Accueil

mardi 28 mai 2013

PARTIE 2 de la contribution : Autonomie de la Kabylie ou l’Algérie et l’Afrique du nord démocratiques et plurielles
L’initiative du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) qui appelle le peuple kabyle à éteindre les lumières des foyers tous les 14 juin à 22h 00, pendant une minute…pour que du noir de l’oppression algérienne, jaillisse la flamme de la liberté de la Kabylie à travers des bougies que chacun mettra à ses fenêtres, de proclamer le 14 juin « Journée de la Nation Kabyle » est à saluer et à soutenir car elle donne à la Kabylie ses propres références et repères historiques pour l’élever au rang de nation.
28/05/2013 - 10:51 mis a jour le 27/05/2013 - 09:26 par mourad imache
Le devoir de mémoire est capital. Un peuple qui ne respecte pas ceux qui se sont sacrifiés pour sa liberté et sa grandeur ne mérite aucun respect. Notre combat pour la liberté du peuple kabyle repose sur la préservation de notre mémoire collective. Nous avons le devoir de recenser tous nos martyrs ainsi que toutes les dates historiques qui ont jalonné notre combat pour léguer aux futures générations une Histoire dont ils seront fiers.
Nous sommes tenus de soustraire dès maintenant notre mémoire collective aux manipulations politiques du régime raciste d’Alger qui tente de récupérer la grandeur de nos vaillants martyrs, tout en occultant les évènements phares de notre Histoire.
A l’Histoire officielle, nous opposerons l’Histoire réelle. L’Histoire qui mettra en lumière la vérité tant combattue par les pouvoirs successifs afin de redonner au peuple kabyle la fierté d’être kabyle au lieu de le diluer dans une Algérie arabo-islamique, une Algérie contre elle-même qui s’inscrit en porte à faux avec l’Afrique du Nord authentique. Appréhender l’avenir passe impérativement par la connaissance de son Histoire. C’est dans l’ignorance que prospère l’aliénation.
La préservation de notre honneur et de notre dignité nous recommande de commémorer tous les évènements qui ont façonné notre Histoire plusieurs fois millénaire. Perpétuer la mémoire de nos valeureux martyrs relève du devoir patriotique. Sur le terrain, cela se traduira dorénavant et quotidiennement par notre mobilisation, notre disponibilité et notre engagement pour continuer le combat pacifique jusqu’ à l’aboutissement des idéaux pour lesquels ils se sont sacrifiées.
L’initiative du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) qui appelle le peuple kabyle à éteindre les lumières des foyers tous les 14 juin à 22h 00, pendant une minute…pour que du noir de l’oppression algérienne, jaillisse la flamme de la liberté de la Kabylie à travers des bougies que chacun mettra à ses fenêtres, de proclamer le 14 juin « Journée de la Nation Kabyle » est à saluer et à soutenir car elle donne à la Kabylie ses propres références et repères historiques pour l’élever au rang de nation.
Marches pacifiques du 20 AVRIL 2013 en Kabylie : prélude à un État kabyle libre et autonome et pour une Algérie démocratique et plurielle.
Bastion et fer de lance de la guerre de libération nationale, terre de justice de démocratie et de tolérance, la Kabylie est niée dans ses droits et son existence par le régime en place qui la désigne à la vindicte nationale comme menace pour l’unité et l’intégrité de l’Algérie.
Le projet de société du régime algérien découle de sa volonté d’organiser sa disparition et son isolement par l’arabisation, le déni identitaire, l’assassinat de ses enfants, l’oppression et la répression, l’état d’exception, l’ insécurité, l’asphyxie socioéconomique, les tentatives de normalisation et de corruption, l’ostracisme, le sectarisme et la marginalisation depuis plus d’un demi siècle. Pour assurer son existence et son développement, et dans le souci de se libérer de l’hégémonie de ce système colonial jacobin, la Kabylie doit accéder d’urgence à un statut de large autonomie.
Ce statut conforme au doit international qui doit primer sur le droit national, est un impératif vital pour réaliser la vraie unité nationale et enclencher une dynamique de décolonisation politique et institutionnelle à travers toute l’Algérie.
Les moyens politiques légaux et pacifiques pour la mise en œuvre de ce statut sont disponibles. Dans le respect de l’esprit démocratique de notre combat, cela se traduira par l’organisation d’un referendum en Kabylie tel qu’il a été souligné dans la demande officielle et la lettre de rappel adressées par le MAK au pouvoir algérien et aux instances internationales, en juin 2008 et au début de l’année 2010.
Ce statut peut être aussi mis en œuvre par une transition pacifique démocratique à travers toute l’Algérie à travers une nouvelle constitution qui reconnaitra obligatoirement le peuple kabyle et garantira un statut d’autonomie pour la Kabylie et pour les autres régions d’Algérie qui le veulent. Les langues populaires : Tamazigh dans sa diversité (kabyle, chaoui, mozabite, chenoui), l’arabe algérien et les langues dont nous aurons besoin notre développement , telles que le Français et l’Anglais seront reconnues institutionnellement et constitutionnellement.
La grande mobilisation du 20 avril en faveur de l’autodétermination du peuple kabyle, aussi bien en Kabylie que dans la diaspora grâce au réseauAnavad, a redonné espoir et vitalité au combat libérateur du pays kabyle, voire de l’ensemble de l’Algérie.
Le respect mutuel qui a caractérisé les marches du 20 avril entre les militants du MAK et ceux du RCD a démontré que la Kabylie peut puiser dans sa diversité politique les ressources nécessaires pour faire aboutir sa noble cause.
Le grand succès enregistré par le MAK lors des manifestations du 20 avril, résultat du déploiement de ses militants sur le terrain en dépit de la répression qu’ils subissent, renforce le mouvement autonomiste kabyle dans sa démarche qui suscite une réelle adhésion populaire. Cela dénote que son projet est bel et bien porté par les masses populaires.
La création du GPK en juin 2010, a donné un nouveau souffle à la question kabyle sur le plan international. La Kabylie qui a toujours été diluée dans un ensemble arabe, a fini grâce à la dynamique diplomatique de l’Anavad à se faire connaître et reconnaître comme une entité spécifique qui aspire à son émancipation en tant que peuple et nation.
Les idées du MAK gagnent du terrain au niveau des entreprises, des universités, chez les jeunes chômeurs, ….. ce qui a créé un climat de panique au niveau du pouvoir qui , après avoir imposé un black-out médiatique conjugué à des campagnes diffamatoire, est passé à la répression des manifestations du mouvement autonomiste kabyle. Cela dénote la peur des décideurs algériens d’une nouvelle révolte populaire en Kabylie susceptible d’imposer un référendum d’autodétermination qui permettra au peuple kabyle de choisir le statut politique qui lui sied.
Il n’y a pas d’incompatibilité entre la Kabylie libre et la démocratisation de l’Algérie. Les partis politiques d’essence démocratiques peuvent accompagner l’ idéal autonomiste pour constituer un vrai rapport de force populaire pacifique qui contraindrait le régime en place à accepter une vraie révision constitutionnelle qui reconnaitra l’autonomie de la Kabylie comme une chance de libérer l’Algérie du néo-colonialisme. Il est de la responsabilité des forces vives kabyles et algériennes de faire preuve de maturité politique afin de dépasser les luttes intestines et conjuguer leurs efforts dans une mobilisation populaire digne d’une révolution en vue de refonder l’Etat algérien. Ceci, devrait être possible étant donné que plusieurs partis comme le RCD, le PLD, le FFS, … ont produit des plate-formes allant dans le sens de changer radicalement le système qui a pris l’Algérie en otage depuis 1962 .
L’avènement d’un Etat Kabyle libre et autonome pourrait donner naissance à un Etat algérien pluriel, prospère, démocratique et social dans le respect de tous les peuples qui le constituent.
Pour un front uni des Amazighs :
En Algérie, au Maroc, en Libye et en Tunisie, le racisme anti-amazigh est un dénominateur commun à tous les régimes arabo-islamiques des pseudos Etats d’Afrique du Nord qui ne doivent d’ailleurs le maintien de leur existence qu’aux puissances coloniales qui les ont crées.
Les pseudo-reconnaissances de Tamazight par les régimes marocains et algériens ne sont que de la poudre aux yeux. Sur le terrain, nous assistons à un net recul de la berberophonie.
La politique d’arabisation s’intensifie, la répression contre les Amazighs, les premiers habitants de l’Afrique du Nord, se poursuit dans l’indifférence totale de la communauté internationale.
Au Maroc, des militants sont emprisonnés. En Libye, Fethi Ben Khlifa fait l’objet de menace de mort de la part du nouveau régime et pourtant ce sont les Amazighs qui ont fait chuter le monstre El Kadafi. En Algérie, les manifestations du MAK sont interdites et réprimées. Ses militants sont harcelés et interpelés par les services de « sécurité ».
Après avoir libéré son territoire du joug malien, le peuple d’Azawad qui a subi auparavant une incroyable campagne d’intoxication médiatique, est privé par la France-afrique de sa victoire sur les injustices de l’Histoire. L’avènement d’un premier Etat amazigh indépendant fait trembler le France et l’Algérie qui a peur du phénomène de la contagion notamment à cause du MAK qui bénéficie de plus en plus du soutien du peuple kabyle.
Notre combat en tant que peuple kabyle, déteint sur l’ensemble du monde amazighe. Notre quête de liberté s’inscrit aussi dans le cadre de la libération de l’Afrique du Nord .
Les peuples amazighes sont condamnés à militer activement pour l’émancipation à travers l’instauration d’Etats régionaux autonomes. Les régimes despotiques de ce que l’on appelle honteusement et injustement « Maghreb Arabe » font l’impossible pour les empêcher de se rapprocher les uns des autres.
Le MAK demeure la seule organisation politique en Algérie à apporter son soutien indéfectible aux peuples amazighes d’Afrique du Nord dans leur quête de liberté et de prospérité. Sa proposition de mettre en place un Front amazighe pour arracher nos droits légitimes à une existence libre et digne dans nos pays est plus que salutaire, car agir dans l’union renforcera nos droits nationaux et internationaux face à la politique de substitution identitaire qui veut faire de nos peuples des étrangers sur leur propre territoire.
Les mouvements amazighes et démocratiques de L ‘Afrique du nord et du Sahel sont appelé à faire preuve de coopération et de concertation en vue d’ une mobilisation pacifique d’ envergure pour dépasser radicalement les systèmes jacobins issus de l’ancien ordre colonial pour aller vers une nouvelle Afrique du Nord démocratique et plurielle avec des régions et des États libres autonomes où les langues amazighes, l’arabe populaire et les autres langues seront consacrées et reconnues pour permettre aux Amazighs et tous les Nord-Africains de vivre dans la liberté , la justice , la prospérité , la démocratie et la diversité.
Dans le respect du droit des peuples à leur autodétermination, la communauté internationale notamment les puissances occidentales ont le devoir de soutenir les peuples amazighes dans leur combat émancipateur, car l’avènement d’une Afrique du Nord démocratique, plurielle, réconciliée avec son authenticité constitue un facteur de paix dans la zone méditerranéenne et le véritable et unique rempart contre l’islamisme et le terrorisme en Afrique du Nord et au Sahel.
Pour une solidarité internationale avec les peuples qui militent pour l’autodétermination , la justice , le changement et la démocratie : L’établissement du processus de la paix, de la stabilité dans le monde passe obligatoirement par l’arrêt de la violence, des néo-colonisations, l’éradication des conflits armés et l’abolition des armes de destruction massive. Un monde libre est désormais conditionné par le rejet de toute forme d’impérialisme et de monopolisation l’instauration de nouvelles relations internationales qui reposeront les principes de la solidarité, de la justice et de la démocratie en consacrant l’égalité effective entre les peuples dans leur droit à disposer d’eux-mêmes.
Aucune paix n’est à imaginer sans le respect du droit à l’autodétermination. L’ONU, ce syndicat des Etats membres, a prouvé ses limites avec sa politique de deux poids deux mesures. La communauté internationale a le devoir de défendre les peuples qui luttent pour leur liberté.
Dans l’Azawad, en Palestine, en Syrie, en Afrique du Nord, partout dans le monde où il y a des peuples opprimés, la résolution des conflits sur la base du respect du droit à l’autodétermination est désormais un impératif vital pour l’avènement d’un monde véritablement libre.
Une organisation internationale des nations sans Etat s’impose pour qu’il n’y ait plus de peuple opprimé dans le silence et l’indifférence comme ça fut le cas du peuple Kabyle et des peuples amazighes en général qui subissent les affres de l’impérialisme arabe sans bénéficier d’un quelconque soutien ni médiatisation de la part du monde dit libre.
La cause kabyle ne trouvera d’issue digne de nos aspirations que dans le cadre de son internationalisation pour faire valoir le droit du peuple kabyle à son autodétermination, afin de choisir librement le statut politique qui lui convient. Le recours à la violence dans la résolution des conflits doit être banni.Il y va de l’avenir de l’humanité. La guerre n’engendre que la guerre. Pour paraphraser Kennedy : l’humanité doit abolir la guerre, sinon c’est la guerre qui abolira l’humanité.
MOURAD IMACHE
Militant du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie

Aucun commentaire: