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mardi 29 avril 2014

PRINTEMPS BERBERE 2014 : « Printemps amazigh et identité » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Aujourd’hui, la mondialisation aidant, les peuples opprimés s’organisent pour leur reconnaissance et leurs droits fondamentaux, convaincus que les sociétés multi-ethniques ne sont pas viables sans la prise en compte de la dimension culturelle et identitaire de leurs composantes.
29/04/2014 - 21:07 mis a jour le 29/04/2014 - 21:58 par
Franc succès pour l’association de culture berbère de Mulhouse qui a commémoré le Printemps Berbère 1980, et le Printemps noir 2001, samedi 26 avril 2014 en présence de Ferhat Mehenni, diplômé de l’Institut des Sciences Politiques d’Alger. Il est l’un des fondateurs de la première ligue des droits de l’homme algérienne, ce qui lui valut trois ans d’emprisonnement et 12 arrestations pour avoir osé affronter la dictature.
En 1989, il participe à la création du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD). Chanteur engagé, militant invétéré des droits humains et de la démocratie, il fût le leader du Mouvement Culturel Berbère de 1980 à 2001. Suite aux événements dramatiques du Printemps Noir, il fonde le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Depuis le 1er juin 2010 il est président de l’Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle en exil.
Il publie trois essais : Algérie, la question kabyle / Le siècle identitaire / Afrique : le casse-tête français.
L’humanité toute entière est constituée de peuples différents, ayant leur propre culture, leur propre langue et identité. Sous la pression des pouvoirs dominants, nombre d’entre eux sont victimes de déni d’existence et d’assimilation par force. Parmi ces peuples dont le patrimoine culturel et linguistique est menacé, on distingue les Berbères qui luttent sans relâche depuis des décennies pour leur liberté et leur droit à la différence identitaire.
Des temps forts marquent cette lutte, comme le « Printemps Berbère 1980 » et le « Printemps Noir 2001 » en Kabylie.
C’est avec l’éloquence qu’on lui connaît que Ferhat Mehenni interviendra et reviendra sur ces événements, sur l’histoire de l’Algérie et le particularisme de la Kabylie. On comprendra combien cette région a souffert pour la libération du pays et souffre encore aujourd’hui de déni de reconnaissance et d’humiliation. Elle aspire a son droit le plus légitime, celui du droit des peuples à leur autodétermination et souhaite que tous les peuples berbères la rejoignent dans ce sens et accèdent à leur pleine et entière souveraineté.
A cette revendication, trop souvent mal comprise ou bien détournée de son objectif, Ferhat Mehenni déclare :
« Nous ne sommes pas haineux du tout envers un peuple ou une identité. Nous voulons juste exister par nous mêmes, nous voulons juste que l’on nous reconnaisse pour ce que nous sommes. C’est un droit à la vie que le monde entier doit entendre »
« L’originalité de notre démarche est qu’elle est pacifique. Elle s’appuie sur le droit, elle s’appuie sur la raison, la conviction et l’adhésion de la population. Aussi un référendum est particulièrement nécessaire »
Son discours, très enrichissant, relatant les faits historiques qui ont conduit le pays à cette situation a suscité le débat avec un public soucieux de l’avenir de la Kabylie chère à son cœur.
Sous un autre registre, Zahir Amyas dénonce à sa manière cette injustice. Ses mélodies porteuses de messages forts et empreintes de notes d’espoir, très appréciées du public, ont résonné dans une ambiance chaleureuse et sympathique.
Aujourd’hui, la mondialisation aidant, les peuples opprimés s’organisent pour leur reconnaissance et leurs droits fondamentaux, convaincus que les sociétés multi-ethniques ne sont pas viables sans la prise en compte de la dimension culturelle et identitaire de leurs composantes.
Louisa D.

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