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dimanche 10 juin 2012

Ferhat Mehenni serait déchu de sa nationalité algérienne (rumeur)

Ferhat Mehenni serait déchu de sa nationalité algérienne (rumeur)

10/06/2012 - 22:01



AZAZGA (SIWEL) — Une rumeur a circulé ce dimanche à Azazga, à 40 Km à l'est de Tizi-Ouzou, indiquant qu'une circulaire serait arrivée au Commissariat de police de la ville selon laquelle M. Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, serait déchu de sa nationalité algérienne.

Contacté par Siwel, le porte-parole du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), M. Makhlouf Idri a déclaré : « le Président Ferhat Mehenni savait déjà qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis mars 2009 mais la nouveauté est cette déchéance de l'algérianité à laquelle lui-même a renoncé pour sa Kabylité et sa nationalité authentique kabyle ».
Sur les raisons d'une telle action des autorités algériennes, le porte-parole de l'Anavad avance que « le pouvoir algérien avec ses accointances arabo-islamistes voudrait lui faire payer ainsi sa visite en Israel », visite effectuée du 20 au 24 mai dernier, acompagné de M. Lyazid Abid, ministre des Relations internationales au sein de l'Anavad, visite durant laquelle ils avaient été reçus à la Knesset et avaient rencontré de hauts responsables politiques et des intellectuels israëliens.

C'est en mars 2009, soit quelques semaines avant la présidentielle du 09 avril (qui avait vu Bouteflika se faire élire pour un 3ème mandat, après que ce dernier ait truturé la constitution algérienne, cette dernière limitant à 2 mandats l'exercie du Président de la République) que la presse algérienne avait fait état d'un mandat d'amener délivré par un juge de Bouira.

La justice aurait été actionnée par les autorités algériennes, car « elles n’auraient pas apprécié la manifestation dans cette ville, attribuée aux militants du MAK (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie) (dont Ferhat Mehenni était président au moment des faits, NDLR), organisée par des étudiants de l’université Muhend-U-lhadj At Wakli, le 20 avril 2008 ».
M. Ferhat Mehenni avait réagi à ce moment-là en se demandant : « Pourquoi ce n’est que près d’un an plus tard que cette instance judiciaire entreprend cette action contre moi, juste à la veille des élections présidentielles qui, au demeurant, ne passionnent personne au pays des Kabyles ? ».



« N’y cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire au prévisible et ridicule taux de participation de la mascarade des présidentielles du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas y créer des troubles, un printemps-noir-bis, pouvant servir de diversion pour faciliter le bourrage des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ? Ou bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer et me pousser à l’exil définitif ? »
Rappelons que 98% des citoyens de Kabylie avait boycotté la présidentielle algérienne du 9 avril 2009, le peu de votants étant issu des corps constitués : police, armée en stationnement sur tout le territoire kabyle, fonctionnaires de l'administration, ainsi qu'une population arabophone habitant les zones limitrophes de la Kabylie, que le pouvoir fait déplacer par bus entiers pour remplir les urnes en Kabylie...

Ferhat Mehenni demeure déterminé : « Quoi qu’il en soit, je voudrais que tous mes adversaires sachent que je ne renoncerai ni à mon action pour l’autodétermination de la Kabylie, ni à ma liberté de penser et de m’exprimer. C’est sur le plan des idées et du combat politique qu’il est sain de me contrer et non par l’anathème, l’insulte, la répression, la corruption ou l’assassinat. »

wbw

SIWEL 102101 JUIN 12

mercredi 7 mars 2012


Ferhat MEHENNI Imazighen Imoula Aqcic Du Aatar.flv

lundi 30 janvier 2012

Hocine Azem : « Ferhat Mehenni était le premier à demander le rapatriement des cendres de Slimane Azem »

Hocine Azem : « Ferhat Mehenni était le premier à demander le rapatriement des cendres de Slimane Azem »

Hocine Azem : « Ferhat Mehenni était le premier à demander le rapatriement des cendres de Slimane Azem »

29/01/2012 - 15:02


DRAA BEN KHADDA (SIWEL) — Initié par les membres de l’association culturelle « Tafrara » de Draa Ben Khadda, l’hommage à Slimane Azem à la Cinémathèque de la région a été émouvant, ce 28 janvier jour anniversaire de la disparation de l'artiste, il y a 29 ans en 1983 en France.



Lors de l'hommage rendu à Slimane Azem (PHOTO : Siwel)
Lors de l'hommage rendu à Slimane Azem (PHOTO : Siwel)
La Conférence-débat animée par Hocine Azem et Nna Hedjila la sœur du poète qui a tenue à être présente en dépit de ses 81 ans à Draa ben Khadda a affirmé dans son témoignage que son frère « a beaucoup donné à la culture kabyle ».


« Dda Slimane a été victime de la volonté de ceux qui ont confisqué le destin du pays kabyle depuis l’indépendance de l’Algérie » conclue la sœur du poète les larmes aux yeux face à un auditoire ému par les injustices commises à l’égard de Slimane Azem par les autorités algériennes.


D’autre part, Hocine Azem est intervenu sur le combat de Slimane Azem dans le Mouvement national (PPA/MTLD) d’avant la lutte armé de 1954/62 en mettant en exergue ses chansons révolutionnaires éditées pendant la Guerre d’indépendance et le combat pour la Kabylie dans le cadre de l’Académie Berbère en France en compagnie de Bessaoud, Farid Ali et Taos Amerouche pour la reconnaissance de la culture amazighe en Algérie. Il a expliqué toutes les péripéties de l’interdiction de Slimane Azem de toutes les ondes algériennes et ce, « pour son appartenance au peuple kabyle et son engagement irréductible pour la culture kabyle par sa poésie et ses chansons ».


Hocine Azem a dénoncé tout au long de la Conférence « les velléités politiciennes de certains personnages roulant pour le pouvoir algérien qui sévissent en Kabylie en voulant instrumentaliser pour leurs services et pour des desseins inavoués le rappariement des cendres de l’artiste à des fins anti-kabyles », ajoutant que « pour situer dans son contexte le projet de rapatriement de Slimane Azem qui, faut-il le rappeler, était initié par Ferhat Mehenni en 1990 pour la première fois avec la Famille Azem d’Agouni Gueghrane ».


« Slimane Azem est un patrimoine de la Nation et du Peuple Kabyles. Ainsi donc nous refusons à ce que des parties malhonnêtes de tout bord se servent de Slimane Azem pour leurs intérêts propres et au détriment du peuple kabyle et de la Kabylie », a-t-il averti.


« En Kabylie des cités, des boulevards et des édifices publics ne sont malheureusement pas baptisés aux noms de nos héros de toutes les générations y compris au nom de Slimane Azem ! », rappelle Hocine Azem, en s’adressant aux élus de la Kabylie de « représenter dignement les électeurs qui les ont mandatés en baptisant aux noms des héros kabyles les édifices publics de toute la Kabylie ».


Les Membres de l’Association Tafrara qui ont tenu à remettre deux prix aux membres de la famille Azem pour leur « résistance face aux tentatives de récupération de la mémoire de Slimane Azem ». La Famille Azem a dédié ces prix à Ferhat Mehenni président du GPK et Bouziz Ait Chebib président du MAK qui était présent à cette conférence et ce, pour « leur combat pour la renaissance de la culture kabyle ».


uz/cc
SIWEL 291502 JAN 12

Lettre ouverte de Ferhat Mehenni au Directeur d'El-Watan Omar Belhouchet

Lettre ouverte de Ferhat Mehenni au Directeur d'El-Watan Omar Belhouchet

Lettre ouverte de Ferhat Mehenni au Directeur d'El-Watan Omar Belhouchet

30/01/2012 - 15:37




Ferhat Mehenni © Marlene Dittrich-Lux
Ferhat Mehenni © Marlene Dittrich-Lux
Monsieur le Directeur


Je devais réagir plus tôt au message qui vous engage en tant que Directeur d'El-Watan, reçu de la "Nationale" de votre quotidien. La décence et la douleur devant la mort du génie de la musique kabyle, Cherif Kheddam, m'en ont empêché.


Si ce message m'a été envoyé à votre insu, cette lettre se trompe de destinataire même si, formellement, il engage votre responsabilité.


Dans tous les cas, je prends acte de votre refus d’insérer mon légitime droit de réponse, suite à un article me diffamant, publié à la « une » de votre quotidien le 17/01/2012. Le motif invoqué à cette fin de non-recevoir est la longueur du texte. Ce n’est là qu’un prétexte ! Pour ceux qui ont pris la décision de cet acte, l’essentiel est de gagner du temps pour que la communication soit à sens unique. Vous le savez autant que moi, l’information est une arme de guerre aux conséquences incommensurables. Toutefois, en s’attaquant avec autant de hargne à la crédibilité d’autrui, on risque d'y laisser la sienne.


En effet, l’image est scandaleuse ! M. Omar Belhouchet, brillant récipiendaire de la Plume d’Or, se met à couvrir l’insulte contre un démocrate !


Je suis au courant du permanent harcèlement judiciaire auquel les autorités militaires vous soumettent depuis longtemps, et particulièrement ces derniers temps. Est-il pour autant déontologique de se servir de la diffamation contre le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle comme monnaie d’échange avec le pouvoir criminel algérien ? En contrepartie de l’extinction de certaines poursuites judiciaires, par ailleurs tout à fait révoltantes, par lesquelles le DRS vous tient en chantage, seriez-vous vraiment obligé d’en venir jusqu’au déni d’un droit de réponse ? Vous muselez un homme pour le faire trainer dans la boue !


Pour conforter votre position, quitte à ce que ma réputation en pâtisse, je vous assure que je ne retrancherai pas un mot du texte que vous avez refusé de publier. Que le DRS s’en réjouisse.
Par ailleurs, dans le message que vous m’avez transmis et dans la vaine recherche de prétextes à l'intenable posture d'El Watan, était-il besoin de me menacer et de m’agresser en écrivant : « Nous nous réservons quant à nous, le droit et le devoir de ne pas livrer nos journalistes à des attaques dans le genre de celles avec lesquelles vous l’avez ciblée. » ?


Tout le monde aura constaté que dans cette affaire vous inversez les statuts de la victime et du bourreau. Je suis trop responsable pour m’autoriser, dans ma réponse le moindre écart contre votre journaliste.
Je comprends qu'au nom de certaines convictions, un "malentendu" en appelle un autre au lieu de se questionner et de débattre sur le terme idoine devant qualifier l'incompréhension ayant existé entre la Kabylie et la France depuis 1857. Mais comment se fait-il que votre journaliste ou votre rédaction soient si heurtés par un mot de ma part et restés de marbre devant l’appel au meurtre lancé contre moi sur « Youtube », par un mufti, et ex terroriste islamiste, à partir d'Alger ?


Le courage de la liberté d’expression a de tout temps été autre chose que l’obtempération à la dictature. Et pour ce qui me concerne, je refuse de censurer votre réponse et la publie ci-dessous.


Salutations


Paris le 30/01/2012

jeudi 26 janvier 2012

Un imam d'Alger appelle au meurtre de Ferhat Mehenni

Un imam d'Alger appelle au meurtre de Ferhat Mehenni

Un imam d'Alger appelle au meurtre de Ferhat Mehenni

25/01/2012 - 12:30


ALGER (SIWEL) — Un imam connu sur la place d'Alger, Abdelfatah Hamadache, très actif au sein de la mosquée de Belcourt avec des éléments de l'ex FIS (Front Islamique du Salut) , a enregistré une vidéo sur Youtube traitant Ferhat Mehenni, président du GPK, d'anti-Islam, de séparatiste et d'allié de la France avant de qualifier les Kabyles partisans du projet autonomiste du MAK qui prône la laïcité de "verser dans la débauche".



Le cheikh islamiste a réagi suite à un article paru dans le quotidien francophone algérien El Watan diffamant Ferhat Mehenni en l'accusant d'insulter les Martyrs de la guerre de libération.


L'imam en question a qualifié M. Mehenni de « honte », d'« impie » et de « traitre » qui est selon lui derrière « la dérive d'une partie de la jeunesse kabyle » qu'il qualifie de « jeunes barbares » (le mot désignant les Amazighs en arabe).


« Le renégat Ferhat Mehenni et après avoir tenté de dévier les jeunes barbares de cette région a initié un plan de division de l'Algérie à travers son mouvement pour l'indépendance de la Kabylie. Aujourd'hui il est allié de la France », a-t-il dit.


L'enregistrement de la vidéo a été accompagné par des chants djihadistes et même de retentissements de balles désignant clairement Ferhat Mehenni comme une potentielle cible. Pour le moment, aucune réaction officielle des autorités algériennes n'a été constatée.


uz/cc
SIWEL 251245 JAN 11

jeudi 12 janvier 2012

Ferhat Mehenni à l'Assemblée nationale française : « Nous devons lever les malentendus de l'Histoire »

Ferhat Mehenni à l'Assemblée nationale française : « Nous devons lever les malentendus de l'Histoire »

Ferhat Mehenni à l'Assemblée nationale française : « Nous devons lever les malentendus de l'Histoire »

12/01/2012 - 23:14


PARIS (SIWEL) — Le président du Gouvernement provisoire kabyle Ferhat Mehenni a affirmé jeudi 12 janvier à l’Assemblée nationale française que « ce qui oppose aujourd’hui le pouvoir algérien à la Kabylie est bien plus lourd que le malentendu qui a pu exister de 1857 à 1962 entre la Kabylie et la France ».



Intervention de F. Mehenni (PH/ M. A-M. SIWEL)
Intervention de F. Mehenni (PH/ M. A-M. SIWEL)
S’exprimant dans une allocution lors d’une rencontre tenue à l'Assemblée nationale française, autour du thème « la Kabylie à travers l'histoire » , M. Mehenni a retracé la genèse du conflit qui oppose la Kabylie au régime algérien depuis l’accession de l’Algérie à son indépendance en 1962 ainsi que les relations entre la Région et la France.


« Les relations entre la France et la Kabylie ont été marquées par un malentendu qu’il est enfin temps de dépasser. Cet instant que nous sommes en train de vivre et qui met la Kabylie à l’honneur en ces prestigieux lieux est un premier pas dans la bonne direction », a-t-il dit remerciant entre-autres organisateurs l’Ancien ministre français et actuel député-maire du Raincy, M. Eric Raoult.


Pour M. Mehenni, « ce malentendu n’a jamais été traité pour des raisons géopolitiques. La Kabylie n’ayant pas récupéré sa souveraineté à l’indépendance de l’Algérie, en 1962, par formalisme bureaucratique et protocolaire, son dossier a été transféré à l’Etat algérien qui en use et abuse pour éviter de refermer les plaies du passé qui compromettent la construction d’un avenir de solidarité entre nos deux peuples. »


Il est temps, a estimé le président du GPK, que « la Kabylie reprenne ses droits et ses attributs pour apporter à l’Afrique du Nord et au Bassin Méditerranéen sa contribution à la paix et la prospérité économique régionale, même de manière tout à fait modeste ».


Selon lui, « l’émergence d’une Kabylie de laïcité et de liberté ne peut que renforcer la communauté internationale éprise de paix et de stabilité ». Pour cela, dit-il, « il serait bon que cette même communauté internationale, à commencer par la France, reconnaisse à la Kabylie le droit à son autodétermination » car, a-t-il ajouté « le pouvoir algérien a perdu toute légitimité sur la Kabylie qu’il réprime, agresse, occupe, colonise, ravage et traite en ennemie depuis 1962 », rappelant les politiques visant à dépersonnaliser la Kabylie « victime d’un sabotage économique depuis 1980 ».


Cette situation s’est aggravée depuis l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir a souligné Ferhat mehenni précisant qu’« une poignée de terroristes sert de prétexte pour un déploiement militaire sans précédent en Kabylie qui instaure davantage l’insécurité ». Une insécurité dit-il qui ne se limite plus à un phénomène conjoncturel mais qui est devenue « une politique criminelle délibérément décidée par les plus hauts dignitaires du régime algérien visant à ramener par la peur les Kabyles dans le giron officiel ».


Il a abordé l’empêchement de la marche du MAK à l’occasion de Yennyer soulignant que « le pouvoir cherche une confrontation violente avec la Kabylie pour resserrer les rangs autour de lui à travers la haine anti-kabyle qu’il nourrit et entretient depuis toujours à travers l’Algérie. »


uz/bbi
SIWEL 121555 JAN 11

lundi 5 décembre 2011

Chanson de Matoub Lounès "Kenza". Vidéo sous-titrée en kabyle avec la traduction française de la chanson.
(Transcription en Tamazight et traduction/adaptation en français de Yalla Seddiki - Matoub Lounès, Mon nom est combat).

vendredi 2 décembre 2011