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jeudi 16 février 2012

L’Algérie condamnée par l’ONU - Divers - Tout sur l'Algérie - page 1

L’Algérie condamnée par l’ONU - Divers - Tout sur l'Algérie - page 1



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L’Algérie vient de subir deux nouvelles condamnations dans deux affaires de disparitions forcées. Les condamnations émanent du Comité des droits de l’homme des Nations unies, selon l’ONG Trial. Trial (Track Impunity Always), association basée à Genève, possède un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Elle est à l’origine du dépôt de nombreuses plaintes, dont celle visant le général Nezzar pour son implication dans des crimes de guerre commis durant les années quatre­vingt‑dix.
Les deux condamnations concernent la disparition forcée de Kamel Djebrouni, 31 ans, arrêté en novembre 1994 à son domicile d’Alger par un groupe de militaires, et qui n’a depuis jamais été revu, et celle des frères Djamel (19 ans) et Mourad (16 ans) Chihoub, arrêtés à leur domicile à Baraki, respectivement en mai et en novembre 1996. Trial rappelle que malgré les démarches entreprises par les familles de ces trois disparus, aucune enquête n’a été ouverte et aucun responsable poursuivi.
Avec ces condamnations, le Comité des droits de l’Homme de l’Onu prend acte, une nouvelle fois, que l’Algérie a violé de nombreux droits garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et lui demande de « mener une enquête approfondie et rigoureuse sur la disparition » de Kamel Djebrouni et de Djamel et Mourad Chihoub. Il rappelle aussi l’obligation qu’a l’Algérie de « poursuivre, juger et punir les responsables des violations commises », ainsi que d’indemniser les familles des victimes pour les violations subies.
En 2011, suite à l’intervention de Trial, l’Algérie a déjà été condamnée par le même comité dans une affaire de disparition forcée et un cas de décès sous la torture. Quatorze autres cas sont en cours d’étude. Cette toute dernière condamnation est l’occasion, pour le directeur de l’association, Philip Grant, de rappeler qu’« en Algérie, l’impunité pour les crimes commis durant la guerre civile est absolue. Aucun responsable n’a en effet jamais été poursuivi. Les Nations unies viennent sèchement lui rappeler qu’un tel système, même consacré par la loi, viole de manière inadmissible le droit international ». Il ajoute que « la communauté internationale doit enfin exiger que l’Algérie respecte les conventions qu’elle a ratifiées ».

Une équipe de l'ENTV chassée et des cartes d’électeur brûlées en Kabylie - Divers - Tout sur l'Algérie - page 1

Une équipe de l'ENTV chassée et des cartes d’électeur brûlées en Kabylie - Divers - Tout sur l'Algérie - page 1

Les villageois s’estiment abandonnés par les autorités

Une équipe de l'ENTV chassée et des cartes d’électeur brûlées en Kabylie




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Comme cela était prévisible depuis le début de la tempête de neige qui s'est abattue sur tout le nord du pays, et durant laquelle les pouvoirs publics ont superbement brillé par leur absence, des villages de Haute‑Kabylie viennent d'adresser une réponse cinglante au pouvoir qui a donné, disent de nombreux villageois, « beaucoup plus d'intérêt aux élections législatives qu'il compte organiser le 10 mai prochain qu'à la détresse des populations de Haute‑Kabylie ».
En effet, de nombreux villageois de la région d'Iferhounène et d'autres villages, situés dans les régions les plus affectées par la tempête qui a provoqué un véritable drame humain, se sont rassemblés sur la place publique, mercredi 15 et jeudi 16 février, pour brûler, publiquement et collectivement, leurs cartes d'électeur. « Brûler nos cartes de vote est un message politique en direction de nos gouvernants qui nous ont abandonnés durant la tempête de neige », nous dira un des jeunes citoyens qui ont choisi cette forme symbolique de protestation mais toutefois lourde de sens.
« Au moment où les citoyens des villages de Haute‑Kabylie luttaient seuls pour leur survie sous la tempête, les pouvoirs publics locaux nous ont abandonnés, un Conseil des ministres s'est tenu sans souffler mot de notre situation qui touchait pourtant de nombreuses régions du pays, puis, la meilleure de toutes, on nous envoie des SMS pour nous demander de voter et, cerise sur le gâteau, le président de la République ne s'est pas contenté d'occulter la détresse du peuple dont il a d'ailleurs de tout temps ignoré l'existence, mais il a même poussé le bouchon plus loin, en convoquant le corps électoral en pleine catastrophe », nous dira Nassim, un autre jeune d'Iferhounène, pour justifier son acte.
Des centaines de personnes ont brûlé leur carte d’électeur. L'unes d'elles, un quinquagénaire, explique : « nous ne sommes ni du bétail ni les sujets d'un roi, mais des citoyens suffisamment conscients pour sanctionner, comme on peut, un pouvoir qui n'a de préoccupation que sa survie ».
Dans la commune d’Aït Boumahdi, dans la daïra des Ouacifs, à une cinquantaine de kilomètres au sud‑est de la ville de Tizi Ouzou, des citoyens ont, selon des sources locales, chassé une équipe de l'ENTV venue filmer des scènes de distribution de maigres aides alimentaires acheminées par la direction de l'action sociale de la wilaya de Tizi Ouzou.