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mardi 19 mai 2015

Circoncision et prise en charge de la douleur





Les bébés de sexe masculin naissent avec un prépuce qui recouvre et protège le gland du pénis. De la même manière, les bébés de sexe féminin naissent avec un prépuce, appelé aussi "capuchon du clitoris", qui recouvre et protège le gland du clitoris.
18/05/2015 - 00:00 mis a jour le 18/05/2015 - 21:52 par Jugurtha Aqvayli
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La circoncision est une opération très douloureuse et l’on sait aujourd’hui que le nouveau-né ressent la douleur comme l’adulte.
L’idéal est d’effectuer une anesthésie générale mais cela comporte toujours un risque, surtout chez les plus jeunes. Et, même dans ce cas-là, la blessure provoquée par l’ablation du prépuce continuera à faire mal et à gêner l’enfant plusieurs jours après l’opération.
De plus, beaucoup d’enfants victimes de la circoncision ne reçoivent aucune anesthésie préalable : c’est souvent le cas aux États-Unis ou lors de circoncisions rituelles juives, musulmanes et autres.
Interview du Docteur Annequin, spécialiste de la douleur chez l’enfant :
Pour les techniques et les méthodes opératoires, 98% des opérations utilisent la méthode traditionnelle qui est très dangereuse avec des outils modernes, chose qui ne justifie le fait quand on trouve que la très grande majorité des circoncisions réalisées de par le monde le sont pour des raisons non médicales, sur des enfants en bonne santé.
Selon le circonciseur et l’outil utilisé durant la procédure, le résultat obtenu n’est pas toujours le même et on peut catégoriser les circoncisions comme suit :
Tout d’abord, la circoncision peut être soit serrée, soit relâchée :
- Circoncision « serrée » (tight) : lorsque beaucoup de peau a été excisée.
- Circoncision « relâchée » (loose) : une quantité variable de peau a été préservée.
Ensuite la circoncision peut être soit basse, soit haute :
- Circoncision « basse » (low) : la cicatrice est proche de la couronne du gland car le circonciseur a enlevé plus de muqueuse que de peau.
- Circoncision « haute » (high) : la cicatrice est située sur la hampe du pénis car le circonciseur a enlevé plus de peau que de muqueuse.
Zimbabwe
Un homme qui avait circoncis ses deux fils en utilisant un coupe-ongles a été condamné à 4 mois de prison. Devant le tribunal, il s’est justifié en disant qu’il avait été circoncis de la même manière par son père (Eyewitness News).
La circoncision féminine (Excision)
Une excision est, dans son sens le plus général, l’ablation d’une partie de tissu biologique. Mais le terme excision est plus communément utilisé pour désigner l’ablation du capuchon clitoridien voire du clitoris en entier.
Différents types d’excision comparés à l’anatomie féminine.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/FGC_Types.svg/640px-FGC_Types.svg.png
L’excision du clitoris, qui est une mutilation génitale féminine (MGF), implique l’ablation de la partie externe prépondérante du clitoris (clitoridectomie) et de son capuchon. Elle est parfois accompagnée de l’ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Cette mutilation est illégale dans la plupart des pays du monde. De nombreuses organisations militent pour son abolition mondiale. L’excision présente plusieurs variantes qui diffèrent par l’étendue de l’ablation et les pratiques annexes.
Des communautés chrétiennes au Ghana ou au Togo, du sud du Nigeria, du Burkina Faso, du Kenya et de l’Afrique de l’est, en général, pratiquent les mutilations sexuelles ainsi que des communautés musulmanes et la communauté juive des Falashas.
Les sources religieuses juives, musulmanes et chrétiennes ne font pas mention de cette pratique. D’autres communautés comme les « dawoodi bohras », une communauté chiite ismaélienne, venue d’Égypte et maintenant installée dans l’ouest de l’Inde, continuent de la pratiquer. Quelques femmes s’élèvent pour la combattre, comme « Tasleem », une femme bohra de 40 ans qui a envoyé le 14 octobre 2011 au chef religieux de la communauté le « syedna Mohammed Burhanuddin » un rasoir et une photo d’une petite fille en train de pleurer et a lancé une pétition en ligne9.
En Égypte plus de 90 % des Égyptiennes en âge d’avoir des enfants ont subi une excision (en 2008).
Pays où l’excision se pratique traditionnellement :
En Afrique, on recense 28 pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées. La proportion de femmes excisées varie selon les pays. Trois groupes peuvent être distingués (chiffres au début des années 2000) :
- les pays où la grande majorité des femmes sont excisées soit plus de 85 % : Djibouti, Égypte, Éthiopie, Érythrée, Guinée, Mali, Sierra Leone,
Somalie, Soudan.
- les pays où seules certaines fractions de la population étant touchées et où 25 à 85 % des femmes sont excisées, proportion variant selon l’ethnie, la catégorie sociale et la génération : Burkina Faso, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Mauritanie, Sénégal, Tchad.
- les pays où seules quelques minorités ethniques sont concernées et où la proportion d’excisées est inférieure à 25 % : Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Tanzanie, Togo.
Selon l’UNICEF, 13 pays africains disposent de lois réprimant les mutilations sexuelles féminines et autres types de violences faites aux femmes.
La prévalence approximative des mutilations génitales féminines en Afrique (2000)
Quelle que soit la manière dont la circoncision a été réalisée, chaque personne perd définitivement son prépuce et les fonctions qui y sont associées, en plus de garder une cicatrice souvent inesthétique ainsi qu’un gland kératinisé à l’aspect dur et sec, puisque la muqueuse de celui-ci n’est plus protégée par le prépuce.
La circoncision est irréversible elle modifie de manière irréparable le corps de la personne.
Par conséquent, la circoncision constitue une grave atteinte à l’intégrité physique de l’individu qui la subit et pose un problème éthique fondamental.

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