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mercredi 12 juin 2013

« Mouloud Hamrouche ne souhaite pas le soutien du FFS » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Pour la course à la succession de Bouteflika
Mouloud Hamrouche, enfant prodige de la ville des Ponts Suspendus, Constantine, le fief des arabisants, s’agite ces derniers temps et multiplie les déplacements et rencontres en vue de s’installer au Palais d’El Mourdaia. Il veut également tenter sa chance. Il a essayé de se faire un costume d’opposant depuis plusieurs années, mais sans jamais déranger personne au pouvoir.
12/06/2013 - 13:07 mis a jour le 12/06/2013 - 14:01 par Youva Ifrawen
Le départ de Bouteflika des rênes du pouvoir est imminent au vu de son incapacité de revenir aux affaires du pays. La course à sa succession a déjà débutée. Ce ne sont pas les « candidats qui manquent ».
Plusieurs noms ont été évoqués, ici et là. Les anciens chefs de gouvernement sont les plus cités. En plus de l’actuel premier ministre, Abdelmalek Sellal, le nom de Mouloud Hamouche revient aussi avec insistance. Quant à Ahmed Ouyahia, que tout le monde pensait être le successeur de Bouteflika, il est complètement écarté du sérail. Sa mission est terminée. « Ouyahia ne sera jamais résident de la république, pour l’unique et simple raison : il est Kabyle. Aucun Kabyle ne pourra accéder à ce poste suprême », avait déclaré au début des années 2000 Ferhat Mheni sur le plateau de Berbère Télévision. Peu de gens l’ont cru à l’époque mais le temps lui a donné amplement raison. L’actualité qui l’atteste.
Mouloud Hamrouche, enfant prodige de la ville des Ponts Suspendus, Constantine, le fief des arabisants, s’agite ces derniers temps et multiplie les déplacements et rencontres en vue de s’installer au Palais d’El Mourdaia. Il veut également tenter sa chance. Il a essayé de se faire un costume d’opposant depuis plusieurs années, mais sans jamais déranger personne au pouvoir.
Curieusement, ce personnage politique, très rusée, qui a gravi les échelons au sein du pouvoir depuis les années 1970, a pris ses distances avec son allié traditionnel, le FFS. L‘anciendirecteur du protocole de Houari Boumediene et l’ami intime de Hocine Aït Ahmed, sait pertinemment ce qu’il fait. Un soutient du FFS à la candidature de Mouloud Hamrouche signerait sa mort politique, pour la simple raison que la plupart, pour ne pas dire tous les militants de ce parti sont des Kabyles, et d’autres part, ce parti a perdu du terrain même dans son propre fief.
Donc le soutien du FFS ne porterait à vrai dire que préjudice à sa candidature. Pour Hamrouche, mieux vaut se passer des services de ses amis du FFS, une manière de prouver aux décideurs qu’il n’a aucun lien avec les kabyles et leur garantirait si jamais on le place au sommet de continuer dans le même sillage politique envers cette région.
Le cas de l’isolement d’Ahmd Ouyahia a donné à réfléchir à Mouloud Hamrouche. Ouyahia qui a montré patte blanche aux décideurs n’a pas su gagner leur confiance, alors que dire si Hamrouche s’allie aux Kabyles ?
« Si Mouloud », comme préfère l’appeler ses adeptes, n’a même pas repondu à l’invitation du FFS à son dernier congrès, contrairement à ses habitudes. Par ailleurs, pour ceux qui reprochent à ‘ex-chef du gouvernement durant le règne de Chadli qu’il était un planton, ces allégations ne sont que des assertions de ses détracteurs. Mouloud Hamrouche, faut-il le dire, est l’un des premiers responsables politiques algériens à être instruit. Il a obtenu son doctorat en droit à l’université d’Oxford, en Angleterre, durant les années 1970, alors que pour la plupart des militaires et des ministres, et jusqu’à aujourd’hui leur niveau d’instruction ne dépasse pas le cycle primaire. Même Bouteflika n’a pas eu son BAC au Maroc. C’est pour cette raison qu’on essaye de lui coller l’étiquette de planton, alors que son poste sous le règne de Boumediene était important, puisqu’il était le directeur du protocole du dictateur Boumediene. Un poste qui n’est pas à la portée de n’importe qui.
Youva Ifrawen

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