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mardi 6 mars 2012

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)

06/03/2012 - 18:37


PARIS (SIWEL) — La diaspora kabyle peut demander la Carte d’identité kabyle dès ce 12 mars en suivant les modalités ci-dessous. C'est ce qu'à annoncé une communication du ministère des Institutions et de la Sécurité au sein du Gouvernement provisoire kabyle.



Emission de la Carte d’identité kabyle dans la diaspora à compter du 12 mars (modalités)
Demande de la carte d’identité kabyle dans la diaspora

Qui peut demander la carte d’identité kabyle ?

La carte d’identité kabyle est attribuée aux ressortissants kabyles déterminés selon trois critères :
- Le droit du sol (jus soli) : être né ou avoir résidé en Kabylie(1) pendant plus de 10 ans.
- Le droit du sang (jus sanguinis) : avoir au moins un parent kabyle de naissance ou par filiation.
- Le droit du mariage : être le conjoint d’un ressortissant kabyle de naissance ou par filiation.


Modalités d’obtention de la carte d’identité kabyle dans la diaspora :
La carte d’identité kabyle est demandée uniquement en ligne sur le site officiel de l’Anavad www.kabylie-gouv.org sous la rubrique Etat-civil.

Le demandeur doit :
- Remplir le formulaire en ligne intégralement(2)
- Fournir une photo d’identité numérique (ou scannée) au format 3,5 cm (largeur) x 4,5 cm (hauteur). Photo récente, en couleur, de face et tête nue.
- Fournir une copie scannée de votre pièce d’identité en cours de validité.
- Fournir une signature scannée dans un cadre de 7 cm (largeur) x 1,5 cm (hauteur).
- Fournir l’une des pièces justificatives ci-dessous.
- Régler par carte bancaire les frais administratifs requis selon l’âge du demandeur.


Pièces justificatives :
- Justificatif de naissance/résidence en Kabylie : copie passeport algérien ou carte d’identité algérienne (sauf si déjà fournie ci-dessus) ou extrait acte de naissance simple

Ou
- Justificatif de filiation : copie passeport ou carte d’identité du parent/grand parent kabyle ou extrait acte de naissance avec filiation ou autre justificatif de filiation.
Ou
- Mariage : justificatif de la citoyenneté kabyle du conjoint par l’une des pièces ci-dessus et copie acte de mariage


Coût et frais administratifs :
Le coût de la carte est de 40 euros pour les adultes et 20 euros pour les enfants de moins de 16 ans.

Le coût inclut les frais d’envoi de la carte d’identité par poste.


Validité du document :
La carte d’identité kabyle est valide pendant une période de 10 ans à partir de la date de sa délivrance.



Acquisition
La carte d’identité kabyle sera envoyée au demandeur par courrier postal à l’adresse de résidence indiquée sur son formulaire dans un délai de deux semaines à partir de la date de la demande faite avec un dossier complet.



Notes :
(1) La Kabylie est le territoire qui recouvre l’espace de l’ancienne ‘Wilaya III’ où le Kabyle constitue la première langue parlée par la société. Aujourd’hui, elle est délimitée dans le système administratif algérien par l’intégralité des wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa et par les communes et daïras kabylophones des wilayas de Boumerdes, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Jijel.

(2) Avant de remplir le formulaire Il est important de se renseigner auprès de sa famille sur :
a) Le nom authentique en Kabyle qui est souvent sous la forme (At-Winnat, Uwinnat, Iwinnaten...). Il est également conseillé d’adopter un prénom kabyle/amazigh puisque les noms et prénoms officiels seront également donnés sur la carte (voir spécimens).
b) Le nom du village d’origine.
c) Le nom du Aârch d’origine (ou de la commune actuelle si vous n’êtes pas sûr)


uz
SIWEL 061837 MAR 12

jeudi 5 janvier 2012

L’Algérie, un motif qui orne la carte géographique ! - Le Matin DZ - Les idées et le débat

L’Algérie, un motif qui orne la carte géographique ! - Le Matin DZ - Les idées et le débat

L’Algérie, un motif qui orne la carte géographique !

Par | |
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La France a toujours gardé des leviers d'influence en Algérie. Ici Sarkozy et Bouteflika
L’Algérie est un pays riche, les algériens sont pauvres ! Cette énigme n’arrête pas de nuire de plus en plus à l’image du pays et de ses citoyens.
Malgré ses richesses, l’Algérie de 2012 a du mal à dépasser le système féodal et moyen-âgeux qui touche pratiquement tous les domaines : de l’économie au système politique en passant par la justice et les droits de l’homme, la religion et des pratiques sociales des plus archaïques. Est-ce que ce jeune pays est condamné par les cieux à être complètement à côté de l’histoire ? Est-ce une malédiction divine d’être mauvais élève de tous les temps? Le problème réside-t-il dans la junte au pouvoir? Ou c’est une responsabilité partagée par toutes les composantes sociales de la nation? Y a-t-il un moyen pour sauver le pays ? Les causes de ce drame sont multiples. En voici quelques-unes.
1. L’immaturité du peuple ou du citoyen pour ne pas dire "sujet"
Un citoyen est une personne majeure qui dispose de droits et qui a des devoirs liés à sa nationalité. Or, l’Algérien ne dispose pas de droits et on l’empêche même de faire son devoir de citoyen !
Le système tribal, le diktat du plus fort et l’arbitraire sont la devise de ce pays ! On ignore ses propres droits, ses devoirs, pas de revendications politiques, sociales ou économiques, car la lâcheté est plus confortable que le militantisme et le combat pour la liberté. On bénit les dictateurs, on protège le système et on soutient les tyrans d’une manière ouverte, claire et inconsciente. Cela s'est concrétisé par les différents référendums, les mascarades présidentielles, législatives et municipales... Le taux d’analphabètes contrairement à la norme ne cesse d’augmenter d’une manière exponentielle et préoccupante. Aussi bien dans les régions de l’intérieur et du sud (Djelfa, Laghouat, Bechar) que dans les villes du nord. Le plus grave est que le phénomène est existant dans la capitale et à Oran. Les jeunes restant les plus vulnérables à ce fléau.
L’accès aux médias, technologies (internet..) n’est pas seulement limité à cause du pouvoir d’achat et du système politique, mais aussi à cause de l’ignorance et de l’incompétence. Plus de la moitié des étudiants ne peuvent pas manipuler un ordinateur. On a des universitaires qui ne maîtrisent aucune langue (ce n’est pas une exagération, mais une réalité amère), avec un niveau d’instruction très bas et une mentalité fondée sur l’intolérance, le racisme et l’excès de fierté le meilleur peuple du monde choisi par le bon Dieu pour guider la planète, on a les meilleurs médecins et les meilleurs pilotes…). Dans un cas pareil, on ne peut pas distinguer le peuple de la populace. La populace bien entendu ne peut pas faire de progrès, donc de ce point de vue on ne peut pas trop compter sur le peuple.
2. Le problème identitaire, le conflit perpète
Le problème identitaire de l’Algérie ne date pas d’aujourd’hui. Au sein de l’élite révolutionnaire des années 1940 commençaient les premières étincelles voire des escarmouches entre les deux cultures. Après l’indépendance, l’autoritarisme des putschistes (Boumediene) arrivés au pouvoir et le sentiment de haine et de racisme envers les non Arabophones a pris une dimension politique. Il était strictement interdit aux étudiants kabyles sur Alger ou tout autre wilaya que la leur, de parler dans leur langue maternelle… De l’autre côté, on a renforcé la culture arabe qui appartenait à des sociétés, des peuples et des pays qui sont loin d’être frères. On a arabisé le système éducatif, la loi est désormais celle du Coran (a charia), l’ennemi de la langue arabe est systématiquement l’ennemi de Dieu. Cette culture étrangère à l’Algérie a fait de ses enfants des talibans et des Afghans. On a payé le prix de ces politiques inconcevables très chères. Au lendemain de l’indépendance "les ulémas" qui règnent sur le pays ont jugé menaçante pour eux et pour la nation, la culture des infidèles (1) ainsi que toute chose relative à celle-ci. C’est le commencement de la censure et de l’autodafé. Ignorant la structure socioculturelle du peuple et de ses intérêts à moyen et à long terme, on a entreprit un lynchage de tout ce qui n’est pas arabe, dans les yeux de ces déformateurs qui se voient comme réformateurs, c’est une purification. On a appelé des Egyptiens et des Syriens pour assurer l’arabisation de l’école et des institutions. Là il faut rappeler que près de 80% de la population n’est pas arabe : Chaouïa, Mzab, Kabyle, Targui… même l’arabe algérien n’est qu’un dialecte à moitié berbère un l’autre moitié mélange de français et d'arabe : "Guelil saken chambra" pauvre (en berbère) habite (en arabe) une chambre (en français) "Une langue maternelle imposée" on a appris l’arabe classique comme langue maternelle alors que nos mères ne la parle pas, ce n’est pas drôle ce génie linguistique ! Comment peut-on avancer avec une fausse identité ? Avec la non-reconnaissance de l’autre ? A l’origine du développement de la culture, sans culture, sans langue sans expression une société précipite vers sa fin. (Où sont le latin et les Romains ?)
3. Colonialisme
Il est clair que le passé colonial de l’Algérie à des répercussions négatives directes et indirectes sur son présent voire même sur son futur. La France post-de Gaulle reste toujours "ombilicalement" reliée à l’Algérie. L’ingérence et l’intervention dans les affaires internes du pays ainsi que le mutisme vis à vis des atteintes graves aux libertés. Le silence absurde sur les crimes commis envers un peuple affaiblit et livré à son destin. Le terrorisme d’Etat bénit par l’Elysée. Des milliers d’Algériens sont victimes du terrorisme, qui n’est autre qu’une barrière devant la démocratie et l’état de droit, créé pour maintenir le chaos, la déstabilisation et le désordre. La France n’a pas seulement soutenu les vampires au pouvoir, mais elle les a défendus sur la scène mondiale, elle est leur "porte-parole" auprès de l’Union européenne et du fait de cette complicité, des Algériens et des Algériennes meurent chaque jour en s’immolant, en traversant le détroit de Gibraltar ou même la Sicile, les autres subissent en silence en attendant... Des millions de jeunes sont aujourd’hui sans perspectives ni avenir ; demain, ils seront des vieux à la charge de qui ?
Le pays des droits de l’homme, le berceau de la démocratie moderne et de la justice vit comme un élément parasitaire sur un pays dirigé par des corbeaux. N’est-ce pas un déshonneur? L’exploitation n’a donc pas cessé avec la fin de l’occupation. On ignore jusqu’à présent le contenu réel des accords d’Evian, les entreprises françaises ont des privilèges flagrants et la balance Roberval n’a pas eu lieu dans les relations entre les deux pays, d’ailleurs la culture des deux pays souverains indépendants l’un de l’autre est complètement absente, car le climat qui domine est celui d’un professeur et son élève, d’un puissant et d’un faible, d’un colonisateur et d’un colonisé.
4. L’élite ?
Oui, un grand point d’interrogation. C’est quoi une élite ? Y a-t-il une véritable élite en Algérie ? Si l’élite constitue la crème de la société, la couche cultivée, productive, détentrice du savoir et consciente des enjeux politiques, chez nous, elle reste inerte et trop divisée face aux autocrates et usurpateurs qui s’emparent des richesses du pays et le mènent tout droit vers la faillite. L’intérêt personnel passe devant l’intérêt public, on fuit dans les pays occidentaux, on préfère vivre dans le confort. Notre élite accorde rarement une pensée à la patrie, aux aïeux, aux hommes, femmes et enfants otages enfermés dans une prison à ciel ouvert qui s’appelle "Algérie" c’est de la "non-assistance à un peuple en danger" ? Le leadership, le manque de confiance ainsi que la divergence des intérêts sont les problèmes fondamentaux des dissensions qui minent l’élite algérienne. Ici en Algérie on peut tout acheter avec l’argent, et l’élite n’est pas épargnée par cette "déontologie", les ingénieurs, les docteurs les professeurs d’université sont payés pour leur silence, ils propagent l’idée du "tout va bien, vive l’empereur !!!". Pour ce qui est de l’opposition politique, on distingue plusieurs catégories : celle qui constitue la vitrine d’un pays démocratique, autrement dit les partis du et au pouvoir, et l'autre, ceux de l’opposition. C’est le cas de la majorité des partis politiques. Leur existence, pourtant sans effet réel, donne la légitimité au pouvoir.
Opposition islamique radicale et extrémiste infiltré par les éléments du pouvoir
Son rôle est d’éviter à tout prix la démocratie. Ce n’est pas seulement parce que c’est un péché, mais c’est le moyen le plus approprié, le plus concret et le plus pertinent pour démontrer au monde que le régime en place est le garant de la stabilité et sans lui l’Algérie devient l’Iran de l’Afrique du nord.
Opposition démocratique éparpillée, fragilisée taquinée d’infidélité, divisée sur tous les plans. Elle représente les militants des droits de l’homme et les militants de quelques partis politiques avec ou sans agrément. La démocratisation de l’Algérie dépend du développement du sentiment national, du patriotisme, la fierté d’appartenance à une nation unie, ainsi une véritable identité sans ségrégations et sans distinction entre ses composantes culturelles, ethniques, linguistiques ou confessionnelles. C’est utopique de changer les mentalités du jour au lendemain ou bien de se précipiter vers un idéal démocratique sans base fondamentale, celle qui garantit le progrès et l’acheminement du processus démocratique.
Un garde-fou pour éviter les débordements et les pratiques antidémocratiques. Le changement doit commencer du bas vers le haut, la société civile, les partis politiques, l’élite et les organisations non gouvernementales, les journalistes, les avocats les artistes et le simple citoyen doivent s’unir et contribuer à ce changement, ce n’est pas avec une ville polluée, une femme tabassée ou un enfant violé qu’on peut atteindre la démocratie. Les Algériens doivent mettre fin au silence et à l’irresponsabilité, c’est le moment de rassembler la force, l’union et la solidarité pour pousser les despotes à limiter leur autorité.
Les Algériens de l’étranger notamment ceux d’Amérique et d’Europe doivent dénoncer la complicité des hommes politiques occidentaux avec les dictateurs au pouvoir en Algérie. Les peuples civilisés ne doivent pas rester neutre face aux dépassements quotidiens des droits de l’homme ; comment peut-on être indigné par la chasse des rhinocéros en Afrique et neutre ou silencieux quand des milliers de jeunes, traversent la mer clandestinement au péril de leur vie ?
A l’aide des technologies de l’information et de communication (internet, chaînes de télévision et autres), on peut exercer une pression considérable et décisive sur ces autocrates, qui ne sont que des lâches qui comblent un vide délaissé par l’élite, l’opposition à vrai dire par le peuple.
Mohamed Yazzag, jeune universitaire
(1) Une personne qui n’est pas musulmane est appelée ainsi ! Cette personne représente le diable ! Les musulmans doivent se méfier d’elle, car elle est l’ennemie de Dieu et du prophète !