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mardi 21 août 2012


Arrestation de 5 jeunes des At Yahia Moussa : le MAK condamne et exige leur libération

21/08/2012 - 12:19

KABYLIE (SIWEL) — Selon des recoupements, 5 jeunes originaires des At Yahia Moussa, ont été arrêtés par les services de sécurité. Pour rappel, des jeunes de cette région se sont révoltés, la semaine écoulée, contre les militaires en position dans leur région, qui mettaient le feu aux forêts de la localité. Ces jeunes qui voulaient en découdre avec ces pyromanes, ont exigé le départ des militaires de la Kabylie.


Eléments de l'armée algérienne. (PH/DR)
Eléments de l'armée algérienne. (PH/DR)
Suite à cette information, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, (MAK) a estimé, par la voix de son président M. Bouaziz Ait Chebib, que ces jeunes « sont coupables de leur révolte contre une armée pyromane qui intensifie sa politique de terre brûlée en Kabylie ». 

Le président du MAK qui a condamné avec force ces agissements a ajouté que ces jeunes « n'ont rien fait d'autre que d'assumer dignement leur citoyenneté en exigeant le départ d'une institution qui incarne l'occupation ». 

M. Ait Chebib a souligné que « le MAK condamne cette atteinte de trop à la dignité du peuple kabyle, apporte son soutien indéfectible à ces victimes de l'arbitraire du régime raciste d'Alger et exige leur libération immédiate ». 

« Le peuple kabyle que personne ne peut tromper, est conscient de son devoir d'arracher son droit à l'autodétermination », a encore souligné M. Ait Chebib. 

aai 
Siwel 211219 août12 

samedi 18 août 2012

Tunisie - Photos des victimes de l’agression barbare des salafistes à Bizerte

Tunisie - Photos des victimes de l’agression barbare des salafistes à Bizerte


Les photos des victimes des agressions barbares perpétrées hier (voir notre article à ce sujet) par des salafistes de Bizerte, viennent d’être publiées sur les réseaux sociaux.
Ces sauvageries ont eu lieu suite à l’organisation d’une manifestation de soutien à la cause palestinienne en présence de Samir El Qantar, ancien prisonnier politique libanais (30 ans dans les geôles israéliennes).
Pour les salafistes, El Qantar n’aurait pas le droit de s’exprimer, car il soutient Bachar El Assad !
Il est vrai aussi qu’El Qantar a critiqué, lors de sa présence en Tunisie, Rached Ghannouchi.




Crédit photo : Imed Sfaxi

jeudi 14 juin 2012

N’ayez pas peur de l’islam qu’ils disent



N’ayez pas peur de l’islam qu’ils disent
 juin 13th, 2012  Europe-Israel.org


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Michel Garroté – « Faut-il avoir peur de l’Islam ? ». Le très lucide et très bien documenté Père Guy Pagès réagit à cette question naïve posée par des ecclésiastiques égarés (extraits adaptés ; liens en bas de page) : ‘Faut-il avoir peur de l’islam ?’. Tel est le titre d’un dépliant publié par les éditions Bayard, dans la série ‘Les fiches croire’, en partenariat avec le Secrétariat pour les Relations avec l’Islam de la Conférence des Evêques de France, et disponible en quantité, depuis le mois de février, aux présentoirs des portes de nos églises, de France et de Navarre.


La réponse donnée (par des évêques) à cette question (posée par ces mêmes évêques) est celle d’une ‘approche’ qui prétend passer ‘entre naïveté’ et ‘rejet’ (p.3), et qui, pour ce faire, n’hésite pas à utiliser l’odieux procédé de l’amalgame, ce qui, de fait, évite la naïveté, puisque conscience il y a, et le rejet, puisque coopération à notre islamisation il y a, comme je vais le montrer ci-après, écrit le Père Guy Pagès (Note de Michel Garroté : le dépliant intitulé ‘Faut-il avoir peur de l’islam ?’ auquel répond – ci-dessous – le Père Pagès est en effet un dépliant truffé d’erreurs historiques, géographiques, philosophiques et théologiques. Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet de façon rigoureuse, je recommande – une fois de plus – les écrits remarquables de Bat Ye’or, Alexandre del Valle, l’abbé Alain-René Arbez, Guy Millière, Gilles-William Goldnadel, Raphaël Draï, Michel Gurfinkiel, Daniel Pipes et Ivan Rioufol).


Père Guy Pagès : Dès la page 2 apparaît la traditionnelle confusion entre ‘musulmans’ et ‘islam’, qui sert à attribuer à l’islam les vertus naturelles de certains musulmans dits modérés. Une chose en effet est-ce que vivent les musulmans, et, autre chose, ce qu’est l’islam. Écrire que ‘en Europe, l’immense majorité des musulmans vit un islam tolérant’ (p.5), n’est-ce pas écrire qu’il peut en être aussi autrement ? Cette constatation ne saurait donc en rien tranquilliser ceux pour qui l’islam est de nature démoniaque, menteur et assassin dès l’origine (Jean 8.44). Ne sait-on pas que les musulmans ont le devoir de soumettre la terre entière à la charia (Coran 4.74 ; 9.41) et que leur comportements et revendications évoluent en fonction de leur nombre ? ‘Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix quand vous êtes les plus forts’ (Coran 47.38).


Père Guy Pagès : Le procédé de l’amalgame est utilisé en mettant sur le même pied : les ‘croisades’ et ‘les conquêtes ottomanes’ (p.4). Comme si les croisades avaient été autre chose qu’une entreprise défensive des terres devenues pacifiquement chrétiennes et envahies à la pointe de l’épée par les armées mahométanes. Comme si les conquêtes ottomanes avaient été des réactions de légitime défense. ‘L’époque coloniale’ et ‘la guerre d’Algérie’ (p.4). Comme si la colonisation de ce qui n’était pas encore l’Algérie n’avait pas eu pour raison première de mettre fin aux rapts d’esclaves, aux razzias sur nos côtes méditerranéennes et aux actes de piraterie incessants durant des siècles.


Père Guy Pagès : ‘La Bible’ et ‘le Coran’. ‘On peut justifier la violence en se référant au Coran, c’est vrai aussi pour la Bible’ (p.7). Mais où un chrétien trouve-t-il dans le Nouveau Testament -sans lequel il ne lit pas l’Ancien Testament – un seul verset appelant à la haine et au meurtre comme on en trouve des centaines dans le Coran, tels ceux-ci : ‘Rien d’autre : le paiement de ceux qui refusent Allah et son messager, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupées la main et la jambe opposée, qu’ils soient expulsés de la terre’ (Coran 5.33). ‘Entre nous et vous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul’ (Coran 60.4).


Père Guy Pagès : Pour détruire la foi chrétienne et frayer la voie à l’islamisation des chrétiens, n’est-ce pas un excellent moyen d’amalgamer Bible et Coran ? Pour aider les chrétiens à accueillir l’islam leur sont vantés du Coran les ‘très nombreux versets en faveur de la paix et de l’harmonie’ (p.7), sans leur préciser que ces versets ont été abrogés par les versets violents (Coran 2.106). Flagrante désinformation. Injustifiable manipulation. Et ce, de la part de personnes censées compétentes et de surcroît agissant sous le couvert de l’autorité de l’Église, ajoute le Père Guy Pagès (fin des extraits adaptés de la réaction du Père Pagès ; ci-dessous, les liens vers les sources).


Pour ce qui me concerne et cela sera ma conclusion, je note que certains ecclésiastiques français abordent aujourd’hui l’islam, tel qu’ils ont abordé, dès les années 1970, le communisme. Je ne me prononce pas sur la question de savoir si c’est de leur part une forme de stupidité ou une forme de collaboration capitularde. En revanche, je me prononce de façon claire sur la démarche que les laïcs sont en droit d’adopter face à cette situation : que ces laïcs soient athées, chrétiens ou juifs, ils ont le droit de dénoncer tout ce qui – y compris dans les fausses allégations de facture ecclésiastique – fait injure à la vérité. La démarche consistant à dénoncer ce qui est faux demeure l’un des fondements de la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne. Défendre la liberté sans défendre la vérité, ou défendre la vérité sans défendre la liberté, cela n’a aucun sens. L’islam est une idéologie prétendument religieuse, conquérante et parfois génocidaire. S’il n’est plus permis d’écrire cela, alors autant cesser d’écrire.


Michel Garroté

mardi 12 juin 2012

« Jean Claude et Djamila » ou comment se moquer des musulmanes à peu de frais



« Jean Claude et Djamila » ou comment se moquer des musulmanes à peu de frais
Posted on 11 juin 2012 by Leïla Adjaoud - Article du nº 255
بسم الله الرحمان الرحيم


Au Nom d’Allah Le Clément, Le Miséricordieux,


Lettre ouverte à Madame Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de l’Information


Madame le ministre,


J’ai déjà eu l’occasion de dénoncer votre nomination puisque vous fûtes l’un des rares députés socialistes à voter la loi islamophobe de l’UMP à l’encontre de nos sœurs portant le voile facial.


http://ripostelaique.com/en-nommant-valls-et-filippetti-hollande-et-ayrault-ont-trahi-les-femmes-francaises-en-niqab.html


Et je constate que dans vos attributions, il y a « l’Information », donc en particulier tout ce qui circule sous le manteau et publiquement sur Internet, vecteur de la haine islamophobe comme l’ont très bien démontré nos amis du Mrap.


Ainsi, à peine fûtes-vous nommées, il circule sur « la Toile » une abominable vidéo stigmatisant nos sœurs portant le voile intégral.




http://www.youtube.com/watch?v=guqvBgn2PYI


Cette pseudo-parodie islamophobe du « portrait de la semaine » de l’émission Sept à Huit de TF1 est uniquement destinée à ridiculiser les Français-e-s de confession musulmane, les reléguant ainsi dans le rôle de sous-citoyens victimes d’un racisme anti-musulman qui ne dit pas son nom et qui n’est que le prolongement nauséabond d’un racisme anti-arabe.


Quelle réaction du nouveau gouvernement et de vous-même devant de telles provocations ? Aucune !


Que la malédiction d’Allah le Très-Haut soient sur vous, Madame Aurélie Filippetti, et sur tous ceux qui refusent de suivre la voie juste jusqu’au Jour du Jugement Dernier.


Leïla ADJAOUD, Présidente du Directoire du Collectif des Associations de Femmes Françaises En Niqab (CAFFEN) et Co-Présidente du Comité contre la Stigmatisation des Musulman-e-s Pratiquant-e-s sur Internet (CSMPI).

dimanche 10 juin 2012

Ferhat Mehenni serait déchu de sa nationalité algérienne (rumeur)

Ferhat Mehenni serait déchu de sa nationalité algérienne (rumeur)

10/06/2012 - 22:01



AZAZGA (SIWEL) — Une rumeur a circulé ce dimanche à Azazga, à 40 Km à l'est de Tizi-Ouzou, indiquant qu'une circulaire serait arrivée au Commissariat de police de la ville selon laquelle M. Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, serait déchu de sa nationalité algérienne.

Contacté par Siwel, le porte-parole du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), M. Makhlouf Idri a déclaré : « le Président Ferhat Mehenni savait déjà qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis mars 2009 mais la nouveauté est cette déchéance de l'algérianité à laquelle lui-même a renoncé pour sa Kabylité et sa nationalité authentique kabyle ».
Sur les raisons d'une telle action des autorités algériennes, le porte-parole de l'Anavad avance que « le pouvoir algérien avec ses accointances arabo-islamistes voudrait lui faire payer ainsi sa visite en Israel », visite effectuée du 20 au 24 mai dernier, acompagné de M. Lyazid Abid, ministre des Relations internationales au sein de l'Anavad, visite durant laquelle ils avaient été reçus à la Knesset et avaient rencontré de hauts responsables politiques et des intellectuels israëliens.

C'est en mars 2009, soit quelques semaines avant la présidentielle du 09 avril (qui avait vu Bouteflika se faire élire pour un 3ème mandat, après que ce dernier ait truturé la constitution algérienne, cette dernière limitant à 2 mandats l'exercie du Président de la République) que la presse algérienne avait fait état d'un mandat d'amener délivré par un juge de Bouira.

La justice aurait été actionnée par les autorités algériennes, car « elles n’auraient pas apprécié la manifestation dans cette ville, attribuée aux militants du MAK (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie) (dont Ferhat Mehenni était président au moment des faits, NDLR), organisée par des étudiants de l’université Muhend-U-lhadj At Wakli, le 20 avril 2008 ».
M. Ferhat Mehenni avait réagi à ce moment-là en se demandant : « Pourquoi ce n’est que près d’un an plus tard que cette instance judiciaire entreprend cette action contre moi, juste à la veille des élections présidentielles qui, au demeurant, ne passionnent personne au pays des Kabyles ? ».



« N’y cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire au prévisible et ridicule taux de participation de la mascarade des présidentielles du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas y créer des troubles, un printemps-noir-bis, pouvant servir de diversion pour faciliter le bourrage des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ? Ou bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer et me pousser à l’exil définitif ? »
Rappelons que 98% des citoyens de Kabylie avait boycotté la présidentielle algérienne du 9 avril 2009, le peu de votants étant issu des corps constitués : police, armée en stationnement sur tout le territoire kabyle, fonctionnaires de l'administration, ainsi qu'une population arabophone habitant les zones limitrophes de la Kabylie, que le pouvoir fait déplacer par bus entiers pour remplir les urnes en Kabylie...

Ferhat Mehenni demeure déterminé : « Quoi qu’il en soit, je voudrais que tous mes adversaires sachent que je ne renoncerai ni à mon action pour l’autodétermination de la Kabylie, ni à ma liberté de penser et de m’exprimer. C’est sur le plan des idées et du combat politique qu’il est sain de me contrer et non par l’anathème, l’insulte, la répression, la corruption ou l’assassinat. »

wbw

SIWEL 102101 JUIN 12

lundi 4 juin 2012


Affaire des caricatures de Mahomet : quatre individus jugés coupables de terrorisme contre le journal danois Jyllands-Posten.

04/06/2012 - 12:45

COPENHAGUE (SIWEL) — Quatre individus ont été jugés coupables de terrorisme, par le tribunal du district de Glostrup dans la banlieue de Copenhague, dans l’affaire du complot d’assassinat du personnel d’un journal danois, Jyllands-Posten, qui avait publié, en 2005, les caricatures sur le prophète de l’islam, Mohamed.


Siège du journal danois Jyllands-Posten. PH/DR
Siège du journal danois Jyllands-Posten. PH/DR
Il s’agit de trois suédois et un tunisien, qui se sont rendus coupable d’attentat terroriste contre le personnel du journal, a jugé, ce matin, le tribunal du district de Glostrup dans la banlieue de Copenhague. Sahbi Ben Mohamed Zalouti, Mounir Awad et Omar Abdalla Aboelazm, citoyens suédois d'origine tunisienne, libanaise et marocaine, et Mounir Ben Mohamed Dhahri, Tunisien 

Les quatre « terroristes », qui avaient plaidé non-coupables, devant le tribunal, ont été jugés « coupables de terrorisme », a indiqué la présidente du tribunal, Katrine Eriksen, à l’AFP. 

Le verdict a été retransmis en direct sur deux chaînes de télévision publiques DR et TV2. 

Le parquet avait souligné, qu'au moment de leur arrestation, les quatre hommes avaient eu l'intention de « tuer un grand nombre de gens »dans les locaux du quotidien Jyllands-Posten, à Copenhague. 

Un pistolet-mitrailleur avec silencieux, un revolver, 108 balles et 20.000 dollars (16.084 euros) en espèces ainsi que 200 tiges en plastique pour ligoter des otages avaient été saisis par la police auprès de ces quatre hommes. 

ri/bbi 
SIWEL 04 1248 JUIN 12code

vendredi 18 mai 2012

Religion Affaire de l’exorcisée à mort en Belgique



Religion Affaire de l’exorcisée à mort en Belgique : Le frère de Latifa Hachmi témoigne [Interview]
18.05.2012 | 14h11Article lu 1449 fois Réagissez à cet article (2) Propos recueillis par Alexis Mehdi Mantrach




Huit ans de combat acharné pour que justice soit faite. Fouad Hachmi, frère de Latifa Hachmi, la MRE exorcisée à mort en 2004, est animé par une détermination transcendante : celle de faire punir les bourreaux de sa sœur. Parce qu'elle ne réussissait pas à tomber enceinte, cinq exorcistes auto-proclamés ont, avec l'aval de son mari, précipité la mort de la jeune femme en pratiquant sur elle le rite exorciste de la Roqya. Ils avaient été alors condamné à une peine légère pour homicide involontaire. Aujourd'hui, alors que s'est ouvert Lundi dernier un nouveau procès en assises visant à requalifier les faits en « tortures ayant conduit à la mort », Fouad Hachmi témoigne. Sa douleur, sa rancoeur, ses attentes. Témoignage.  
Latifa Hachmi avait subi de nombreuses cures d'exorcisme dans le mois précédent sa mort
Yabiladi : Quelles sont les preuves matérielles sur lesquelles la cour d’appel s’est fondée pour requalifier les faits en « torture ayant conduit à la mort » ?
Fouad Hachmi : Il y en a eu plusieurs. Le premier concerne l’autopsie du corps de Latifa qui a révélé qu’elle aurait reçu, durant le mois précédent sa mort, plus de 40 coups. La plupart de ces coups ont été infligés par un objet contendant qui n’a jamais été retrouvé au domicile de ma sœur [ndlr. une batte de baseball aurait été retrouvée néanmoins au domicile d’un des accusés]. Deuxième élément à charge : les témoignages, maintes et maintes fois modifiés, et qui ont mis en lumière plusieurs incohérences. Certains d’entre eux relataient d’ailleurs la dissimulation de l’objet contendant alors que d’autres en niaient l’existence. Enfin, troisième élément : le mode de fonctionnement du groupe, qui avec du recul, nous a fait penser au fonctionnement d’une secte, avec à sa tête un gourou – le cheikh Aznagui, son disciple – le néo-musulman Xavier Meert, trois exécutantes – Jamila Zian, Fatima Zekhnini et Hayate Saif Nasr, et, enfin, mon ex-beau-frère – Mourad Mazouj.
Concernant Mourad Mazouj, le mari de Latifa, que pensez-vous de son attitude lors de l’affaire et du procès ?
 Le jour de la mort de Latifa, mon père s’est rendu au domicile de ma sœur et est tombé sur son mari. Ce dernier lui a dit que ma sœur était sortie faire une course. Mon père l’a cru, puis est reparti. Plus tard dans la journée, vers 13h,  mon père repasse chez elle et il voit une ambulance. Bien entendu, paniqué, il rentre en trombe dans son domicile et tombe nez-à-nez avec une équipe de réanimation qui tentait de sauver ma soeur.  Là, il comprend que quelque chose de très grave vient de lui arriver. Le plus étrange dans cette histoire, c’est l’attitude de mon ex-beau-frère : il va voir mon père en pleurant à chaudes larmes et lui dit ne rien avoir compris, ni même vu de suspect qui puisse laisser présager d’un tel drame.
Cette posture, entre déni et fausse compassion, c’en est une qu’il maintiendra tout au long du procès, qu’il s’agisse de celui de 2004 ou de l’actuel. Pour ma part, je crois qu’il est totalement impliqué dans les tortures qui ont mené à la mort de ma sœur. A plusieurs reprises d’ailleurs avant sa mort, nous avions eu des témoignages d’actes de violence répétés de la part de Mourad à son encontre. De plus, quelques temps après le premier procès, nous avons appris que Latifa voulait le quitter, ce qui, en plus de son incapacité à tomber enceinte, aurait pu définitivement finir par convaincre Mourad que ma sœur était bel et bien possédée par des démons. Je tiens à rappeler qu’au début de l’affaire, nous avons cru en son innocence ; d’ailleurs, nous sommes même allés jusqu’à lui prendre un ténor du barreau pour défendre son cas.  Ce n’est qu’en venant au Maroc pour l’enterrer, et en parlant de ce qui était arrivé à ma sœur avec des gens de la famille, que nous avons commencé à avoir des doutes sur son innocence.
A ce propos, est-il vrai que ce serait lui, et non votre sœur, qui serait stérile ?
 A vrai dire, il n’est pas stérile. Ni elle ne l’était d’ailleurs. Ils avaient tout simplement, l’un comme l’autre, un taux de fertilité en dessous de la moyenne ce qui, par conséquent, réduisait considérablement leurs chances d’avoir un bébé. Ma sœur avait d’ailleurs parlé à de nombreuses reprises de l’idée de recourir à l’insémination artificielle. Mais la secte ne lui aura pas laissé cette chance. Quant à son mari, qui s’est remarié en 2008, il n’est pas aussi impuissant qu’on a pu l’entendre puisqu’il est aujourd’hui père de trois enfants.
Quel est votre ressenti par rapport aux autres accusés, notamment le Cheikh Aznagui, considéré par beaucoup comme « le gourou de cette secte » ?
Abdelkrim Aznagui, alias le « cheikh », est effectivement le principal protagoniste dans cette histoire. C’est certainement par sa faute  que Latifa s’est retrouvée prisonnière d’un labyrinthe de dogmes qui ont conduit à sa mort.  Aznagui est un personnage de notoriété publique en Belgique, connu non seulement pour pratiquer des séances d’exorcismes, mais aussi pour faire des conférences en berbère durant lesquelles il prononce des discours salafistes au nom du Cheikh Abou Chayma. Pour moi, Aznagui n’est qu’un usurpateur, qu’un imposteur, qui s’est fait un nom en récitant tout au long de sa vie trois sourates dont il ignore même le sens. Xavier Meert, son disciple, alias « Abu Ayub Selim », l’accompagne lui aussi en général durant ses conférences, en Belgique et à l’étranger. Il n’est pas aussi « blanc comme neige » que son avocat cherche à le faire croire. Quant aux trois « sœurs », Jamila Zian, Fatima Zekhnini et Hayate Saif Nasr, je suis écœuré par leur double-jeu et leur hypocrisie : le jour de la mort de ma sœur, alors que nous pleurions sa mort à mon domicile, elles sont toutes les trois passées pour demander à ma mère si elle avait besoin de quelque chose. Ma mère leur a répondu que non. Puis, voyant que cette dernière se levait pour enduire le corps de ma sœur d’huile sainte, les trois « sœurs », qui craignaient que ma mère ne sentent l’odeur des mixtures qu’elles l’avaient forcées à ingurgiter ou celles des huiles qu’elles lui avaient appliquées sur le corps de Latifa dans le mois précédent sa mort, se sont levées comme un seul homme et lui ont dit : « Ne te dérange pas khalti, on va nous même lui oindre le corps ! ».« Khalti ?! » Des femmes qui ont réalisées à plusieurs reprises des massages vaginaux, ou entrées leurs mains dans la bouche de Latifa au point de lui faire exploser la carotide, et qui appelle ma mère Khalti ?! Mais qui sont ces gens ?!
Qu’attendez-vous de ce procès ?
Ma sœur est décédée en 2004. Nous sommes en 2012. Cela fait maintenant huit ans que je patiente. Huit ans en « standby ». On a toujours respecté la justice mais nous attendons d’elle aujourd’hui qu’elle rende un jugement équitable, correct et exemplaire. Nous voulons qu’elle reconnaisse la souffrance infligée à notre famille et qu’elle établisse le rôle de chacun des protagonistes dans cette affaire. Notre avocat (Me Jean-Paul Tieleman) réclame la peine à perpétuité pour les principaux d’entre eux. Nous voulons également que cette histoire serve de débat constructif sur l’Islam, et sur ses dérives lorsque celui-ci est dévoyé de son caractère essentiel, de son humanisme, par des individus qui croient avoir le pouvoir de décider qui est musulman et qui ne l’est pas. L’Islam est la religion de la tolérance, et nous voulons que le drame de ma sœur le rappelle.

mardi 8 mai 2012

Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français


Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français

07/05/2012 - 23:14


PARIS (SIWEL) — Le président du gouvernement provisoire kabyle M. Ferhat Mehenni a aujourd'hui adressé un message de félicitations au nouveau président élu de la république française, M. François Hollande.



Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle (PH : SIWEL)
Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle (PH : SIWEL)
« Au nom du Gouvernement Provisoire Kabyle et en mon nom personnel, je vous présente les félicitations de la Kabylie pour votre brillante élection à la tête de la France. » écrit le président du GPK dans une déclaration transmise à Siwel.

Tout en signifiant sa compréhension des priorités qui attendent le nouveau président en matière de redressement de l'économie en France et en Europe, le président du GPK a tenu à interpeller François Hollande sur un important dossier de politique étrangère intimement lié à la Kabylie qui selon lui
« va révolutionner les frontières des pays issus de la colonisation. ». M. Mehenni a exprimé le voeu de voir la voie de la sagesse et de la clairvoyance accompagner ce processus : « La Kabylie vous regarde avec les yeux pleins d’espoir de vous voir l’accompagner dans son cheminement vers la maîtrise de son destin par elle-même. L’Azawad aussi.  » a t-il dit.

Finalement, le président du Gouvernement kabyle en exile s'est dit disponible à discuter
« sur autant une vision d’ensemble sur la géopolitique de la colonisation que sur le destin de la Kabylie. »

bbi

SIWEL 072314 MAI 12

samedi 14 avril 2012

La nécessité de la lutte armée en Kabylie. - YouTube.flv - YouTube

La nécessité de la lutte armée en Kabylie. - YouTube.flv - YouTube

La nécessité de la lutte armée en Kabylie. - YouTube.flv - YouTube

Publiée le 14 avril 2012 par 
L'islam nous a dépossédé de notre courage, et surtout de notre héroïsme connu par les plus braves de nos ennemis. Maintenant on est devenu des êtres vulnérables, manipulés à leur guise, des marionnettes contre Israel et l'Amérique , alors que ces derniers partagent avec nous le même ennenmi, celui de l'arabisme et l'islamisme honteux.
Luttons ensemble, par les armes contre les états coloniaux d'Afrique du nord..
Vive la Kabylie indépendante, au coté de l'Azawad... réaliser par Mass LITI

mercredi 4 avril 2012

Rassemblement de solidarité avec l'Azawad... - YouTube

Rassemblement de solidarité avec l'Azawad... - YouTube




Ajoutée par TamazghaParis le  1 avril 2012
Appel à un rassemblement de solidarité avec l'Azawad à Paris, le samedi 7 avril 2012 à 15h devant l'Assemblée nationale.
Place Edouard Herriot, Paris 7ème. 
Métro : Assemblée nationale (L12) ou Invalides (L8 et 13/ RER C).

mardi 6 mars 2012

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

06/03/2012 - 18:37


PARIS (SIWEL) — La diaspora kabyle peut demander la Carte d’identité kabyle dès ce 12 mars en suivant les modalités ci-dessous. C'est ce qu'à annoncé une communication du ministère des Institutions et de la Sécurité au sein du Gouvernement provisoire kabyle.



Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)
Demande de la carte d’identité kabyle dans la diaspora

Qui peut demander la carte d’identité kabyle ?

La carte d’identité kabyle est attribuée aux ressortissants kabyles déterminés selon trois critères :
- Le droit du sol (jus soli) : être né ou avoir résidé en Kabylie(1) pendant plus de 10 ans.
- Le droit du sang (jus sanguinis) : avoir au moins un parent kabyle de naissance ou par filiation.
- Le droit du mariage : être le conjoint d’un ressortissant kabyle de naissance ou par filiation.


Modalités d’obtention de la carte d’identité kabyle dans la diaspora :
La carte d’identité kabyle est demandée uniquement en ligne sur le site officiel de l’Anavad www.kabylie-gouv.org sous la rubrique Etat-civil.

Le demandeur doit :
- Remplir le formulaire en ligne intégralement(2)
- Fournir une photo d’identité numérique (ou scannée) au format 3,5 cm (largeur) x 4,5 cm (hauteur). Photo récente, en couleur, de face et tête nue.
- Fournir une copie scannée de votre pièce d’identité en cours de validité.
- Fournir une signature scannée dans un cadre de 7 cm (largeur) x 1,5 cm (hauteur).
- Fournir l’une des pièces justificatives ci-dessous.
- Régler par carte bancaire les frais administratifs requis selon l’âge du demandeur.


Pièces justificatives :
- Justificatif de naissance/résidence en Kabylie : copie passeport algérien ou carte d’identité algérienne (sauf si déjà fournie ci-dessus) ou extrait acte de naissance simple

Ou
- Justificatif de filiation : copie passeport ou carte d’identité du parent/grand parent kabyle ou extrait acte de naissance avec filiation ou autre justificatif de filiation.
Ou
- Mariage : justificatif de la citoyenneté kabyle du conjoint par l’une des pièces ci-dessus et copie acte de mariage


Coût et frais administratifs :
Le coût de la carte est de 40 euros pour les adultes et 20 euros pour les enfants de moins de 16 ans.

Le coût inclut les frais d’envoi de la carte d’identité par poste.


Validité du document :
La carte d’identité kabyle est valide pendant une période de 10 ans à partir de la date de sa délivrance.



Acquisition
La carte d’identité kabyle sera envoyée au demandeur par courrier postal à l’adresse de résidence indiquée sur son formulaire dans un délai de deux semaines à partir de la date de la demande faite avec un dossier complet.



Notes :
(1) La Kabylie est le territoire qui recouvre l’espace de l’ancienne ‘Wilaya III’ où le Kabyle constitue la première langue parlée par la société. Aujourd’hui, elle est délimitée dans le système administratif algérien par l’intégralité des wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa et par les communes et daïras kabylophones des wilayas de Boumerdes, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Jijel.

(2) Avant de remplir le formulaire Il est important de se renseigner auprès de sa famille sur :
a) Le nom authentique en Kabyle qui est souvent sous la forme (At-Winnat, Uwinnat, Iwinnaten...). Il est également conseillé d’adopter un prénom kabyle/amazigh puisque les noms et prénoms officiels seront également donnés sur la carte (voir spécimens).
b) Le nom du village d’origine.
c) Le nom du Aârch d’origine (ou de la commune actuelle si vous n’êtes pas sûr)


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SIWEL 061837 MAR 12

samedi 25 février 2012

Réactions de partis politiques : déception, satisfaction et indifférence - Actualité - El Watan

Réactions de partis politiques : déception, satisfaction et indifférence - Actualité - El Watan

Réactions de partis politiques : déception, satisfaction et indifférence

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le 25.02.12 | 01h00 Réagissez

Le discours prononcé par le président de la République, jeudi à Arzew (Oran), à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a été perçu comme un «non-événement» par certains et comme «un discours positif» par d’autres, notamment chez la classe politique.

Ainsi, dans la wilaya de Tizi Ouzou, le RCD estime que Bouteflika «est finissant et ne peut pas réveiller les vivants d’autant plus que son discours est plein de contradictions surtout quand il essaye de mettre en avant les méthodes des années 1970 alors qu’il a oublié qu’on est en 2012», commente Bousaâd Boudiaf, député de la formation de Saïd Sadi, qui ajoute : «Il faut savoir que les générations actuelles se rappellent à peine de leur passé même s’il n’est pas falsifié. Le 1er Novembre dans sa déclaration comme celle du Congrès de la Soummam ne sont pas à comparer avec des pseudo-élections qui ne serviraient qu’un clan, le clan de la clientèle. Le conseil national de notre parti a mis au clair les élections législatives. Et ce n’est pas le discours du Président qui y changera quelque chose.»
Le MSP, pour sa part, voit les choses autrement. Il est certes favorable au discours du chef de l’Etat, mais il reste toutefois sceptique sur certains points. D’ailleurs, à ce propos, Adel Belhoul, chargé de communication du bureau du MSP à Tizi Ouzou, dira : «Nous avons certes relevé des points positifs de ce qu’a déclaré le président de la République à Oran, mais il y a certains choses qui ne concordent pas avec les thèses du parti.» Et de préciser que le parti de Bouguerra Soltani a eu des assurances, à travers le discours de Bouteflika, au sujet des prochaines élections législatives. M. Belhoul a aussi souligné que «le Premier ministre doit être un technocrate mais pas un chef de parti qui va préparer le scrutin de mai prochain».
Selon lui, l’Algérie doit avoir un système parlementaire à l’image des autres pays. «Effectivement, le scrutin de mai prochain est un virage historique. C’est un rendez-vous déterminant où l’erreur est impardonnable», a-t-il soutenu. Pour le responsable de communication du MSP à Tizi Ouzou, «l’Algérie n’est pas en reste de ce qui se passe dans les pays arabes et particulièrement dans le Maghreb. L’Algérie doit donc assurer un scrutin transparent pour renforcer les libertés et bannir les habitudes du passé. En somme, à travers le discours de Bouteflika, on sent qu’il y a une volonté surtout d’éviter la fraude.»
Même sentiment chez le FLN. «Le président à appelé un vote massif car c’est une manière de dire que l’avenir du pays est entre les mains du peuple», a souligné Saïd Lakhdari, député de la formation de Abdelaziz Belkhadem, qui ajoute : «Il a même exigé la neutralité totale de l’administration et il a levé toute équivoque pour ceux qui doutent encore des reformes. Il a même demandé aux partis politiques de choisir des candidats crédibles, comme il a également insisté pour que le scrutin prochain se déroule dans la transparence et la sérénité. Il a comparé les élections de 10 mai prochain au 1er Novembre 1954 parce qu’il pense à la création d’une deuxième République. En un mot, le discours de Boutelika est rassuran», relève le mouhafadh du FLN à Tizi Ouzou.
Pour le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) de Mohamed Saïd, «il ne suffit pas de faire des discours et des promesses pour garantir la réussite du scrutions de mai prochain, d’autant plus que les anciens et les nouveaux partis vont aborder les élections à chances égales». «Comparer le scrutin du 10 mai 2012 au 1er Novembre 1954, c’est un peu trop pour au moins une raison. Le 1er Novembre, c’est l’aboutissement de presque un siècle et demi de lutte pour l’indépendance. Or, les législatives de mai interviennent dans une situation politique d’urgence», souligne Amar Ingrachene, représentant de la wilaya de Tizi Ouzou au conseil national du PLJ, qui poursuit : «Effectivement, des pressions extérieures s’exercent sur l’Algérie mais ce n’est pas une élection qui pourrait déjouer d’éventuels complots ou pressions étrangères. Nous attendons que le terrain nous démontre la volonté du Président.»
Par ailleurs, il est à remarquer l’indifférence du citoyen au discours du chef de l’Etat à Oran. «Sincèrement, on ne savait même qu’il allait faire un discours», disent deux jeunes que nous avons interrogés, hier à Tizi Ouzou. «Je pense que cette fois-ci, il n’a encore rien dit sur ce qui s’est passé dans la région suite à la tempête de neige qui fait subir aux citoyens des moments pénibles. Des communes ont été sinistrées et il n’en a même pas soufflé un mot», ont-ils ajouté. Un père de famille enchaîne : «C’est la déception totale. D’ailleurs, j’ai décidé de ne plus écouter les déclarations du Président car il ne dit rien sur les souffrances du peuple.»
Hafid Azzouzi

L’enjeu de la participation au cœur du discours de Bouteflika : la peur de l’abstention - A la une - El Watan

L’enjeu de la participation au cœur du discours de Bouteflika : la peur de l’abstention - A la une - El Watan

L’enjeu de la participation au cœur du discours de Bouteflika : la peur de l’abstention

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le 25.02.12 | 01h00 Réagissez

Le chef de l’Etat a sonné le clairon jeudi en vue d’une forte mobilisation des électeurs aux législatives du 10 mai prochain, qu’il qualifie d’élections pas comme les précédentes. Un scrutin que Bouteflika n’a pas manqué de comparer au «déclenchement de la Révolution de Novembre 1954» en raison des enjeux qu’il comporte dans un contexte international particulièrement sensible généré par la chute des dictatures dans le Monde arabe sous les yeux grand ouverts des Occidentaux.

La réussite des élections législatives prochaines semble être la préoccupation majeure des dirigeants algériens, à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’est exprimé jeudi à Arzew (salle omnisports) devant un parterre de travailleurs et de syndicalistes UGTA d’Oran. Cette fois, il n’était pas venu répondre aux préoccupations sociales de cette frange de la société, mais pour prononcer un discours de circonstance, fortement orienté vers la nécessité de participer au scrutin du 10 mai prochain. La réussite des élections législatives prochaines semble être la préoccupation majeure des dirigeants algériens, à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui s’est exprimé jeudi à Arzew (salle omnisports) devant un parterre de travailleurs et de syndicalistes UGTA d’Oran. Cette fois, il n’était pas venu répondre aux préoccupations sociales de cette frange de la société, mais pour prononcer un discours de circonstance, orienté fortement vers la nécessité de participer au scrutin du 10 mai prochain.
Les forts taux d’abstention enregistrés lors des derniers rendez-vous électoraux conjugués aux bouleversements que connaissent les pays d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient semblent dicter la démarche des hauts responsables, à l’instar du premier responsable du RND (et également Premier ministre) Ahmed Ouyahia à faire campagne pour une participation massive des électeurs. Le président de la République va plus loin que son Premier ministre, qui a qualifié de «vital pour la nation» le rendez-vous du 10 mai en le comparant, lui, au «déclenchement de la Révolution de Novembre 1954».
Les dates symboles sont mises à profit et, alors que le secrétaire général du RND s’est exprimé à Oran lors de la Journée nationale du chahid, le 18 février, le chef de l’Etat a prononcé son discours la veille de la célébration du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures. «Un parti, c’est un programme mais aussi des hommes. Si vous estimez que les candidats présentés par celui que vous préférez ne correspondent pas à vos aspirations, n’hésitez pas à aller chercher ailleurs ceux qui répondent le mieux à vos aspirations», a conseillé le président Bouteflika, sans doute pour donner une alternative aux abstentionnistes qui désapprouvent la composante des listes de candidatures élaborées selon des critères pas toujours convaincants.
La dégradation, aux yeux de l’opinion, de l’image du député, souvent associée à la recherche d’une aisance financière – une idée justifiée par la concurrence pas toujours saine qui caractérise la course aux candidatures – contribue à la tentation de l’abstention. Aujourd’hui, le Président veut un autre genre de députés, plus compétents, plus intègres, pour une meilleure crédibilité. Aux voix qui n’ont pas cessé de s’élever du public pour glorifier sa personne et lui souhaiter un quatrième mandat, il répond : «Seul Dieu est éternel» et encore : «Si j’ai pris le temps de vous écouter, alors vous aussi écoutez-moi.» Il était, certes, ravi de recevoir tant d’éloges, mais la question n’étant pas à l’ordre du jour, il était surtout soucieux de faire passer son message, celui de l’importance de réussir le scrutin législatif.
Il considère celui-ci comme «un pas décisif pour l’accomplissement des réformes politiques avec, à terme, la révision constitutionnelle qui sera en adéquation avec l’évolution de la société algérienne et les changements qui s’opèrent à l’échelle internationale». Mieux encore, le président Bouteflika pense que cette date du 10 mai va faire passer l’Algérie d’une ère à une autre avec comme promesse le respect des choix des électeurs, en insistant sur la stricte neutralité de l’administration et la transparence du vote. Comme garanties supplémentaires au dispositif juridique préconisé et à la nécessité de son application par les commis de l’Etat, il cite la large présence d’observateurs étrangers et une plus ample couverture médiatique nationale et internationale qui aura à travailler librement.
La crédibilité des prochaines législatives revêt une importance capitale et le président de la République souhaite que le peuple algérien lance un message fort au monde, qui suite de près l’évolution de la situation. «Nous vivons, lance-t-il, une époque extrêmement difficile à laquelle il faut nous adapter à défaut de quoi, elle risque de nous avaler.» Une déclaration qui précède son appel à un changement qualitatif dans les mentalités et les comportements de laisser-aller, un message adressé à la salle mais qui englobe sans doute aussi ses propres partisans.

7 milliards de dinars réservés à l’opération de vote

Selon Daho Ould Kablia, 7 milliards de dinars est le budget réservé au scrutin législatif prochain. Le ministre a fait une brève déclaration, jeudi, en marge de la visite à Oran du président de la République. A propos des nouveaux partis, il a estimé que l’étude des dossiers qui suit la tenue des congrès constitutifs ne dépassera pas une semaine, un délai suffisant pour permettre à de nouveaux partis de participer aux élections. 5 partis sont déjà agréés en attendant l’étude d’autres dossiers (7 ou 8). Pour lui, il est peu probable que son administration refuse l’agrément aux formations qui y postulent.