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samedi 12 septembre 2015

Akbou : Le MAK défie les auteurs des appels au meurtre de ses cadres - Tamurt

Akbou : Le MAK défie les auteurs des appels au meurtre de ses cadres

Akbou : Le MAK défie les auteurs des appels au meurtre de ses cadres
AQVU ( Tamurt ) – Aucune dictature et aucune secte d’assassins ne peuvent faire peur à la grande famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) ni même avoir un atome d’une illusion à pouvoir l’intimider.
Autrement dit, les appels au meurtre exprimés sur les murs de la ville d’Akbou de certains responsables et cadres du MAK, à l’instar de Bouaziz Aït-Chebib et le président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), Ferhat M’henni, ont été plutôt traduits et interprétés par le MAK comme « de sérieux signes de panique de celles et ceux voyant en les représentants légitimes du peuple kabyle un danger pour leurs privilèges personnels ».
En effet, ils étaient plusieurs centaines de militants et militantes du MAK à manifester aujourd’hui à Akbou en guise de réponse à une bande de lâches et nervis qui ont osé faire la besogne de leurs maîtres lesquels ne sont pas moins lâches, puisque au lieu et place d’arguments politiques mûrs et réfléchis à opposer à l’idéologie et théories mises en avant par le MAK, ont préféré faire recours à des méthodes  immorales. L’appel au meurtre est en soi un crime pénalement punissable et moralement condamnable. Charger une bande de voyous et nervis de le faire sous formes de graffitis sur des murs à la faveur de la nuit est encore plus abominable. Et le comble de l’ironie pour cette bande d’individus faisant honte à l’humanité et à la civilisation, c’est que leur action a produit l’effet de boomerang.
L’action de la grande famille militante et patriotique du MAK a été traduite par une marche et une prise de parole ainsi que le lever du drapeau kabyle. La marche a eu pour point de départ les alentours immédiats du lycée Muhand Ouharun et le point d’arrivée la place des Martyrs du Printemps Noir.
A noter qu’avant que la grandiose marche s’ébranle, les espaces se trouvant juste en face du lycée furent envahis par une marée humaine et rendus très solennels par la multitude drapeaux kabyles et les banderoles aux slogans très indicateurs sur la nature de la manifestation.
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A cela s’est ajouté les chants de Ferhat M’henni et Lahlou diffusés par l’appareil à haute sonorisation. Il n’est point besoin d’être un génie pour deviner qu’une telle atmosphère a suscité l’entière adhésion des citoyennes et citoyens de passage à ce niveau.
L’adhésion fut tantôt traduite par des voix criant « vive le MAK ! » et tant tôt par des klaxons car l’axe routier est très fréquenté par des automobilistes.
C’est ce moment aussi que choisit Bouaziz Aït-Chebib pour faire un petit discours en attendant le moment de la marche. Le Président du MAK commencera par mettre l’accent sur les appels au meurtre lancés contre sa propre personne et celles d’autres dirigeants à l’instar de Ferhat M’henni.
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Bouaziz Aït-Chebib interprétera ces appels au meurtre comme « un signe de panique du pouvoir ». Le Premier responsable du MAK conjuguera aussi le verbe sur ces dernières informations rapportées par la presse algérienne concernant des luttes au sommet de l’Etat algérien. Bouaziz Aït-Chebib remarquera que du point de vue de la Kabylie, il importe peu de savoir qui a tort ou qui a raison dans ces querelles comme il importe peu de savoir qui dira le dernier mot des belligérants.  « Ce qui nous intéresse, nous, ce n’est ni plus ni moins que la liberté de notre peuple », martèlera le n°1 du MAK.
Il était environ dix heures quand une voix déclaré, et ce conformément au calendrier arrêté d’avance, que « c’est le moment d’entamer la marche ». Sans tarder, les centaines de manifestantes et manifestantes s’ébranlèrent à travers la rue les 130 pour déboucher sur la rue du Stade.
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La marche sera longue. En effet, l’itinéraire suivi se présente ainsi : rue les 130 – rue du Stade – Gare routière – rue du Marché – rue des Banques – rue de la Mosquée – rue Laârbi Touati – rue des Ecoles – boulevard colonel Amirouche et enfin place des Martyrs du Printemps Noir.
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Tout au long de la marche, les manifestants ont scandé plusieurs slogans entre autres « pouvoir assassin ! »,  « Algérie coloniale ! », « assa azekka, da Ferhat yella yella ! ». Il va sans dire que la marée humaine, saluée à maintes reprises par des citoyens, marqua plusieurs haltes.
Sur les banderoles, on pouvait lire : « Libération du Dr Fekhar et tous les prisonniers d’opinion du M’zab », « Halte à l’occupation militaire algérienne de la Kabylie », « Pour une Kabylie libre, démocratique, laïque et sociale », « Pour le Gouvernement Provisoire Kabyle » et « Ad Yiddir U ufref Aqvayli Di Tlelli ».
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Une fois au point d’arrivée, les manifestants formèrent un immense rassemblement. Ca été aussi le moment de prise de parole. Pas moins de huit intervenants se sont succédé au micro. Il s’agit de de Halim Rezoug, Jugurtha, Mouloud Mebarki, Farid Djennadi, Said Lahcène président du conseil régional Bouira-Bordj Bouararij, Hocine Azem, Boussad Becha (il lut le message de da Moh Aouadhi) et Bouaziz Aït-Chebib.
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Tous les intervenants ont relevé les carences du pouvoir et rappelé que personne ne peut faire trembler les militants du MAK. Du côté des artistes kabyles, nous pouvons signaler la présence de deux chanteurs : Said Kessas et de Djamal Abane qui ont été fortement ovationnés par les manifestants.akbou9

Sans ambages, les orateurs ont considéré les appels au meurtre lancés contre les cadres dirigeants du MAK ne sont en réalité que des coups d’épée dans l’eau. Ils ont même interprété cette « fourberie » comme « un signe de panique du pouvoir ». Enfin, chacun des intervenants a martelé que la lutte du MAK se poursuivra jusqu’à l’autodétermination de la Kabylie.
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Une fois la prise de parole terminée, les manifestants au procédé, sous l’écoute de l’hymne national,  au lever du drapeau kabyle. Et ce lever fut suivi bien entendu du serment de fidélité aux couleurs nationales kabyles.  C’est par ce serment que se termina la manifestation qui n’eut connu aucune anicroche.
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De Béjaia, Saïd Tissegouine

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