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vendredi 3 juillet 2015

Le djihad en France : Risque d’un phénomène de masse - Tamurt


Le djihad en France : Risque d’un phénomène de masse
Massi N 3 juillet 2015 3 Commentaires djihad, rapport


PARIS (Tamurt) – Après les attentats de Charlie Hebdo, le premier ministre français « Manuel Vals » a chargé le débuté PS « Malik Boutih » d’une étude sur le phénomène de radicalisation des jeunes Français. Ce dernier lui remet ce vendredi un rapport qui le moins qu’on puisse dire fait froid dans le dos.

Un rapport de 68 pages vient d’être transmis au premier ministre Français. Son titre « Génération radicale ». Il commence par une citation d’Antoine de saint Exupéry tirée du « Petit prince » qui disait « C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué ….. » mais pas plus loin que la troisième ligne l’ancien président de SOS-Racisme aborde son sujet avec une lecture politique grave.

Dans le premier chapitre : Portrait d’une génération au bord de la rupture :

Malik Boutih considère que cette nouvelle génération est au bord de la rupture. Le 11 septembre 2001 et tout ce qui a suivi comme la guerre en Irak ainsi que le conflit Israélo-palestinien ont façonné sa vision du monde. Ajouté à tout cela «l’enracinement d’un nouvel antisémitisme» – est particulièrement inquiétant. «Dans les quartiers, le discours du “deux poids deux mesures”, entre des juifs qui seraient insérés et protégés et des musulmans au contraire stigmatisés et marginalisés socialement, a rencontré un large écho, écrit le député

Le député assure que «Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l’adhésion à un projet politique entrant en résonance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu’à une doctrine religieuse fondamentaliste.» D’où cette conséquence: «Une grande partie de la jeunesse se détourne de notre modèle de société.»

Il nous fait remarquer aussi que les printemps arabes sur lequel des espoirs ont été mis, nous ont déçu. «Ces révolutions ont finalement débouché sur la mise en place de régimes et l’émergence de forces politiques qui ne sont pas ceux que l’on attendait, laissant le goût amer d’une dynamique avortée, d’un élan gâché ».

Dans le second chapitre : Démocratie de façade et république désincarnée, comment la crise nourrit les extrêmes '

Le rapporteur a mis l’accent sur une nouvelle génération de jeunes considérée dans ce rapport comme «jeunesse frustrée, prête à basculer» qui refuse les valeurs démocratiques. Il ajoute aussi : «La société est vécue comme totalement verrouillée, ce qui génère une grande frustration (…). Nos sociétés démocratiques occidentales ne fournissent pas un cadre suffisamment englobant et sécurisant pour s’y ancrer et s’y attacher (…). Le sentiment d’appartenance à une communauté nationale est très affaibli. Or une partie de la jeunesse refuse ces valeurs trop “molles” et cherche à se distinguer.»

Malek Boutih se projette dans un avenir peu réjouissant : «L’ampleur du phénomène et sa pénétration dans tous les milieux, avec la radicalisation de jeunes étudiants, et de jeunes filles en particulier, indiquent qu’on pourrait basculer dans un phénomène de masse.» «Si les premières vagues de djihadistes comportaient essentiellement des individus fragilisés, plus faciles à recruter, désormais les recruteurs ciblent des proies au profil plus stable et moins détectable et on peut penser que ce phénomène va s’amplifier», ajoute-t-il.

A la fin du rapport, le député dresse une série de réponses publiques au djihadisme et apporte des réponses structurelles pour prévenir la radicalisation, ces solutions passent en particulier par l’école, la culture comme levier d’émancipation et plus de famille et une immigration républicaine.

Massi N pour Tamurt

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