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lundi 10 septembre 2012

Lettre ouverte aux intellectuels kabyles, 2ème partie



Deuxième partie
Tous les historiens s’accordent pour dire que pendant la guerre de 54-62 même sous le déluge de feux de la 5e puissance mondiale, et la haine de certains responsables politico militaires, la Kabylie était un État dans un État.
09/07/2012 - 00:03 mis a jour le 30/08/2012 - 12:44 par Kader Dahdah
Tous les historiens s’accordent pour dire que pendant la guerre de 54-62 même sous le déluge de feux de la 5e puissance mondiale, et la haine de certains responsables politico militaires, la Kabylie était un État dans un État. Son autonomie vis-à-vis des autres régions et vis-à-vis du pouvoir colonial français lui a permis de soutenir les autres régions en armement en hommes, en argent, et en conseils…etc. Le colonel Amirouche était souvent sollicité par les chefs militaires des autres régions pour mettre fin à des conflits fratricides, ce n’est pas le cas aujourd’hui des hommes politiques kabyles qui sont méprisés et rejetés. Cette autonomie à cette époque de la guerre lui a même permis de lancer les premières ébauches de la construction de l’État Algérien en inscrivant les naissances les décès et les mariages dans l’administration de l’état civil tenu par les maquisards de Kabylie pour la première fois de l’histoire, ce n’est que des années plus tard que les autres régions ont emboité le pas. Mais pendant ces 50 années d’indépendance de l’Algérie la Kabylie n’a pas pu se mettre au service du développement et de la liberté, car tout simplement elle a les mains et les pieds liés, elle est ostracisée, elle est prisonnière, elle n’est pas épanouie, elle subit un colonialisme qui ne dit son nom auquel malheureusement les Kabyles se sont habitués, ce qui représente la plus grande catastrophe. Nous sommes des esclaves modernes, les chaines ne sont plus à nos pieds mais dans nos têtes. Comme l’a si bien dit le célèbre penseur ; « quand un peuple cesse de défendre ses libertés et sa dignité il devient mûr pour l’esclavage ». Durant ces 25 années de multipartisme, nous nous sommes mis au service d’une Algérie qui en réalité n’a cessé de programmer notre disparition.
En dehors de la Kabylie, par peur de l’enfer après la mort, les citoyens votent toujours pour le parti de l’islam à l’instar du FLN (parti islamiste déguisé en parti nationaliste) car on compte sur les Kabyles et sur l’armé pour réparer les erreurs du mauvais choix du bulletin de vote glissé dans l’urne et s’opposer à l’État théocratique ou à d’éventuelles exactions sanguinaires des barbus. Il faudrait qu’à l’avenir chacun assume son choix, ceux qui votent pour l’islam doivent en accepter sa charia, par contre la Kabylie qui n’en veut pas doit en être totalement épargnée. Nous verrons alors qu’ils réfléchiront par deux fois avant de mettre le bulletin vert dans l’urne.
Si les revendications identitaires linguistiques légitimes que nous avons formulées à travers le FFS le RCD, puis plus tard par le mouvement citoyen et les aarch avaientt été satisfaites, nous ne serions pas arrivés à cette situation. Rappelons qu’en 2001 la réponse du pouvoir s’est faite par s’assassinat de 128 d’entre nous. Ceux qui nous collent l’étiquette de séparatistes se trompent de cible c’est au pouvoir qu’il faut s’en prendre, c’est lui le vrai séparatiste, car il ne cesse de s’acharner par tous les moyens sur nos droits fondamentaux et élémentaires.
Comme au temps de la colonisation française il y avait le bureau des affaires indigènes, il y a maintenant le bureau des affaire Kabyles où des sociologues des politiciens, des linguistes établissent des rapports et des conseils à ceux qui au sommet du pouvoir ont la charge d’éradiquer insidieusement cette langue avec douceur et sans heurt. Ces derniers qui font tout pour restreindre l’usage de l’écrit du kabyle savent très bien que son apprentissage, sa maîtrise et sa généralisation entraineraient inévitablement une rekabylisation des régions limitrophes. Le statut quo actuel est en faveur de l’arabisation et en défaveur de la langue autochtone.
Ces dictateurs n’accepteront jamais que l’arabe soit mis en compétion loyale avec Taqbaylit, car tout simplement ils n’ont confiance ni en leur langue, ni en leur religion.
Le travail associatif, culturel, intellectuel, et la production littéraire Kabyles que nous devons toujours promouvoir, ne sont que des formes de résistance ultimes que mène la société kabyle démunie. Ils ne pourront jamais à eux seuls sauver la langue kabyle et son peuple de la disparition programmée, de l’arabisation effrénée menée par le pouvoir qui met des sommes colossale dans ce projet, à l’exemple de l’association IQRA, qui a atteint les campagnes les plus reculées de la Kabylie. Une langue qui ne sert pas ses locuteurs dans leur vie quotidienne comme par exemple lire les panneaux d’indication, la notice d’utilisation d’objets, de machines, de médicaments, qui n’est pas utilisée dans l’état civil et n’est pas généralisée dans tous les cycles de l’enseignement, disparaitra fatalement, ce n’est qu’une question de temps.
Les productions littéraires, les sites et journaux internet en kabyles foisonnent, grâce à volonté et la détermination des femmes et des hommes qui les créent, mais ils ne trouvent pas ou peu de lecteurs, car il n’y a que quelques Kabyles qui maîtrisent la lecture et l’écriture de leur langue maternelle.
A suivre
Par Kader Dahdah,
Conseiller auprès du président de l’Anavad

jeudi 2 février 2012


Hommage aux victimes du pouvoir algérien (2001)...

lundi 23 janvier 2012

Human Rights Watch rend son rapport sur l’Algérie : «Restrictions aux libertés civiles» - Actualité - El Watan

Human Rights Watch rend son rapport sur l’Algérie : «Restrictions aux libertés civiles» - Actualité - El Watan

Human Rights Watch rend son rapport sur l’Algérie : «Restrictions aux libertés civiles»

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le 23.01.12 | 01h00 Réagissez

L’organisation internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a rendu public, hier, son rapport 2012 sur la situation des droits humains dans le monde.

L’Algérie figure à cet effet dans le chapitre consacré aux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et pour laquelle le rapport énumère un nombre d’atteintes aux droits et libertés. Le rapport souligne que malgré la levée de l’état d’urgence l’année dernière et l’annonce de réformes juridiques et politiques, «à l’heure où nous écrivons, ces mesures n’ont pas permis aux Algériens d’exercer pleinement leurs droits à la liberté d’expression, de réunion et d’association». Et d’ajouter : «Les membres des forces de sécurité et les groupes armés ont continué à bénéficier d’une impunité générale pour les atrocités commises au cours de la guerre civile des années 1990. L’Etat a offert des indemnisations aux familles des victimes de disparitions forcées au cours de cette période, mais n’a apporté aucune réponse quant au sort de celles-ci.
Les groupes armés ont continué à mener des attaques meurtrières, visant principalement les forces de sécurité de l’Etat.» Le rapport de HRW précise que «de nombreuses restrictions aux libertés civiles imposées pendant la période de l’état d’urgence ont néanmoins perduré après sa fin, et les autorités se sont appuyées sur d’autres lois et réglementations répressives… L’interdiction de toute manifestation à Alger, imposée jusqu’à nouvel ordre en 2001, est par exemple restée en vigueur. En dehors de la capitale, les rassemblements publics sont toujours soumis à l’obtention d’une autorisation préalable, tel qu’exigé par un décret-loi datant de 1991. Si les autorités ont toléré quelques manifestations critiques à l’égard du gouvernement à l’extérieur d’Alger, cela a été l’exception plutôt que la règle», note l’ONG.
D’autre part, Human Rights indique, dans le même registre, que «le 24 février 2011, le jour même de la levée de l’état d’urgence, le président Bouteflika a promulgué un décret autorisant l’armée algérienne à mener des opérations de lutte contre le terrorisme, une mission déjà assumée par celle-ci pendant la période de l’état d’urgence. Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), un service de l’armée, a été impliqué dans certaines des pires exactions perpétrées pendant les opérations de lutte contre le terrorisme depuis les années 1990… Plus de 100 000 Algériens ont perdu la vie au cours des troubles politiques des années 1990. Des milliers d’autres ont disparu aux mains des forces de sécurité ou ont été enlevés par des groupes armés luttant contre le gouvernement, et n’ont jamais été retrouvés».
Ceci et de noter que «la loi de 2006 sur la paix et la réconciliation nationale, tient à souligner Human Rights, instaure un cadre légal pour l’impunité persistante dont bénéficient les auteurs des atrocités de cette période... La loi érige en infraction pénale le fait de critiquer les institutions de l’Etat ou les forces de sécurité pour la façon dont elles se sont conduites au cours de la période des troubles politiques, condamnant donc potentiellement tous ceux qui affirment que les forces de sécurité se sont rendues coupables de violations des droits humains».
Par ailleurs, l’ONG indique qu’«en 2011, l’Algérie n’a toujours pas adressé d’invitation à visiter le pays aux cinq mandataires de procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui en ont fait la demande, parmi lesquels le groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires et le rapporteur spécial sur la torture et les droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. L’Algérie a accueilli la visite du rapporteur spécial sur le droit à un logement convenable».
Concernant le volet liberté d’expression, HRW observe que «l’Etat contrôle tous les médias audiovisuels nationaux… Les journaux appartenant au secteur privé jouissent d’une plus grande liberté, mais les lois répressives sur la presse et leur dépendance vis-à-vis des revenus de la publicité du secteur public limitent leur liberté de critiquer le gouvernement et les militaires. Les autorités ont interdit à la chaîne de télévision Al Jazeera d’ouvrir un bureau dans le pays».

Bsikri Mehdi

mercredi 28 décembre 2011

Appel aux force vives de la Nation Kabyle : La Kabylie est en danger d’extinction | Kabyle.com

Appel aux force vives de la Nation Kabyle : La Kabylie est en danger d’extinction | Kabyle.com

Appel aux force vives de la Nation Kabyle : La Kabylie est en danger d’extinction




mar, 2011-12-27 21:24 -- stéphane arrami
Kabylie cimetière
Photographie Rabah BENAMGHAR Kabyle.com D.R.
Les constitutions algériennes, depuis 1963, ont mis entre parenthèses la langue, la culture et l’histoire de la nation kabyle.

Dès 1962, le peuple kabyle, exsangue d’une guerre meurtrière de 7 ans et demi, a été spolié de sa victoire contre le colonialisme par une armée prédatrice suréquipée qui a déferlé à partir des frontières.

Aujourd’hui, en Kabylie, en plus de l’appauvrissement économique programmé, l’insécurité y est entretenue au point où un simple citoyen risque de perdre la vie dans un barrage routier, au seuil de sa maison ou dans son propre champ par des troupes militaires qui assiègent toute la région.
Les étudiants kabyles, massivement délocalisés des universités kabyles, subissent des agressions et des brimades au quotidien avec la complicité de l’administration.
En plein jour et entre 2 barrages de militaires, aucun citoyen n’est à l’abri d’enlèvement par de bandes armées jamais inquiétées, ni identifiées.

L’heure est grave !

Devant cette catastrophe qui guette à très brève échéance la nation kabyle, la résistance est un devoir pour chacun d’entre nous. La survie de la Kabylie en tant que peuple et nation dépend de notre capacité à unir nos forces pour s’opposer à l’entreprise de sa destruction qui est le projet assumé du pouvoir arabo-islamique d’Algérie. Pour y parvenir, il détourne et met en œuvre les énormes moyens dont dispose le pays.

La résistance et la légitime défense sont des droits naturels. La nation kabyle a plein droit à y recourir.
Le slogan d’une “Algérie une et indivisible” ne sert qu’à légitimer la colonisation arabo-islamique du pays, justifier l’effacement politique de la Kabylie et la stigmatisation de ses élites, particulièrement les autonomistes.

Suite à la proclamation d’Asif n At Aysi du 18 novembre 2011 qui a reçu un fort accueil de la part d’une très large majorité de nos concitoyens, le Congrès National Kabyle est compris comme le creuset unique à même de fédérer le potentiel militant de la Kabylie et de la diaspora où qu’elle se trouve.

La Commission d’organisation du CNK salue chaleureusement touts les partis, mouvements, associations, personnalités, établis en Algérie ou à l’Étranger, qui activent pour la sauvegarde de la Kabylie éternelle.

Elle salue le dévouement de nos aînés dont certains ont consenti le sacrifice suprême à la cause kabyle.
En témoignage de reconnaissance pour les sacrifices de ces aînés, chacun et tous devraient, aujourd’hui, taire les egos et transcender les chapelles pour former le plus large front de résistance contre le pouvoir algérien raciste qui planifie la disparition de notre nation.

La Commission du CNK n’est pas un parti politique. Elle est composée de citoyens volontaires, bénévoles et militants de l’autodétermination du peuple kabyle. Elle a vocation à mobiliser le plus grand nombre possible de citoyens dans le but d’organiser et de réussir le Congrès National Kabyle qui élira un Conseil National lequel aura la charge de proclamer l’État Régional de Kabylie qui sera érigé à côté de l’État central dans la forme de rapport de subsidiarité et de suppléance, maxime universelle de démocratie participative.

Dans l’attente de l’ouverture du site internet du C.N.Kabylie, la Commission met à la disposition des citoyens le compte cnkabylie@gmail.com pour recueillir les adhésions, avis et toutes suggestions.

KABYLIE, LE 27 DECEMBRE 2011
LA COMMISSION du CONSEIL NATIONAL KABYLE C.N.K.

samedi 24 décembre 2011



Azul, et bonjour,
Puisque il faut démontrer ce qu'est l'AUTONOMIE qui semble faire peur aux ignorants. Bien que je ne fasse aucune illusion de la bonne foi des sans neurones a comprendre et admettre l'évidence, que l'autonomie est une reconnaissance territoriale pour la libre responsabilité de diriger une région, ceci est pratiqué par les pays les plus démocrates du monde.
C'est un fait bénéfique pour le pays, car ceci permet aux autres régions et ainsi concourir vers le modernisme, à la technologie, et a la responsabilité de l'éducation de son peuple et ainsi pratiquer dans sa liberté de culte et de langue