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vendredi 6 septembre 2013

cinq nouveaux pays pourraient exister avant 2015 ces pays qui réclament leur indépendance


cinq nouveaux pays pourraient exister avant 2015

ces pays qui réclament leur indépendance
Pays qui réclament leur indépendance, Tamurt.info
Pays qui réclament leur indépendance, Tamurt.info
Avec la violence qui continue au Xinjiang, les tensions en Tchétchénie et le cas du Daghestan encore éveillé dans la conscience publique, il semble presque banal de dire que c’est presque la fin des états impériaux.
06/09/2013 - 12:20 mis a jour le 06/09/2013 - 16:29 par Ḥamid At Sliman
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Les superpuissances du nouveau monde, massives et multiethniques, ont-elles vraiment atteint leur point de rupture ? La réponse est, certes, un grand non . Alors qu’il ne manque certainement pas de revendications sécessionnistes en Russie, en Chine et dans le voisinage géopolitique, il est peu probable que nous verrons de nouveaux pays (internationalement reconnus) qui émergeront du Caucase ou d’Asie centrale. Un précédent important pourrait déclencher une nouvelle ferveur dans un certain nombre de régions avec l’esprit indépendantiste et qui pourraient affaiblir de façon radicale la position internationale des superpuissances de la région. Pour les dirigeants de la Russie et de la Chine, le maintien de leurs frontières contre les défis des sécessionnistes est un élément essentiel pour sauvegarder de leur légitimité politique.
Mais cela ne veut pas dire que de nouveaux pays ne sont pas à l’horizon. Avec une série de référendums qui s’annonce dans plusieurs démocraties établies et les appels sécessionnistes à voix de plus en plus forte, assurément et à terme on verra des pays plus jeunes surgir dans la scène internationale et ce dans un proche avenir. En voici quelques prétendants potentiels.
1. L’Ecosse
En ce qui concerne les mouvements indépendantistes, l’Ecosse a fait son travail. le Parti National Écossais qui est le plus grand parti politique du pays, a déjà fixé la date du référendum pour le 18 septembre 2014.
Ce qui rend le cas écossais plausible , ce n’est passeulement la planification, mais c’est aussi le fait que le Royaume-Uni lui-même est d’accord avec l’idée d’une Ecosse indépendante. L’automne passé, le Premier ministre David Cameron a donné son approbation dans un cadre juridique, avec le Premier ministre écossais Alex Salmond, pour un référendum. Le plus grand obstacle à la succession étant surmonté, la question écossaise devient de facto une question d’ordre pratique. L’économie écossaise peut-elle s’auto-suffire ? Quelle sera la relation d’une Ecosse indépendante avec le Royaume-Uni et L’union Européenne ? Qu’en est-il des questions l’armée et les affaires étrangères ?
Sur bien des cotés, l’Ecosse pourrait très bien être mieux en étant indépendante. Avec de bonnes relations avec le Royaume Uni, une armée indépendante coûterait beaucoup moins que ce que les écossais payent aujourd’hui à la défense britannique. Un meilleur controle sur les taxes et la loi fiscale aiderait les législateurs écossais à mieux aborder leurs problèmes sociaux, tels que l’inégalité dans le domaine de l’éducation, la disparité du niveau de scolaire par rapport au reste du Royaume-Uni. L économie de l’Ecosse pourra être à l’image de celle de Hong Kong et de la Turquie, selon les économistes de la London School of Economics. Mais l’indépendance n’est pas une mince affaire : les pensions pourraient êtres maigres. L’Ecosse héritera d’une partie de la dette nationale du Royaume-Uni qui est toujours d’actualité. Pourtant et malgré ces aléas, les Écossais indépendantistes jouissent d’une belle assises dans le scrutin avec une marge de 9% derrière leurs voisins unionistes. Une chose est cependant certaine dans ce cas : ça sera au peuple de trancher sur la question.
2. Catalonia
Avec l’économie de l’Espagne dans le désordre et le premier ministre Mariano Rajoy de plus en plus embourbé dans le scandale, il n’est pas étonnant que les appels à l’indépendance catalane deviennent plus forts (et peut-être même plus convaincants). Pendant que la Catalogne se projette déjà vers le référendum controversé en 2014, dans les rues de Barcelone, l’une des plus grandes régions métropolitaines d’Europe, la Catalogne a vu des centaines de milliers de ses citoyens manifester en faveur de l’indépendance, malgré l’interdiction de session dans la Constitution espagnole.
Une Catalogne indépendante pourrait se suffire à elle-même sur le plan économique, car cette région, à peu près de la taille de la Belgique, produit un quart du total des exportations de l’Espagne, et c’est l’Espagne qui prend plus qu’elle ne donne. Seulement 57% des taxes catalognes y sont investi. Ban Ki-Moon et David Cameron ont offert leur support pour les citoyens catalans à l’autodétermination. Il parait que près de 60% des citoyens catalans sont pour la sécession, mais l’opposition des radicaux à l’indépendance dans le reste du pays pourrait ralentir l’élan de ce qu’on prend pour acquis dans d’autres pays.
3. La république Srpska
Milorad Dodick "n’a aucune foi en la Bosnie-Herzégovine". Pro-Poutine et indéniable chef de la république Srpska (ou république serbe), l’une des deux entités politiques qui composent la Bosnie-Herzégovine, n’a pas caché son mépris général pour le reste de l’Etat auquel il appartient apparemment. D’ailleurs il n’hésite pas à clamer fort et haut ses ambitions indépendantistes en affirmant que « Personne ne peut nous empêcher de tenir un référendum ». Les investissements étrangers en république Srpska sont relativement élevés compte tenu de ses dotations. Dodick a même affirmé qu’il n’a même pas besoin d’un siège à l’ONU. Étant donné que Srpska est déjà plus ou moins autonome et que ses habitants se considèrent comme fondamentalement distincts des musulmans bosniens de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, un référendum pourrait justement être l’étincelle qui allumera le feu dans cette région.
4. Le Québec
Le Québec surveillera de près les résultats du référendum écossais et catalans l’année prochaine. Si les écossais et les catalans réussissent leurs paris, ils stimuleront à coup sûr les appétits indépendantistes de Quebec. La cote de popularité du Premier ministre canadien Stephen Harper a chuté tandis que son administration est impliqué dans un scandale, ce qui a à renforcé le Parti séparatiste québécois. Le fait d’avoir à peine raté son indépendance lors du référendum de 1995, a permis au Québec d’avoir une plus grande autonomie sur les affaires internes – l’immigration, la santé et l’éducation - mais les lois politiques et monétaires restent encore à Ottawa. Mais, alors que la province du Québec séparatiste détient la majorité à l’Assemblée législative du Québec, elle a dû réagir à des promesses et modérer son agenda afin de gagner le soutien de l’opposition. L’indépendance est hors question pour les prochaines années au moins. Mais au cas de réussite de la Catalogne et l’Ecosse le débat ne sera que plus relancer au Qubec.
5. Somaliland
Somaliland, située entre l’Ethiopie et la côte sud du Golfe d’Aden, prend le paradigme sécessionniste attendu à l’envers : cette démocratie modérée relativement stable est à la recherche de l’indépendance d’un pays mal gouvernée n l’occurrence la Somalie. Tandis que la Somaliland jouit de la réputation d’être d’une oasis de paix dans la Corne de l’Afrique et qui est en quête de son indépendance, peu de progrès ont été fait vers sa reconnaissance en tant qu’état souverain depuis sa déclaration d’indépendance pendant la guerre civile somalienne en 1991. En effet à ce jour, aucun état n’a reconnu cette région de 3,5 millions d’habitants.
Mais les choses pourraient changer. La Somalie s’est améliorée de façon prudente ces dernières années, signifiant ainsi qu’une solution diplomatique formelle pourrait être envisagée. La chose est confortée par l’Union européenne et l’Union africaine qui ont établi en 2007 par une rencontre avec le gouvernement séparatiste pour discuter de l’avenir de la région. Il ya un débat quant à la viabilité économique d’une Somaliland indépendante – terriblement pauvre comme le reste de la Somalie - mais les investissements étrangers motivés par une reconnaissance formelle pourraient changer les choses. L’indépendance de cette région se sera à l’ordre du jour qui les événements s’accélèrent chose qui semble tarder pour le moment.
Article paru dans la revue électronique Policymic et traduit en français pour nos lecteurshttp://www.policymic.com/articles/5...
Traduit de l’anglais par Ḥamid At Sliman

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Notes

[1] Avec la violence qui continue au Xinjiang, les tensions en Tchétchénie et le cas du Daghestan encore éveillé dans la conscience publique, il semble presque banal de dire que c’est presque la fin des états impériaux. Quelques milliers de signatures pour l’Independence du Texas à bien suscité des questions dans la presse étrangère qui se demandent si même les Etats-Unis n’étaient pas à l’abri de ce conflit sécessionniste.

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