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lundi 5 mars 2012
mardi 3 janvier 2012
Soulagement et prudence en Kabylie - Actualité - El Watan
Soulagement et prudence en Kabylie - Actualité - El Watan

Après l’élimination de l’émir El khechkhache
Soulagement et prudence en Kabylie
le 04.01.12 | 01h00 Réagissez
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C’est avec un grand soulagement que la population de la daïra de Beni Douala a appris, avant-hier, l’élimination du chef terroriste Si Mohand Ouramdhane, alias Moh El Khechkhache, abattu par les éléments des forces spéciales de l’ANP, près d’Ihesnaouène, à 5 km de Tizi Ouzou. Né le 5 janvier 1985 à Ath Aïssi, ce redoutable émir de la seriat Takhoukhth n’avait rien qui le prédestinait à devenir le terroriste dangereux, aux yeux des gens de sa commune natale.
Le sanguinaire, qui a rejoint le maquis en 2003, avait semé la terreur dans plusieurs localités de Tizi Ouzou ; mais la plupart de ses actes ont été enregistrés dans la commune de Beni Aïssi. Les gens qui l’ont connu n’imaginaient pas, en tout cas, de par son allure, qu’il était capable de tuer, kidnapper et racketter de paisibles villageois qui sont, du reste, les siens. Hier encore, la nouvelle de la neutralisation d’El Khechkhache était toujours sur les lèvres des citoyens de cette localité avec lesquels nous nous sommes entretenus. «Il n’a épargné personne, que ce soient les éléments des services de sécurité ou les paisibles citoyens. Nous avons vécu la psychose jusqu’ici. On ne pouvait même pas se rendre la nuit à une veillée funèbre.
Des familles qui ont quitté la région craignaient de tomber dans un faux barrage dressé par le groupe terroriste qu’il dirigeait», nous confie un citoyen d’Ath Aïssi. «J’ai senti un soulagement chez les habitants de Beni Douala, notamment ceux de sa commune natale, Ath Aïssi. Maintenant, on peut prétendre au retour du calme et de la sérénité», dit d’emblée un citoyen d’Ath Aïssi. Et d’ajouter : «Dommage, on aurait bien aimé qu’il soit capturé vivant, car il aurait été plus utile aux services de sécurité quant au mouvements du reste du groupe.» Un autre habitant de Beni Douala, fonctionnaire, a affirmé que «tous les ex-otages de kidnapping l’ont reconnu. Tous le monde sait, ici, que c’était lui qui était derrière les rapts perpétrés sur la route de Tala Bounane, reliant Tizi Ouzou à Ath Aïssi». Pour un autre villageois, «sa mise hors d’état de nuire permettra à l’économie locale de bouger un peu ! Il rackettait même de petits artisans, les propriétaires d’ateliers et les commerçants qui étaient obligés, sous la menace des armes, de payer une dîme».
Pour se faire une idée de la violence des actes criminels qu’El Khechkhache avait planifiés, rappelons les deux attentats kamikazes qui ont ébranlé la ville d’Ath Aïssi : l’un d’eux a été perpétré contre la brigade de gendarmerie, au chef-lieu communal en juillet 2010. Bilan : un mort, un gardien du siège de l’APC, et 8 blessés.
En août 2009, le siège de la garde communale est attaqué, un blessé. Août 2011. Un mois après, le chef de la même brigade a échappé à un attentat alors qu’il se rendait à son travail. Le véhicule banalisé d’une patrouille de police tombe dans une embuscade sur la route de Tala Bounane. Les échanges de coups de feu font alors deux morts ; un policier et un civil. Sur le même axe routier, l’ex-émir a fait acte, à plusieurs reprises, d’enlèvements contre le versement de fortes rançons.
En août 2009, le siège de la garde communale est attaqué, un blessé. Août 2011. Un mois après, le chef de la même brigade a échappé à un attentat alors qu’il se rendait à son travail. Le véhicule banalisé d’une patrouille de police tombe dans une embuscade sur la route de Tala Bounane. Les échanges de coups de feu font alors deux morts ; un policier et un civil. Sur le même axe routier, l’ex-émir a fait acte, à plusieurs reprises, d’enlèvements contre le versement de fortes rançons.
Nordine Douici
jeudi 8 décembre 2011
le clip de Lahlou TIGHREMT "Tagrawla Leqvayel"qui rend hommage aux victimes du "Printemps noir"de Kabylie et a Matoub Lounès.
Ce clip est partagé et diffusé sous l'autorisation de Mr Lahlou TIGHREMT.
Tanmirth ik a Dda LAHLOU !
Ce clip est partagé et diffusé sous l'autorisation de Mr Lahlou TIGHREMT.
Tanmirth ik a Dda LAHLOU !
lundi 5 décembre 2011
Claude Guéant ou l’art du marchandage - Actualité - El Watan
Claude Guéant ou l’art du marchandage - Actualité - El Watan
Claude Guéant ou l’art du marchandage
le 06.12.11 | 01h00 Réagissez
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Les propos élogieux tenus, dimanche à Alger, par le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, à l’égard des réformes politiques initiées par Abdelaziz Bouteflika, ont surpris les observateurs les plus avertis des deux rives de la Méditerranée. La sortie de celui qui est présenté comme l’homme de confiance du chef de l’Etat français est d’autant plus surprenante que Nicolas Sarkozy n’a pas habitué, depuis qu’il est arrivé au pouvoir, à faire des cadeaux aux autorités algériennes.
Si les affaires marchent maintenant plutôt bien entre Alger et Paris – en témoigne d’ailleurs le nombre de marchés remportés ces 12 derniers mois par les entreprises françaises en Algérie – on ne peut effectivement pas en dire autant des dossiers politiques. Il n’est pas exagéré de dire que les deux pays ne s’entendent sur pratiquement rien. Cet état de fait, perceptible à partir de l’année 2008, s’est traduit par un net refroidissement des relations bilatérales. La preuve : la visite d’Etat que devait alors effectuer le président algérien en France avait d’ailleurs été reportée sine die.
Le dernier grand sujet objet de discorde entre les deux capitales concerne la Libye.
Le dernier grand sujet objet de discorde entre les deux capitales concerne la Libye.
Alors que Paris et ses alliés de l’OTAN avaient opté, dès le mois de mars, pour un changement à la dure du régime d’El Gueddafi, Alger avait prôné un règlement négocié de la crise afin d’éviter la déstabilisation du Maghreb. La suite des événements, tout le monde la connaît. Inutile d’y revenir. Ce n’est un secret pour personne, aujourd’hui, que c’est surtout sur la question migratoire (avec en toile de fond le souhait de Paris de réviser l’accord bilatéral de 1968) et sur la problématique de la lutte contre le terrorisme au Sahel que les approches des responsables des deux pays divergent visiblement. Compte tenu de tous ces désaccords, personne ne s’attendait à ce que Claude Guéant porte ainsi au pinacle le président Bouteflika et ses réformes. La remarque vaut d’autant plus qu’aucun dossier n’a, pour l’heure, été véritablement bouclé hier.
Comme en politique c’est toujours du donnant-donnant, on peut donc supposer que le bras droit de Sarkozy a obtenu quelque chose en échange de la «précieuse» caution apportée aux réformes politiques algériennes. Mais quoi ? Une aide accrue d’Alger pour faire libérer les 6 otages français détenus par AQMI au Sahel ? Difficile à dire.
Une chose est sûre, cela doit être suffisamment important pour que Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession en 2012, puisse l’utiliser comme carte pour remontrer dans les sondages. Autrement, Claude Guéant n’aurait probablement pas fait le déplacement à Alger.
Une chose est sûre, cela doit être suffisamment important pour que Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession en 2012, puisse l’utiliser comme carte pour remontrer dans les sondages. Autrement, Claude Guéant n’aurait probablement pas fait le déplacement à Alger.
Zine Cherfaoui
pourquoi l'autonomie est vitale pour le peuple Kabyle ,rejoignez le mak si vous etes véridiques et juste ,si vous aimez vraiment le peuple kabyle et la kabylie
La caution de Paris aux réformes de Bouteflika - Actualité - El Watan
La caution de Paris aux réformes de Bouteflika - Actualité - El Watan

Cette visite de l’ancien directeur de campagne du président Sarkozy intervient à quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, pour laquelle la classe politique française se met en rang de bataille. De même, ces entrevues font suite et précèdent tout un ballet de nombreuses personnalités et membres du gouvernement de Sarkozy. Dans quelques jours d’ailleurs, l’Algérie sera l’hôte d’une délégation économique composée d’hommes d’affaires, dont de nombreux membres du Medef. Le volet économique n’a toutefois pas été évoqué ; Jean-Pierre Raffarin s’en chargera à sa prochaine visite.
Des actions avant des traités…
Reste qu’en dehors des lieux communs et des généralités qui n’ont de cessé d’être serinés, pas grand-chose n’aura filtré de la teneur des discussions, si ce n’est «faire le point» sur des questions «essentielles». La sécurité, la circulation des personnes, l’installation et le séjour des personnes, la révision de l’Accord d’association de 1968 ou encore la situation régionale. Des dossiers qui, de par la brièveté de cette visite-éclair de moins d’une journée, feront l’objet d’un travail «plus approfondi», dont leurs «collaborateurs» auront la charge. Et même si, au cours de cette conférence de presse, les deux «alter ego» n’ont pas évoqué explicitement la question, le dossier de la sécurité dans le Sahel, où de nombreux Français restent otages d’AQMI, est l’un des axes majeurs de la «coopération» algéro-française. Ainsi, l’on peut donc se douter que le point nodal de cette visite n’a pas été abordé par les deux hommes. Toutefois, comme l’a précisé Claude Guéant, «ce ne sont pas les traités qui confirment les amitiés, mais ce sont bien les actions qui les concrétisent».
La campagne algéroise de Guéant
La caution de Paris aux réformes de Bouteflika
le 05.12.11 | 01h00 8 réactions
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Il semblerait que les relations entre l’Algérie et la France se portent comme un charme ! A un point tel d’ailleurs que le gouvernement français, qui multiplie ses visites à Alger, ne tarit point d’éloges quant à la politique adoptée par l’Algérie.
En visite officielle hier, Claude Guéant, le ministre français de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, n’a ainsi pas dérogé à la règle. «Je salue les nombreuses initiatives prises par le président Bouteflika et qui vont dans le sens des préoccupations qui se sont manifestées dans la population», a assuré l’ancien secrétaire général de l’Elysée, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec son homologue algérien, Daho Ould Kablia. Celui qui est considéré comme l’un des plus proches collaborateurs du président Nicolas Sarkozy va même plus loin dans les «encouragements» : «Je suis impressionné par la description que m’a faite le ministre de l’Intérieur de tous les textes qui ont été déjà adoptés ou présentés au Parlement.» M. Guéant se dit donc satisfait de ces réformes entreprises par le gouvernement algérien et qui donneront «un supplément de démocratie» au pays.
Oui, cela ne s’invente pas. Le ministre français parlait bien des réformes politiques et des différents projets de loi, qui sont sujets de diverses polémiques depuis que les textes ont été rendus publics. Ces mêmes textes que n’ont de cesse de vilipender la société civile, l’opposition, les députés, et ce, jusque dans les rangs de l’Alliance présidentielle. Ce qui est justement reproché à ces réformes est qu’elles visent un plus grand contrôle de l’administration sur différents secteurs ou encore l’entrave à l’exercice de certaines professions ou activités. Tout le contraire d’un supplément de démocratie. L’on ne saurait soupçonner les Français d’ignorer les «réalités» d’un pays qu’ils ne connaissent que trop bien. Alors, démagogie dépassant le cadre de la sobriété et du doigté de la diplomatie, ou plus trivialement «préservation d’intérêts» ? Et les intérêts sont nombreux.
Cette visite de l’ancien directeur de campagne du président Sarkozy intervient à quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, pour laquelle la classe politique française se met en rang de bataille. De même, ces entrevues font suite et précèdent tout un ballet de nombreuses personnalités et membres du gouvernement de Sarkozy. Dans quelques jours d’ailleurs, l’Algérie sera l’hôte d’une délégation économique composée d’hommes d’affaires, dont de nombreux membres du Medef. Le volet économique n’a toutefois pas été évoqué ; Jean-Pierre Raffarin s’en chargera à sa prochaine visite.
Des actions avant des traités…
Reste qu’en dehors des lieux communs et des généralités qui n’ont de cessé d’être serinés, pas grand-chose n’aura filtré de la teneur des discussions, si ce n’est «faire le point» sur des questions «essentielles». La sécurité, la circulation des personnes, l’installation et le séjour des personnes, la révision de l’Accord d’association de 1968 ou encore la situation régionale. Des dossiers qui, de par la brièveté de cette visite-éclair de moins d’une journée, feront l’objet d’un travail «plus approfondi», dont leurs «collaborateurs» auront la charge. Et même si, au cours de cette conférence de presse, les deux «alter ego» n’ont pas évoqué explicitement la question, le dossier de la sécurité dans le Sahel, où de nombreux Français restent otages d’AQMI, est l’un des axes majeurs de la «coopération» algéro-française. Ainsi, l’on peut donc se douter que le point nodal de cette visite n’a pas été abordé par les deux hommes. Toutefois, comme l’a précisé Claude Guéant, «ce ne sont pas les traités qui confirment les amitiés, mais ce sont bien les actions qui les concrétisent».
Ghania Lassal
samedi 3 décembre 2011
Les villageois réclament justice - Actualité - El Watan
Les villageois réclament justice - Actualité - El Watan
«Notre population veut que ces bavures cessent. Elle demande aussi que justice soit faite afin d’éviter d’autres victimes dans les mêmes circonstances, à l’avenir», explique un habitant de Tigounatine.
Akerrou, 5 jours après la bavure militaire
Les villageois réclament justice
le 04.12.11 | 01h00 Réagissez
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«Notre population veut que ces bavures cessent. Elle demande aussi que justice soit faite afin d’éviter d’autres victimes dans les mêmes circonstances, à l’avenir», explique un habitant de Tigounatine.
Cinq jours après le drame, la blessure est toujours béante chez les citoyens de Tigounatine, dans la commune d’Akerrou, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou. Ils n’arrivent pas à oublier ce mardi fatidique qui a plongé le village dans l’émoi et la consternation après la mort de deux villageois, tués par des militaires alors qu’ils revenaient d’une partie de chasse à la périphérie de cette bourgade sise entre la forêt de Yakouren et celle de Tamgout. Les habitants de Tigounatine, qui ont enterré dans la douleur, jeudi, leurs enfants, comptent interpeller les autorités concernées sur ces bavures militaires qui ont coûté la vie à des citoyens de ce village.
D’ailleurs, pour rappel, selon les villageois, trois autres victimes sont mortes dans les mêmes circonstances.
D’ailleurs, pour rappel, selon les villageois, trois autres victimes sont mortes dans les mêmes circonstances.
«En 1995, trois personnes ont été tuées dans une embuscade du côté de Tifrit Nath El Hadj. Notre population veut que ces bavures cessent. Il faut savoir aussi que ces deux chasseurs ont été tués dans une bavure militaire à 200 m seulement du village. A côté du lieu du drame, d’autres villageois faisaient la cueillette des olives. On cherche la paix et la sérénité pour notre village. On ne veut pas que d’autres citoyens meurent dans les mêmes circonstances», nous a expliqué un jeune, membre de la commission dégagée à l’issue de l’assemblée générale des villageois, tenue vendredi dans la soirée, pour discuter des suites à donner à la mort de Rafik Haddad, 17 ans, et Ramdane Maâtoub, 65 ans, deux chasseurs tués, mardi dernier, par des éléments de l’ANP dans une embuscade.
«La réunion des habitants de Tigounatine, qui s’est tenue le week-end, a abouti à la mise sur pied d’une commission chargée d’élaborer une plateforme de revendications à remettre au wali et au président de l’APW, avant la fin de la semaine», a-t-il ajouté, tout en précisant que les points essentiels de cette plateforme porteront sur l’indemnisation des parents des victimes. «Notre population attend des représentants des autorités civiles et militaires les promesses faites lors de leur déplacement à notre village après le drame. Ils nous ont rassurés sur beaucoup de choses. Donc, nous allons les saisir dans quelques jours. Nous demandons aussi qu’une enquête sérieuse soit diligentée afin de situer les responsabilités dans ce drame», a précisé un autre membre de la même commission, qui rappelle que «le commandant du secteur, qui a présenté ses excuses aux familles des deux défunts, s’est engagé à traduire devant les juridictions compétentes les responsables de cette bavure».
Notre interlocuteur a souligné que «des membres des familles des victimes seront présents lors du procès. La population veut que justice soit faite afin d’éviter d’autres victimes dans des situations similaires, à l’avenir», a-t-il- précisé. Notons, par ailleurs, que la commission dégagée lors de l’assemblée générale des villageois, vendredi, devait se réunir, hier en fin de journée, à l’effet de rédiger une plateforme de revendications.
Hafid Azzouzi
Les contentieux algéro-français sur la table - Actualité - El Watan
Les contentieux algéro-français sur la table - Actualité - El Watan

Dialogue relancé
L’ambassadeur s’est félicité de l’augmentation des visites de hauts responsables français en Algérie, après le long passage à vide entre 2008 et 2010. Il a cité la venue à Alger du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, de la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, des responsables du Conseil supérieur de la magistrature, du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Pierre Sellal… «Pierre Sellal est venu pour faire suite à la visite d’Alain Juppé en juin 2011. Nous avons convenu de continuer ces consultations à un niveau politique et à un niveau inférieur. Dans le système politico-administratif français, le secrétaire général mène beaucoup de consultations bilatérales avec ses grands homologues, comme ceux de l’Inde, de Chine, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, du Maroc… Curieusement, nous n’avions pas de consultations régulières avec le secrétaire général algérien. Il fallait réparer cet oubli», a expliqué l’ambassadeur de France. Selon lui, il s’agit de l’amorce d’un nouveau dialogue.
Claude Guéant aujourd’hui à Alger
Les contentieux algéro-français sur la table
le 04.12.11 | 01h00 Réagissez
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La relance des négociations sur la révision voulue par Paris de l’accord de 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles devrait être à l’ordre du jour de la visite du ministre français de l’Intérieur à Alger.
Claude Guéant, qui s’est déplacé à deux reprises en Algérie en 2010 en tant que secrétaire général de la présidence française, répond à une invitation de son homologue algérien, Daho Ould Kablia. Un nouveau round de discussions autour de la révision de l’accord 1968 a été reporté à janvier 2012, alors qu’il était prévu pour ce mois de décembre. «En France, les questions de circulation de personnes relèvent des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Le ministère de l’Intérieur a absorbé l’ancien ministère de l’Immigration. En Algérie, les aspects liés à la circulation des personnes sont de la compétence du ministère des Affaires étrangères. M. Ould Kablia n’est pas forcément l’interlocuteur institutionnel pour M. Guéant. Mais ces questions seront abordées d’une façon ou d’une autre, peut-être pas en entrant dans le détail», nous a précisé, hier, Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger.
Claude Guéant, dans un entretien accordé hier au journal électronique «tout sur l’Algérie » (tsa-algerie.com), a indiqué que la France veut réduire les flux migratoires d’au moins 10% dans un premier temps, «pour conserver la capacité d’intégrer convenablement et dignement les étrangers qu’elle accueille sur son sol».
Claude Guéant, dans un entretien accordé hier au journal électronique «tout sur l’Algérie » (tsa-algerie.com), a indiqué que la France veut réduire les flux migratoires d’au moins 10% dans un premier temps, «pour conserver la capacité d’intégrer convenablement et dignement les étrangers qu’elle accueille sur son sol».
A Paris, on s’inquiète du nombre de plus en plus important d’Algériens bénéficiant de visas touristiques qui ne retournent pas au pays à la fin de leur séjour. L’idée d’introduire de nouvelles restrictions n’est pas à écarter. «Nous ne ciblons aucune nationalité en particulier. Nous menons avec détermination une politique de lutte contre l’immigration clandestine, quel que soit le pays d’origine. Ceux qui entrent irrégulièrement en France vivent dans l’illusion d’un avenir meilleur qui, en réalité, n’existe pas», a précisé Claude Guéant à TSA.
L’ambassadeur de France a confirmé que la question de la lutte contre le terrorisme, notamment dans la zone sahélo-saharienne, sera abordée par le ministre français de l’Intérieur. Il a rappelé que les ministres de l’Intérieur se rencontrent à la faveur des réunions du cadre informel des 5 + 5 (pays du Maghreb + pays d’Europe du Sud) consacrées aux questions sécuritaires. MM. Guéant et Ould Kablia se sont rencontrés à Paris en mai 2011, à la faveur d’une réunion ouverte du G8 sur les actions internationales contre le trafic de drogue. Paris souhaite qu’Alger joigne l’acte à la parole dans les entreprises menées avec les pays du Sahel (Niger, Mali et Mauritanie) pour pourchasser et neutraliser l’action des groupes armés présents dans la région à travers le mécanisme du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc) basé à Tamanrasset. La France se dit prête à apporter son aide dans le cas où des demandes sont exprimées. «Nous connaissons en effet le rôle important que joue l’Algérie pour contenir, et j’espère un jour démanteler, des groupes terroristes qui doivent cesser de nuire (…). Il est fondamental que nous continuions à coopérer étroitement dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré Claude Guéant dans la même interview.
L’ambassadeur de France a confirmé que la question de la lutte contre le terrorisme, notamment dans la zone sahélo-saharienne, sera abordée par le ministre français de l’Intérieur. Il a rappelé que les ministres de l’Intérieur se rencontrent à la faveur des réunions du cadre informel des 5 + 5 (pays du Maghreb + pays d’Europe du Sud) consacrées aux questions sécuritaires. MM. Guéant et Ould Kablia se sont rencontrés à Paris en mai 2011, à la faveur d’une réunion ouverte du G8 sur les actions internationales contre le trafic de drogue. Paris souhaite qu’Alger joigne l’acte à la parole dans les entreprises menées avec les pays du Sahel (Niger, Mali et Mauritanie) pour pourchasser et neutraliser l’action des groupes armés présents dans la région à travers le mécanisme du Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc) basé à Tamanrasset. La France se dit prête à apporter son aide dans le cas où des demandes sont exprimées. «Nous connaissons en effet le rôle important que joue l’Algérie pour contenir, et j’espère un jour démanteler, des groupes terroristes qui doivent cesser de nuire (…). Il est fondamental que nous continuions à coopérer étroitement dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré Claude Guéant dans la même interview.
Les autorités françaises estiment que le Cemoc, qui se réunit tous les six mois, puisse mener des actions concrètes sur le terrain, surtout que la zone Sahel fait face à un retour inquiétant de kidnapping de ressortissants non africains. D’où la venue à Alger, avec M. Guéant, de responsables de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), une sorte de FBI français dirigé actuellement par Bernard Squarcini. La coopération entre la police, la gendarmerie et la Protection civile des deux pays sera également à l’ordre du jour de la visite de M. Guéant. Il en sera de même des échanges entre les collectivités territoriales. «Certains accords arrivent à échéance en 2012. On va voir si on peut les renouveler. Mais, lors de cette visite, il n’y aura pas de signature d’accords», a précisé Xavier Driencourt.
Dialogue relancé
L’ambassadeur s’est félicité de l’augmentation des visites de hauts responsables français en Algérie, après le long passage à vide entre 2008 et 2010. Il a cité la venue à Alger du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, de la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, des responsables du Conseil supérieur de la magistrature, du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Pierre Sellal… «Pierre Sellal est venu pour faire suite à la visite d’Alain Juppé en juin 2011. Nous avons convenu de continuer ces consultations à un niveau politique et à un niveau inférieur. Dans le système politico-administratif français, le secrétaire général mène beaucoup de consultations bilatérales avec ses grands homologues, comme ceux de l’Inde, de Chine, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, du Maroc… Curieusement, nous n’avions pas de consultations régulières avec le secrétaire général algérien. Il fallait réparer cet oubli», a expliqué l’ambassadeur de France. Selon lui, il s’agit de l’amorce d’un nouveau dialogue.
Pierre Sellal, qui a été reçu jeudi dernier par Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, a passé en revue toutes les questions bilatérales ; ils ont évoqué la coopération dans les domaines nucléaire, scientifique, technique, culturel… «Nous avons abordé aussi les questions relatives à la défense, aux archives, aux visas. Nous avons aussi parlé des questions régionales, Maroc, Libye, Syrie (…). Nous allons continuer à connaître un défilé de ministres français l’année prochaine. Nous relations vont en s’améliorant. Il serait de mauvaise foi de soutenir le contraire», a soutenu le diplomate.
M. Driencourt a évoqué la visite à Paris de M. Medelci mercredi prochain (7 décembre), où il sera «auditionné» par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française (Parlement). Il a annoncé la venue d’une délégation du Mouvement des entreprises de France (Medef), qui devrait séjourner à Alger du 11 au 13 décembre 2011 et sera conduite par Jean-Marie Dauger, président du conseil de chefs d’entreprise France-Algérie et directeur général adjoint de GDF Suez.
Interrogé sur la visite du président Bouteflika, qui devait se déplacer en France en 2009 et qui avait été reportée, l’ambassadeur français a indiqué que le chef d’Etat algérien est le bienvenu à la date qu’il voudra : «Nous sommes toujours ouverts à une visite. La période 2012 est un peu délicate. Donc je ne sais pas quand cette visite aura lieu, mais M. Bouteflika est le bienvenu en France. En tout cas, on n’en a pas parlé récemment, ça peut se discuter directement entre les chefs d’Etat eux-mêmes.»
Interrogé sur la visite du président Bouteflika, qui devait se déplacer en France en 2009 et qui avait été reportée, l’ambassadeur français a indiqué que le chef d’Etat algérien est le bienvenu à la date qu’il voudra : «Nous sommes toujours ouverts à une visite. La période 2012 est un peu délicate. Donc je ne sais pas quand cette visite aura lieu, mais M. Bouteflika est le bienvenu en France. En tout cas, on n’en a pas parlé récemment, ça peut se discuter directement entre les chefs d’Etat eux-mêmes.»
Fayçal Métaoui
Haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat - Actualité - El Watan
Haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat - Actualité - El Watan

Un rapport de Transparency International classe l’Algérie à la 112e place
Haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat
le 03.12.11 | 01h00 Réagissez
zoom | © Souhil. B
La corruption en Algérie est pratiquée à tous les...
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L’Algérie, accoutumée aux mauvais classements dans les rapports internationaux, ne déroge pas à sa réputation.
Le rapport de l’organisation Transparency International, publié le 1er décembre, la classe, sans surprise, en 112e position sur un total de 182 pays. Avec un indice de perception de la corruption de 2,9 sur une échelle de 10, le pays a perdu 7 places en une année. Une note d’autant plus alarmante qu’elle atteste, selon les mesures de l’organisation internationale, d’un haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat.L’Algérie est à la traîne, y compris dans le Monde arabe. Les pays du Golfe se joignent au club des pays les plus transparents, à l’exemple du Qatar (22e place), des Emirats arabes unis (28e), du Bahreïn (46e), Oman (50e) et le Koweït (54e). Elle est également mauvaise élève en comparaison avec les autres pays du Maghreb, comme le Maroc (80e) et la Tunisie (73e).
Par rapport aux pays africains, l’Algérie fait mieux que le Mali, la République du Congo et le Nigeria, mais elle est tout de même derrière le Malawi, la Zambie et le Lesotho.
Par rapport aux pays africains, l’Algérie fait mieux que le Mali, la République du Congo et le Nigeria, mais elle est tout de même derrière le Malawi, la Zambie et le Lesotho.
L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), présidée par Belkacem Hadjadj, précise, dans un communiqué, que l’Algérie a fait l’objet de sept enquêtes et études d’organisations internationales indépendantes, qui convergent toutes vers les mêmes résultats.«L’indice 2011 note 183 pays et territoires de 0 (extrêmement corrompu) à 10 (extrêmement intègre) selon les niveaux de corruption perçus dans le secteur public. Il utilise les données de 17 enquêtes portant sur des facteurs tels que l’application des lois anticorruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts», est-il expliqué, précisant que ces mauvais résultats de l’Algérie, pour la neuvième année consécutive, ne sont pas une surprise. «Ces dernières années ayant été marquées non seulement par une explosion des affaires de grande corruption, mais aussi par une totale absence de volonté politique du pouvoir à lutter contre la corruption», rappelle l’association.
Le communiqué de l’AACC indique qu’avant le Printemps arabe, un rapport de Transparency International portant sur la région Moyen-Orient-Maghreb soulignait que le népotisme, les pots-de-vin et le clientélisme étaient si profondément ancrés dans la vie quotidienne que même si des lois anticorruption étaient en place, elles n’avaient que peu d’effet, surtout lorsqu’elles sont de très mauvaise qualité et ne sont pas du tout appliquées, comme c’est le cas en Algérie. Et d’asséner : «Le pouvoir algérien ne fait pas uniquement semblant de lutter contre la corruption – ce qui ne trompe plus personne –, il s’acharne surtout à combattre les organisations et les militants politiques et associatifs qui dénoncent la corruption et essaient de multiplier les initiatives pour la contrer.»
Il est à noter, enfin, que le pays le plus vertueux au monde serait, selon le classement de Transparency International, la Nouvelle-Zélande, suivie de près par les pays scandinaves, Singapour et l’Australie.
Il est à noter, enfin, que le pays le plus vertueux au monde serait, selon le classement de Transparency International, la Nouvelle-Zélande, suivie de près par les pays scandinaves, Singapour et l’Australie.
Amel Blidi
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