la lutte contre la corruption est que la justice soit indépendante, intègre et dotée d’un haut niveau de compétence et de professionnalisme.»

 Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, qui prononçait hier cette belle conclusion devant le millier de participants à la conférence sur la lutte contre la corruption, ne croit pas si bien dire. Mais comme pour se reprendre, il lance tout de tout de suite après : «Je défie quiconque d’apporter des preuves tangibles qu’il y a un pouvoir ou des personnes qui interviendraient auprès d’un juge quelconque dans une affaire quelconque.» Résumons-nous donc : la justice algérienne est intègre et autonome et, par voie de conséquence, elle est irréprochable dans sa lutte contre la corruption. La logique aurait voulu ainsi que face à une lutte ferme et engagée, ce fléau aurait tout au moins décru. Or, que constatent les Algériens ? Que ce serpent de mer s’est engouffré dans quasiment tous les corps des institutions et organismes publics et les a ravagés.
La cascade de scandales éventés, sans parler de ceux qui ont été sciemment mis sous le coude, suffisent largement pour rendre caduque la rhétorique officielle dite ex-cathedra par notre ministre de la Justice. Il est vrai que, sur le plan des textes, l’Algérie pourrait rivaliser avec les plus grandes démocraties au monde. Mais les promesses, fussent-elles écrites, n’engagent que ceux qui y croient. Il a fallu attendre la célébration de la Journée mondiale contre la corruption pour que le président de la République daigne enfin signer (jeudi) le fameux décret portant composition, organisation et modalités de fonctionnement du fameux Office central de répression de la corruption (OCRC), installé il y a un an.
Encore qu’en Algérie, l’installation d’une commission, d’un office, d’une structure, d’un mécanisme, d’un comité ad hoc ou d’un groupe de travail n’est jamais un gage de sérieux dans ce que l’on entreprend. Assez souvent et par expérience, ces structures budgétivores sont destinées à servir de pain béni aux journalistes pour les détourner des dessous des affaires en leur faisant croire que l’Etat veille bien sur les sous de la République. Preuve en est que la loi de 2006 sur la prévention et la lutte contre la corruption, inspirée de la Convention de l’ONU adoptée en 2003, a prévu une agence gouvernementale contre ce fléau qui n’a jamais été installée. Avant elle, un observatoire national contre la corruption avait été annoncé, mais n’a pas non plus vu le jour pour des raisons inconnues.

Inflation d’organismes et de sigles  

D’évidence, le pouvoir cherche plus des effets d’annonce qu’il ne décline une volonté sincère d’affronter la réalité de la corruption en Algérie. Dès lors que ce fléau gangrène surtout la sphère publique avec ses institutions et ses entreprises économiques, les connexions entre le milieu politique et celui des affaires rendent pratiquement illusoire toute volonté de lutte. La réponse de l’ambassadeur d’Algérie en Indonésie devant la 2e Conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre la corruption, qui s’était tenue à Bali du 28 janvier au 1er février 2008 sur le manque d’engagement de l’Algérie, est édifiante : «Le gouvernement algérien a d’autres priorités !» Trois ans plus tard, cet aveu du diplomate est toujours d’une brûlante actualité. Quand le Président signe un décret à la veille d’une Journée mondiale sur la corruption, c’est qu’il n’y croit pas trop. Cela rappelle les chaises roulantes qu’on distribue devant les caméras de la télévision à l’occasion de la Journée des handicapés.
De simples coups médiatiques conjoncturels qui vont survivre l’espace d’une journée jusqu’à la prochaine année ! Les Algériens savent que tous ces colloques, journées d’étude et discours ronflants ne sont finalement que supercherie, de doux leurres destinés à maquiller une réalité bien plus sombre qu’elle n’est décrite par nos valeureux ministres. Tout le monde sait que l’Algérie a adopté la Convention de l’Union africaine (UA) sur la lutte contre la corruption, la Convention arabe de lutte contre la corruption et signé 37 conventions bilatérales de coopération judiciaire dans le domaine pénal et en matière d’extradition des criminels. Mais ces textes n’ont pas freiné l’étalage de scandales sur la place publique, qui se chiffrent en millions de dollars pour certains. Il est d’ailleurs significatif de noter que seuls quelques lampistes ont été sacrifiés dans les rares procès de grande corruption.
Des ministres, et non des moindres – Energie, Pêche et Travaux publics – ont été clairement mêlés dans les affaires du thon rouge, du scandale de Sonatrach et l’autoroute Est-Ouest, mais n’ont jamais été inquiétés. Le chef de l’UGTA a reconnu devant le tribunal qu’il avait signé un faux lors du procès Khalifa, mais la justice «autonome» de Belaïz n’a pas jugé utile d’ouvrir une information judiciaire. De la même manière, l’ex-PDG de Sonatrach Mohamed Meziane et ses complices s’en sont sortis à bon compte (deux années de prison au maximum) alors qu’il ont fait perdre à la compagnie des millions de dollars dans les marchés de gré à gré. On pourrait citer à l’envi des affaires de corruption de ce genre qui ont éclaboussé les institutions sans que les responsables (commanditaires) n’aient été touchés. Le fait est que même les graves révélations faites récemment par Hocine Malti, membre fondateur ex-dirigeant de Sonatrach, dans une contribution intitulée «Heurs et malheurs du pétrole algérien», n’ont curieusement pas poussé la justice de Belaïz à s’autosaisir d’une matière de «première main» pour rassurer les Algériens. C’est dire que des colloques sur la corruption ne sont que paroles, de doux leurres qui ne trompent plus personne.
 
Hassan Moali

samedi 3 décembre 2011

Haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat - Actualité - El Watan

Haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat - Actualité - El Watan

Un rapport de Transparency International classe l’Algérie à la 112e place

Haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat

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le 03.12.11 | 01h00 Réagissez
   La corruption en Algérie est pratiquée à tous les niveaux.
zoom | © Souhil. B
La corruption en Algérie est pratiquée à tous les...

L’Algérie, accoutumée aux mauvais classements dans les rapports internationaux, ne déroge pas à sa réputation.

Le rapport de l’organisation Transparency International, publié le 1er décembre, la classe, sans surprise, en 112e position sur un total de 182 pays. Avec un indice de perception de la corruption de 2,9 sur une échelle de 10, le pays a perdu 7 places en une année. Une note d’autant plus alarmante qu’elle atteste, selon les mesures de l’organisation internationale, d’un haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat.L’Algérie est à la traîne, y compris dans le Monde arabe. Les pays du Golfe se joignent au club des pays les plus transparents, à l’exemple du Qatar (22e place), des Emirats arabes unis (28e), du Bahreïn (46e), Oman (50e) et le Koweït (54e). Elle est également mauvaise élève en comparaison avec les autres pays du Maghreb, comme le Maroc (80e) et la Tunisie (73e).
Par rapport aux pays africains, l’Algérie fait mieux que le Mali, la République du Congo et le Nigeria, mais elle est tout de même derrière le Malawi, la Zambie et le Lesotho.
L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), présidée par Belkacem Hadjadj, précise, dans un communiqué, que l’Algérie a fait l’objet de sept enquêtes et études d’organisations internationales indépendantes, qui convergent toutes vers les mêmes résultats.«L’indice 2011 note 183 pays et territoires de 0 (extrêmement corrompu) à 10 (extrêmement intègre) selon les niveaux de corruption perçus dans le secteur public. Il utilise les données de 17 enquêtes portant sur des facteurs tels que l’application des lois anticorruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts», est-il expliqué, précisant que ces mauvais résultats de l’Algérie, pour la neuvième année consécutive, ne sont pas une surprise. «Ces dernières années ayant été marquées non seulement par une explosion des affaires de grande corruption, mais aussi par une totale absence de volonté politique du pouvoir à lutter contre la corruption», rappelle l’association.
Le communiqué de l’AACC indique qu’avant le Printemps arabe, un rapport de Transparency International portant sur la région Moyen-Orient-Maghreb soulignait que le népotisme, les pots-de-vin et le clientélisme étaient si profondément ancrés dans la vie quotidienne que même si des lois anticorruption étaient en place, elles n’avaient que peu d’effet, surtout lorsqu’elles sont de très mauvaise qualité et ne sont pas du tout appliquées, comme c’est le cas en Algérie. Et d’asséner : «Le pouvoir algérien ne fait pas uniquement semblant de lutter contre la corruption – ce qui ne trompe plus personne –, il s’acharne surtout à combattre les organisations et les militants politiques et associatifs qui dénoncent la corruption et essaient de multiplier les initiatives pour la contrer.»
Il est à noter, enfin, que le pays le plus vertueux au monde serait, selon le classement de Transparency International, la Nouvelle-Zélande, suivie de près par les pays scandinaves, Singapour et l’Australie.
Amel Blidi

vendredi 2 décembre 2011

Transparency International : l'Algérie reste un des pays le plus corrompu d'Afrique du Nord

Transparency International : l'Algérie reste un des pays le plus corrompu d'Afrique du Nord

Transparency International : l'Algérie reste un des pays le plus corrompu d'Afrique du Nord

02/12/2011 - 01:33


PARIS (SIWEL) — Transparency International, principale organisation de la société civile qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique a publié hier, 01 décembre, son Indice de perception de la Corruption (IPC) 2011, un classement évaluant 183 pays en fonction de la perception du niveau de corruption affectant leur administration publique et classe politique. L’ Algérie apparaît comme l’un des pays les plus corrompus d'Afrique du Nord et du monde "arabe".



Transparency International (PHOTO: DR)
Transparency International (PHOTO: DR)
L' Algérie est classée en 112ème position sur les 183 pays évalués. Elle perd 7 places en comparaison avec le rapport 2010 où elle était arrivée en 105ème position sur 180 pays évalués.


Cette année, l’Algérie arrive ex æquo avec Égypte, mais arrive loin derrière les Émirats Arabes-Unis (28ème), le Bahreïn (46ème), Oman (50ème), le Koweït (54ème), la Jordanie (56ème), l’Arabie Saoudite (57ème), Tunisie (73ème),Maroc (80ème).
La Syrie est classée 129ème derrière le Liban (134ème), le Yémen (164ème), la Libye(168ème) et l’Irak (175ème).


Selon Transparency International, la corruption continue d’affaiblir de trop nombreux pays à travers le monde, «certains gouvernements échouent à protéger leurs citoyens de la corruption, qu’il s’agisse de détournements de ressources publiques, de pots-de-vin ou de prises de décisions tenues secrètes », indique l’organisation «les manifestations organisées à travers le monde, souvent alimentées par la corruption et l’instabilité économique, montraient clairement que les citoyens avaient le sentiment que leurs dirigeants et institutions publiques n’étaient ni assez transparents, ni assez responsables.»


Pour l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), « ces très mauvais résultats de l’Algérie pour la 9ème année consécutive, ne sont pas une surprise, ces dernières années ayant été marqué non seulement par une explosion des affaires de grande corruption, mais aussi par une totale absence de volonté politique du pouvoir à lutter contre la corruption ». Pour rappel, deux grands scandales ont marqué l'actualité algérienne. Le scandale de la compagnie pétrolière Sonatrach ainsi que celui de l’autoroute Est-ouest.


Pour construire son classement, l'ONG s'appuie sur des données collectées par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial. Environ deux tiers des pays de la liste ont des notes inférieures à 5 et la plupart des pays arabes occupent la partie la plus basse du classement, avec des notes inférieures à 4.


cc/uz
SIWEL 020133 DEC 11