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dimanche 23 juin 2013

Aokas :
Depuis quelques années, plusieurs groupes ont recouru à cette action de fermeture de la route nationale n° 9 à Aokas, qu’ils soient, d’ailleurs, habitants des quartiers de la commune ou de celle voisine de Tizi N’Berber. Pour une question d’eau potable insuffisante, de branchements au réseau électrique, à celui du gaz de ville ou tout simplement pour une indemnisation qui tarde à arriver, les gens descendent dans la rue et protestent au détriment des usagers de la route qu’ils pénalisent en les obligeant à attendre des heures durant sous un soleil de plomb, pourtant simples citoyens comme eux, laissant les responsables vaquer à leurs occupation quotidiennes.
23/06/2013 - 12:00 mis a jour le 22/06/2013 - 20:19 par Massidida
N’y a-t-il pas une manipulation du pouvoir derrière toutes ces fermetures de route en Kabylie, notamment en ce début de saison estivale ? Pour un Oui ou un Non, n’importe qui descend dans la rue et procède au blocage de la route nationale n° 9, à Aokas plus particulièrement, sans qu’aucune autorité ne s’en inquiète.
Ce jeudi, ce fut une poignée de jeunesdemandeurs de la fameuse autorisation d’ouverture d’un dancing en plein air dont la demande a été rejetée par la mairie qui ont procédé à la fermeture de la RN 9 à proximité du tunnel, de 7 heures du matin jusqu’aux environs de 22 h 30. Ce n’est qu’après que d’autres jeunes, qui ne voulaient pas que la région Est deBgayet soit boycottée par les vacanciers, se soient opposés aux contestataires pour que ces derniers consentent enfin à libérer les lieux.
Le pouvoir qui a toujours voulu que les populations s’entredéchirent a, apparemment, réussi son coup. Deux jours auparavant, ce sont les habitants de la cité de « recasement » qui l’avaient fait sur les mêmes lieux, une journée durant. Quelques jours avant eux, ce fut les demandeurs écartés de la liste des 106 logements socio participatifs (LSP) qui avaient également obstrué le même tunnel. Même des jeunes qui s’adonnaient à la consommation de la drogue sur la route touristique du Cap, chassés par la police, ont barricadé pendant quelques heures cette même route.
Depuis quelques années, plusieurs groupes ont recouru à cette action de fermeture de la route nationale n° 9 à Aokas, qu’ils soient, d’ailleurs, habitants des quartiers de la commune ou de celle voisine de Tizi N’Berber. Pour une question d’eau potable insuffisante, de branchements au réseau électrique, à celui du gaz de ville ou tout simplement pour une indemnisation qui tarde à arriver, les gens descendent dans la rue et protestent au détriment des usagers de la route qu’ils pénalisent en les obligeant à attendre des heures durant sous un soleil de plomb, pourtant simples citoyens comme eux, laissant les responsables vaquer à leurs occupation quotidiennes.
La logique aurait voulu que les mécontents procèdent plutôt à la fermeture du siège de l’administration défaillante afin d’obliger les responsables concernés à prendre en considération leurs doléances. Las de supporter ce comportement incivique de certains citoyens, un habitant d’Aokas a proposé aux populations locales d’intervenir à chaque fois qu’il y a fermeture de route pour obliger les protestataires à s’adresser à qui de droit et d’éviter ainsi que les simples citoyens payent pour les fautes ou négligences des services de l’administration.
Certes, il y a des actions de protestation à travers l’ensemble du pays mais en Kabylie et plus particulièrement dans la wilaya de Bgayet, cela dépasse tout entendement, au point d’ailleurs de banaliser leurs actions pour ne pas dire les rendre hostiles à la population. C’est ce que cherche, probablement, le pouvoir par son mutisme.
Massidida

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