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vendredi 3 juillet 2015

Les moines de Tibhirine: la thèse officielle ne tient plus - Tamurt


Les moines de Tibhirine: la thèse officielle ne tient plus
Massi N 3 juillet 2015 0 Commentaire GIA, Moines




PARIS (Tamurt) – Ce Jeudi 02 Juillet, le juge en charge de l’épineux dossier sur l’assassinat des moines à TIBHIRINE, Marc Trévidic a rencontré les familles des sept moines assassinés en 1996. Il leurs a présenté les conclusions des expertises menées à l’automne 2014. Ces résultats doivent permettre de faire la lumière sur les circonstances de la mort des sept victimes et déterminer l’implication des services secrets algériens.

Cette rencontre avec les familles des victimes doit permettre enfin de faire le point sur l’enquête, ses avancées et ses blocages. En effet, le juge Trévidic s’est vu refusé par les autorités algérienne à plusieurs reprise sa demande d’audition de plusieurs personnes sur le sol algérien, ces dernières ont promis de s’en occuper elles-mêmes et de transmettre les procès-verbaux. Mais rien ne s’est passé depuis.
La conclusion des analyses :

Selon les conclusions de l’expertise présentées jeudi par le juge Trévidic aux proches des sept moines assassinés, l’hypothèse d’un décès entre le 25 et le 27 avril 1996 apparaît vraisemblable. En revanche, le GIA indiquait dans un communiqué adressé à la radio marocaine avoir assassiné les religieux le 21 mai 1996 et affirmait avoir envoyé le 30 avril 1996 » un messager à l’ambassade de France » pour « confirmer que les moines sont toujours vivants » ainsi qu’ « une lettre qui précise la façon de négocier ». Ces dates qui ne concordent pas avec l’expertise, ajouté à cela, un élément troublant tel que l’examen des têtes des moines qui plaident « en faveur d’une décapitation post mortem » ne peut que renforcer les interrogations des familles qui doutent de la thèse officielle et d’une manipulation pour masquer les causes de la mort des religieux.

Le juge Trévidic a déclaré jeudi que la justice avait « vraiment besoin des prélèvements » que les autorités algériennes ne lui ont pas laissés ramener en France. « Les experts ont pu faire des conclusions, je dirais à 80 %, sur les causes de la mort et la date de la mort. Mais pour avoir des certitudes, il faut vraiment qu’on ait ces prélèvements », a insisté le magistrat antiterroriste. « Les causes de la mort et la date de la mort orientent toujours de façon significative une enquête criminelle. Surtout qu’il y a des gens qui disent des choses différentes sur la date du décès », a commenté le juge Trévidic. « Parfois, la date de la mort permet de savoir qui en est l’auteur. Il y a des avancées significatives », a-t-il ajouté.

Nous rappelons qu’à l’automne dernier, Alger a autorisé une équipe d’experts français qui accompagnait le magistrat. Une véritable source d’espoir pour les familles. Ils ont effectué des prélèvements sur les sept têtes, exhumées sous la supervision d’un magistrat algérien. Ces prélèvements devaient permettre de dater la mort des moines au jour près. Si la mort est antérieure à cette date, l’authenticité du communiqué du GIA qui indiquait avoir assassiné les religieux le 21 mai 1996, et donc la responsabilité du GIA, sont remises en doute. En revanche, les autorités algériennes ont refusé que les prélèvements sur les crânes et les vertèbres, pourtant effectués en double, soient rapportés en France.

Massi N pour Tamurt

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