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mardi 8 mai 2012

Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français


Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français

07/05/2012 - 23:14


PARIS (SIWEL) — Le président du gouvernement provisoire kabyle M. Ferhat Mehenni a aujourd'hui adressé un message de félicitations au nouveau président élu de la république française, M. François Hollande.



Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle (PH : SIWEL)
Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle (PH : SIWEL)
« Au nom du Gouvernement Provisoire Kabyle et en mon nom personnel, je vous présente les félicitations de la Kabylie pour votre brillante élection à la tête de la France. » écrit le président du GPK dans une déclaration transmise à Siwel.

Tout en signifiant sa compréhension des priorités qui attendent le nouveau président en matière de redressement de l'économie en France et en Europe, le président du GPK a tenu à interpeller François Hollande sur un important dossier de politique étrangère intimement lié à la Kabylie qui selon lui
« va révolutionner les frontières des pays issus de la colonisation. ». M. Mehenni a exprimé le voeu de voir la voie de la sagesse et de la clairvoyance accompagner ce processus : « La Kabylie vous regarde avec les yeux pleins d’espoir de vous voir l’accompagner dans son cheminement vers la maîtrise de son destin par elle-même. L’Azawad aussi.  » a t-il dit.

Finalement, le président du Gouvernement kabyle en exile s'est dit disponible à discuter
« sur autant une vision d’ensemble sur la géopolitique de la colonisation que sur le destin de la Kabylie. »

bbi

SIWEL 072314 MAI 12

lundi 5 décembre 2011

La caution de Paris aux réformes de Bouteflika - Actualité - El Watan

La caution de Paris aux réformes de Bouteflika - Actualité - El Watan

La campagne algéroise de Guéant

La caution de Paris aux réformes de Bouteflika

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le 05.12.11 | 01h00 8 réactions

Il semblerait que les relations entre l’Algérie et la France se portent comme un charme ! A un point tel d’ailleurs que le gouvernement français, qui multiplie ses visites à Alger, ne tarit point d’éloges quant à la politique adoptée par l’Algérie.

En visite officielle hier, Claude Guéant, le ministre français de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, n’a ainsi pas dérogé à la règle. «Je salue les nombreuses initiatives prises par le président Bouteflika et qui vont dans le sens des préoccupations qui se sont manifestées dans la population», a assuré l’ancien secrétaire général de l’Elysée, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec son homologue algérien, Daho Ould Kablia. Celui qui est considéré comme l’un des plus proches collaborateurs du président Nicolas Sarkozy va même plus loin dans les «encouragements» : «Je suis impressionné par la description que m’a faite le ministre de l’Intérieur de tous les textes qui ont été déjà adoptés ou présentés au Parlement.» M. Guéant se dit donc satisfait de ces réformes entreprises par le gouvernement algérien et qui donneront «un supplément de démocratie» au pays.
Oui, cela ne s’invente pas. Le ministre français parlait bien des réformes politiques et des différents projets de loi, qui sont sujets de diverses polémiques depuis que les textes ont été rendus publics. Ces mêmes textes que n’ont de cesse de vilipender la société civile, l’opposition, les députés, et ce, jusque dans les rangs de l’Alliance présidentielle. Ce qui est justement reproché à ces réformes est qu’elles visent un plus grand contrôle de l’administration sur différents secteurs ou encore l’entrave à l’exercice de certaines professions ou activités. Tout le contraire d’un supplément de démocratie. L’on ne saurait soupçonner les Français d’ignorer les «réalités» d’un pays qu’ils ne connaissent que trop bien. Alors, démagogie dépassant le cadre de la sobriété et du doigté de la diplomatie, ou plus trivialement «préservation d’intérêts» ? Et les intérêts sont nombreux.

Cette visite de l’ancien directeur de campagne du président Sarkozy intervient à quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, pour laquelle la classe politique française se met en rang de bataille. De même, ces entrevues font suite et précèdent tout un ballet de nombreuses personnalités et membres du gouvernement de Sarkozy. Dans quelques jours d’ailleurs, l’Algérie sera l’hôte d’une délégation économique composée d’hommes d’affaires, dont de nombreux membres du Medef. Le volet économique n’a toutefois pas été évoqué ; Jean-Pierre Raffarin s’en chargera à sa prochaine visite.

Des actions avant des traités…

Reste qu’en dehors des lieux communs et des généralités qui n’ont de cessé d’être serinés, pas grand-chose n’aura filtré de la teneur des discussions, si ce n’est «faire le point» sur des questions «essentielles». La sécurité, la circulation des personnes, l’installation et le séjour des personnes, la révision de l’Accord d’association de 1968 ou encore la situation régionale. Des dossiers qui, de par la brièveté de cette visite-éclair de moins d’une journée, feront l’objet d’un travail «plus approfondi», dont leurs «collaborateurs» auront la charge. Et même si, au cours de cette conférence de presse, les deux «alter ego» n’ont pas évoqué explicitement la question, le dossier de la sécurité dans le Sahel, où de nombreux Français restent otages d’AQMI, est l’un des axes majeurs de la «coopération» algéro-française. Ainsi, l’on peut donc se douter que le point nodal de cette visite n’a pas été abordé par les deux hommes. Toutefois, comme l’a précisé Claude Guéant, «ce ne sont pas les traités qui confirment les amitiés, mais ce sont bien les actions qui les concrétisent».
Ghania Lassal