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mercredi 28 décembre 2011

Algérie : Les islamistes se préparent à prendre le pouvoir avec la bénédiction de Bouteflika | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

Algérie : Les islamistes se préparent à prendre le pouvoir avec la bénédiction de Bouteflika | DNA - Dernières nouvelles d'AlgérieAlgérie : Les islamistes se préparent à prendre le pouvoir Algérie : Les islamistes se préparent à prendre le pouvoir 

Algérie : Les islamistes se préparent à prendre le pouvoir avec la bénédiction de Bouteflika

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L’arrivée au pouvoir des islamistes en Tunisie, au Maroc et en Egypte donne des ailes aux islamistes algériens. Le chef du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguera Soltani, estime que « la société algérienne veut être gouvernée par les islamistes ». Il appelle les formations politiques et personnalités de cette mouvance à conclure une alliance en prévision des législatives prévues en Algérie en mai 2012. Le meilleur allié des islamistes aura été le président Bouteflika.

« Nous ne sommes pas encore au stade de l'alliance, mais le débat est ouvert avec les islamistes algériens, car nous sommes en devoir, nous islamistes algériens, d'être à la hauteur de attentes de notre société qui veut être gouvernée par les islamistes », a-t-il déclaré lors d'un rassemblement préélectoral dans la wilaya de Bordj Bouararidj, à l’est d’Alger.
Soltani s'y voit déjà
Bouguera Soltani, 57 ans, ancien instituteur d’arabe, considère que la percée historique des islamistes en Tunisie, au Maroc et en Egypte aura « un effet inducteur positif » sur la mouvance islamiste en Algérie.
Ancien ministre de la Pêche, Bouguera Soltani dirige le MSP depuis 2003. Son parti qui forme l’alliance présidentielle avec le FLN et le RND dispose actuellement de 52 sièges à l’assemblée nationale.
Soltani qui demeure sous le coup d’une poursuite judiciaire en Suisse pour tortures présumées sur un journaliste algérien a reçu en novembre dernier le président d’Ennahda, Rached Ghanouchi, en visite de trois jours à Alger.
Ghanouchi et le modèle islamiste
Celui-ci expliquait alors son désir d’exporter l’islamisme version Ennahda qu’il définit ainsi : « C’est un modèle serein qui se démarque de la pratique du terrorisme et du racisme. Notre modèle favorise également l’art et la création et se démarque complètement des appréhensions soulevées ici et là par des démocrates au sujet de l’islamisme politiqueb ».
Ex-candidat à la présidentielle d’avril 2009, Mohamed Said, responsable d'une autre formation islamiste (non encore agréée), le Parti pour la Justice et la liberté (PJL), partage l’optimisme de Soltani quant à l'impact positif que pourraient avoir sur la mouvance islamiste algérienne, les victoires d'islamistes en Tunisie et au Maroc.
Les sociétés arabo-islamiques sont aujourd'hui prêtes
« Je pense que les pays arabes ont essayé toutes les théories politiques, à commencer par le communisme au Soudan, le marxisme au Yemen du Sud, le Baas un peu partout, l'économie libérale; maintenant il ya les mouvements islamistes qu'on voit arriver sur la scène. Je pense que les sociétés arabo-islamiques sont aujourd'hui prêtes à laisser ces mouvements tenter leurs chances », explique samedi 3 décembre devant les militants de son parti, selon les propos rapportés par AP.
Mohamed Said y croit d'autant plus que « les islamistes modérés ont, selon lui, tiré les leçons par rapport à l'échec des tendances salafistes radicales, partisanes des Etats théocratiques » et qu' « aujourd'hui ils sont prêts à partager le pouvoir avec les partis laïques ».
« Nous n'avons pas de souci à nous faire, c'est à nos frères tunisiens et marocains de se référer à notre expérience, de profiter de notre expertise. Chez nous, les islamistes sont présents depuis 1997 dans les assemblées élues et dans le gouvernement », souligne-t-il.
Les islamistes en Algérie, combien de divisions ?
Il est difficile de juger du poids électoral de la mouvance islamiste dans la mesure où tous les scrutins électoraux organisés depuis 1997 ont été faussés par des fraudes massives.
En revanche, ce courant a largement progressé dans la société algérienne et acquis une solide expérience aux seins des institutions.
C'est au milieu des années 1990 que les autorités algériennes ont décidé d’intégrer les islamistes dans le jeu politique pour tenter de les amadouer.
C'est d'autant plus vrai que le pays avait connu deux expériences traumatisantes avec la victoire du FIS (Front islamique du Salut) aux élections locales de juin 1990 et aux législatives de décembre 1991.
Expériences électorales traumatisantes
L'annulation de ce scrutin, décidé par l'armée, avait précipité la démission du président Chadli Bendjedid en janvier 1992, suivie d'une insurrection armée qui a fait plus de 100 000 morts.
Depuis le milieu des années 1990, plusieurs ministres islamistes ont dirigé et dirigent d’importants portefeuilles ministériels. Les ministères des Travaux publics et du Commerce, notamment, sont aujourd'hui pilotés par des ministres du MSP alors que le patron de ce parti a été élevé au rang de ministre d’Etat avant de perdre son statut.
Depuis les législatives d’octobre 1997, les islamistes du MSP ou d’Ennahda disposent de plus d’une cinquantaine de députés à l’assemblée.
Si le chiffre peut paraitre négligeable vu le nombre de sièges à l’APN (389), il ne permet pas moins à ces députés de faire entendre leur voix et parfois faire adopter des lois jugées très conservatrices à l’exemple de celle qui interdisait en 2004 l’importation de l’alcool.
Toutefois, le meilleur VRP des islamistes reste…Bouteflika.
Bouteflika glorifie la révolution islamique en Iran
C’est que le président algérien, aujourd’hui âgé de 74 ans, a multiplié les concessions au profit du courant islamo-conservateur.
Avec le consentement de la hiérarchie militaire qui l'avait imposé en avril 1999, reconduit en 2004 et qui lui a permit de se représenter en 2009 pour un troisième mandat au prix d'une révision de la Constitution.
Réconciliation nationale et amnistie en faveur des terroristes islamistes, libération des activistes condamnés pour terrorisme, construction à Alger de la troisième plus grande mosquée du monde, persécution des chrétiens, violences et actes d’intolérance à l’égard des femmes, Tlemcen capitale de la culture islamique, chasse aux couples, fermetures des bars et débits de boissons…Bouteflika a ainsi grandement contribué à faire le lit des islamistes.
Les concessions de Bouteflika
En mai 2005, il a fait un autre cadeau royal aux islamistes en recevant en audience, au siège de la présidence, l’imam égyptien Al Kardaoui lequel n’a pas manqué d’apporter sa caution à la politique de réconciliation du président.
Et le chef de l’Etat est allé même jusqu’à glorifier la révolution islamique en Iran lors de sa visite en Iran en août 2008.
En se recueillant sur la tombe de l’imam Khomeiny, Bouteflika écrivait ceci : « Tous les actes et paroles de Khomeyni restent une lumière qui guide les hommes épris de justice et qui œuvrent à la répandre entre l’humanité au moment où notre nation musulmane a tant besoin de s’inspirer de ses idéaux qui ont servi et continuent de servir l’Islam ».
Mais le meilleur gage qu’il aura donné à ce courant fut la nomination, entre 2006 et 2008, d’un crypto-islamiste, Abdelaziz Belkhadem, patron du FLN, à la tête du gouvernement.
En mai 2008, après deux années à la tête de l’exécutif, Belkhadem pouvait ainsi décréter « le Coran seule Constitution de la société algérienne ».
Les islamistes n’auraient pas rêvé de meilleurs colporteurs que Belkhadem et Bouteflika.


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vendredi 9 décembre 2011

La supercherie continue… - Actualité - El Watan


Le pouvoir et la Lutte contre la corruption

La supercherie continue…

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le 10.12.11 | 01h00 Réagissez

La condition primaire de la lutte contre la corruption est que la justice soit indépendante, intègre et dotée d’un haut niveau de compétence et de professionnalisme.»

 Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, qui prononçait hier cette belle conclusion devant le millier de participants à la conférence sur la lutte contre la corruption, ne croit pas si bien dire. Mais comme pour se reprendre, il lance tout de tout de suite après : «Je défie quiconque d’apporter des preuves tangibles qu’il y a un pouvoir ou des personnes qui interviendraient auprès d’un juge quelconque dans une affaire quelconque.» Résumons-nous donc : la justice algérienne est intègre et autonome et, par voie de conséquence, elle est irréprochable dans sa lutte contre la corruption. La logique aurait voulu ainsi que face à une lutte ferme et engagée, ce fléau aurait tout au moins décru. Or, que constatent les Algériens ? Que ce serpent de mer s’est engouffré dans quasiment tous les corps des institutions et organismes publics et les a ravagés.
La cascade de scandales éventés, sans parler de ceux qui ont été sciemment mis sous le coude, suffisent largement pour rendre caduque la rhétorique officielle dite ex-cathedra par notre ministre de la Justice. Il est vrai que, sur le plan des textes, l’Algérie pourrait rivaliser avec les plus grandes démocraties au monde. Mais les promesses, fussent-elles écrites, n’engagent que ceux qui y croient. Il a fallu attendre la célébration de la Journée mondiale contre la corruption pour que le président de la République daigne enfin signer (jeudi) le fameux décret portant composition, organisation et modalités de fonctionnement du fameux Office central de répression de la corruption (OCRC), installé il y a un an.
Encore qu’en Algérie, l’installation d’une commission, d’un office, d’une structure, d’un mécanisme, d’un comité ad hoc ou d’un groupe de travail n’est jamais un gage de sérieux dans ce que l’on entreprend. Assez souvent et par expérience, ces structures budgétivores sont destinées à servir de pain béni aux journalistes pour les détourner des dessous des affaires en leur faisant croire que l’Etat veille bien sur les sous de la République. Preuve en est que la loi de 2006 sur la prévention et la lutte contre la corruption, inspirée de la Convention de l’ONU adoptée en 2003, a prévu une agence gouvernementale contre ce fléau qui n’a jamais été installée. Avant elle, un observatoire national contre la corruption avait été annoncé, mais n’a pas non plus vu le jour pour des raisons inconnues.

Inflation d’organismes et de sigles  

D’évidence, le pouvoir cherche plus des effets d’annonce qu’il ne décline une volonté sincère d’affronter la réalité de la corruption en Algérie. Dès lors que ce fléau gangrène surtout la sphère publique avec ses institutions et ses entreprises économiques, les connexions entre le milieu politique et celui des affaires rendent pratiquement illusoire toute volonté de lutte. La réponse de l’ambassadeur d’Algérie en Indonésie devant la 2e Conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre la corruption, qui s’était tenue à Bali du 28 janvier au 1er février 2008 sur le manque d’engagement de l’Algérie, est édifiante : «Le gouvernement algérien a d’autres priorités !» Trois ans plus tard, cet aveu du diplomate est toujours d’une brûlante actualité. Quand le Président signe un décret à la veille d’une Journée mondiale sur la corruption, c’est qu’il n’y croit pas trop. Cela rappelle les chaises roulantes qu’on distribue devant les caméras de la télévision à l’occasion de la Journée des handicapés.
De simples coups médiatiques conjoncturels qui vont survivre l’espace d’une journée jusqu’à la prochaine année ! Les Algériens savent que tous ces colloques, journées d’étude et discours ronflants ne sont finalement que supercherie, de doux leurres destinés à maquiller une réalité bien plus sombre qu’elle n’est décrite par nos valeureux ministres. Tout le monde sait que l’Algérie a adopté la Convention de l’Union africaine (UA) sur la lutte contre la corruption, la Convention arabe de lutte contre la corruption et signé 37 conventions bilatérales de coopération judiciaire dans le domaine pénal et en matière d’extradition des criminels. Mais ces textes n’ont pas freiné l’étalage de scandales sur la place publique, qui se chiffrent en millions de dollars pour certains. Il est d’ailleurs significatif de noter que seuls quelques lampistes ont été sacrifiés dans les rares procès de grande corruption.
Des ministres, et non des moindres – Energie, Pêche et Travaux publics – ont été clairement mêlés dans les affaires du thon rouge, du scandale de Sonatrach et l’autoroute Est-Ouest, mais n’ont jamais été inquiétés. Le chef de l’UGTA a reconnu devant le tribunal qu’il avait signé un faux lors du procès Khalifa, mais la justice «autonome» de Belaïz n’a pas jugé utile d’ouvrir une information judiciaire. De la même manière, l’ex-PDG de Sonatrach Mohamed Meziane et ses complices s’en sont sortis à bon compte (deux années de prison au maximum) alors qu’il ont fait perdre à la compagnie des millions de dollars dans les marchés de gré à gré. On pourrait citer à l’envi des affaires de corruption de ce genre qui ont éclaboussé les institutions sans que les responsables (commanditaires) n’aient été touchés. Le fait est que même les graves révélations faites récemment par Hocine Malti, membre fondateur ex-dirigeant de Sonatrach, dans une contribution intitulée «Heurs et malheurs du pétrole algérien», n’ont curieusement pas poussé la justice de Belaïz à s’autosaisir d’une matière de «première main» pour rassurer les Algériens. C’est dire que des colloques sur la corruption ne sont que paroles, de doux leurres qui ne trompent plus personne.
 
Hassan Moali

jeudi 8 décembre 2011

le clip de Lahlou TIGHREMT "Tagrawla Leqvayel"qui rend hommage aux victimes du "Printemps noir"de Kabylie et a Matoub Lounès.
Ce clip est partagé et diffusé sous l'autorisation de Mr Lahlou TIGHREMT.

Tanmirth ik a Dda LAHLOU !