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jeudi 2 avril 2015

Bouaziz Aït-Chebib à Larbaâ Nath Irathen :
LARBAA NATH IRATHEN (Tamurt) - Agissant dans le cadre de l’explicitation de la demande légitime du peuple kabyle quant à son autodétermination, le Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït-Chebib, a animé aujourd’hui, en compagnie de Hocine Azem, Secrétaire National aux relations Extérieures, un grand meeting à Larbaâ Nath Irathen.
01/04/2015 - 21:07 mis a jour le 01/04/2015 - 21:10 par Saïd Tissegouine
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Le mercredi est un jour de marché à Larbaâ Nath Irathen. Et quand on sait que cette région historiquement « rebelle » a manifesté son adhésion au MAK dès sa naissance, il serait alors à notre sens inutile de mentionner que les discours des deux responsables du MAK ont été entendus et applaudis par une foule nombreuse.
C’est Bouaziz Aït-Chebib qui a ouvert le bal le premier. Et comme ses précédents discours, le premier responsable du MAK a d’abord « aiguillé » le volet historique de la Kabylie, et ce sur les plans sociologique, administratif, économique
et politique. Au glossaire d’histoire du peuple kabyle, Bouaziz Aït-Chebib a su y ajouter les témoignages d’éminentes personnalités historiques du monde occidental quant à l’autonomie effective de la Kabylie jusqu’à cette funeste année de 1857. « Demander aujourd’hui notre autodétermination est pour nous une nécessité et non un caprice », a déclaré avec véhémence le N°1 du MAK avant de lancer : « Un peuple sans Etat ne peut que subir la soumission ! ».
Dans le même contexte, Bouaziz Aït-Chebib a averti qu’à « défaut de notre propre Etat, nous disparaîtrons en tant que peuple ». Ces mots prononcés froidement ont poussé beaucoup de citoyens à se rapprocher de plus près des animateurs du meeting en dépit de l’espace réduit. Et delà, le Président du MAK se lança dans une diatribe contre le pouvoir, premier responsable de la tragédie que subie le peuple kabyle depuis les premières heures ayant suivi
l’indépendance de l’Algérie.
Très expérimenté dans ce genre de rencontre avec les citoyens, l’orateur, après avoir descendu en flammes le pouvoir, mettra en avant les éléments justifiant que la Kabylie est un pays à part entière, et, par conséquent, la considérer comme une région d’Algérie relèverait d’une grossière erreur. « La Kabylie est un pays et est vue comme tel et nous les Kabyles sommes un peuple et sommes vus comme un peuple », a martelé Bouaziz Aït-Chebib avant de citer une multitude d’exemples appuyant cette thèse.
Le Président du MAK se montrera encore prolixe dans son intervention où chaque phrase est allée dans le sens de la nécessité absolue de l’autodétermination de la Kabylie. Notons qu’avant de passer le micro pour Hocine Azem, Bouaziz Aït-Chebib a lancé un appel à la population de la Larbaâ Nath Irathen pour « venir massivement à Tizi-Ouzou pour marcher à l’occasion du 35ème anniversaire du Printemps kabyle ».
Pour sa part, Hocine Azem, s’attaquera « à la politique de dépersonnalisation du peuple kabyle menée par le pouvoir ». Le Secrétaire National aux Relations Extérieures du MAK lâchera également une « bombe ». En effet, Hocine Azem révélera à l’assistance que des études chimiques menées dans des laboratoires occidentaux ont révélé que l’eau du barrage de Bouira, pourtant consommée par les populations kabyles, est dangereuse pour la santé. Cette eau en question, qui coule dans les robinets de milliers de foyers, s’attaque directement aux reins et entraîne inévitablement la mort à la longue. Toutefois, l’orateur n’a pas dit si le pouvoir d’Alger est au courant de la dangerosité de cette eau ou non.
Hormis cette nouvelle qui donne les frissons dans le dos, Hocine Azem a dévoilé le danger que véhicule la politique d’arabisation, notamment en ce qui relève de l’aspect culturel, à l’endroit de la Kabylie. L’orateur a cité le cas du système éducatif que subissent les enfants kabyles, les supports véhiculant les messages culturels qui accordent avant tout la primauté à la langue arabe, etc. 
Hocine Azem a également dénoncé la complicité de certains médias comme les Radios de Tizi-Ouzou et Radio Soummam qui « diffusent plus que de raison des programmes en arabe ». Le Secrétaire National aux Relations Extérieures du MAK a également révélé que ces deux chaînes de radio « ont interdit » la diffusion sur leurs antennes des produits culturels de certains hommes de culture, à l’instar de Ferhat M’henni, Zdek Mouloud, Slimane Azem, etc. Quant à la chaîne de télévision algérienne TV4, Hocine Azem, qui la qualifie d’abord de « La 4 Zéro », lui reprochera de ne diffuser, et ce d’une façon bien délibérée, que des produits d’une grande médiocrité. Selon l’orateur, l’objectif de TV4 est de « montrer au monde la balourdise kabyle ».
Pour Hocine Azem, la solution définitive à la problématique kabyle réside dans l’autodétermination de la Kabylie.
Sur ce, le meeting de Larbaâ Nath Irathen prit fin. Cependant, les deux responsables du MAK ont reçu la promesse que le 20 avril, les couleurs de Larbaâ Nath Irathen seront nombreuses à Tizi-Ouzou.
Il est à noter que de nombreux citoyens se sont rapprochés des responsables du MAK de Larevâa n At Iraten pour effectuer leurs adhésions et leurs cartes d’identité kabyles

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